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est bourrée, et son cytoplasme réduit à une délicate trame alvéolaire spongieuse: si bien que, l’excrétion achevée, la cellule se trouve presque réduite au noyau. En outre, les grains tels que nous les connaissons chez les Ophidiens, les Sélaciens, sont bien loin d’être aussi faciles à mettre en évidence chez d’autres Vertébrés inférieurs, chez les Téléostéens par exemple, ou sont très éphémères (chez les Amphibiens : Salamandre). Ce sont là des variations dans les détails de la fonction et dans son substratum morphologique; la fonction ellemême paraît au contraire remarquablement constante dans toute la série des Vertébrés, et quelles que soient dans ce substratum les variations morphologiques plus ou moins bien appropriées à son accomplissement.
Enfin, il est un dernier argument qui a bien sa valeur. Si les îlots sont des organes rudimentaires et déchus, ils doivent se trouver développés au maximum chez les Vertébrés inférieurs, au minimum chez les Vertébrés les plus supérieurs. Or, si chez les Téléostéens, les Reptiles, il existe en certains endroits de très gros îlots, cela tient, comme nous l’avons vu, à des conditions particulières, mais les petits elles moyens sont souvent peu développés dans le reste de l’organe (i), et il n’est pas certain que le rapport entre les volumes globaux des deux parenchymes soit bien différent de ce qu’il est chez les Mammifères, ni que la différence soit en faveur du parenchyme endocrine.
Et c’est au contraire dans l’espèce humaine, à l’échelon le plus élevé de la série, que nous trouvons le tissu des îlots particulièrement bien développé, beaucoup plus abondant, en tout cas, que chez la plupart des Amphibiens et des autres Mammifères, et avec des caractères qui y décèlent une bien réelle activité.
La richesse particulière des îlots en vaisseaux et en nerfs, font encore remarquer Diamare (2), Pexsa, n’est pas du tout en faveur de l’opinion qui y voit des organes rudimentaires; elle est au contraire la preuve d’une fonction importante et active (3).
(1) Si bien que Harkis et Gow, von IIansemann, qui n’ont probablement pas rencontré dans leurs coupes la riche région juxta-splénique, déclarent n’avoir pu trouver les îlots chez les Reptiles.
(2) Ne renouvelons pas pour ces organes, ajoute IJiamark, ce que les anatomistes ont fait pour les surrénales, la thyroïde, etc., dont l’importance est aujourd’hui démontrée, et que l’on considéra longtemps aussi, pourtant, comme des organes rudimentaires.
(3) OrpEi. (1899-1904) croit que le parenchyme insulaire représente une glande plus primitive et plus ancienne que le parenchyme exocrine. Sans être absolument allirmatif, nous dirions volontiers l’inverse. Nous eroyons voir, dans le pancréas des Sélaciens, par exemple, des éléments qui ont d’abord par leur position une tout autre destination (cellules de.« jietits canaux), se laisser accaparer par une ibiiction
Cinquième groupe :
Auteurs admettant notre
i< îlot endocrine. »
l86 V. LES ÎLOTS LIVRENT LA SÉCRÉTION INTERNE [36o]