FINS CANAUX
Ils clifTèrent beaucoup des (( tubes de Pi'LÜGER » des glandes salivaires.
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décèle plus que très peu de mucus, tout à lait superficiellement. Ces canaux correspondent bientôt par leur diamètre aux « tubes salivaires (Speicbelrœhren de Pfi.ügeh) » des glandes salivaires, mais ils en
restent bien distincts par leur structure. Ils sont relativement moins abondants, moins volumineux, moins réguliers ; ils n ont ni le même mode de ramification en bouquet, ni les striations caractéristiques de la base de l’épi tbélium. C’est donc à tort que Wildt ( uSq'i) les désigne également sous le nom de Speicbelrœhren. Quelques auteurs pourtant, Saviotti (18G9) chez le Chien, Tekaszkiewicz (1876) chez le Lapin, Klein (1895, d’après Oppel), \V. Cau- LiEH (1896, Hérisson) y décrivent également une striation, mais beaucoup moins marquée, et qui n’a généralement pas été retrouvée. Pisciunger voit bien des stries chez les Lézards et les Tortues, mais vers le sommet de la cellule et non vers la hase.
Fig. 0 . — Epithélium des conduits, d’après Zim.mermann (1898).
a, bandelettes obturantes ; —
c, centrosomes (centrioles), dont quelques-uns portent un flagellum central (hématoxyline au fer).
Fins canaux de dernier ordre, ou canaux intercalaires.
Caracterisés [)ar leur étroitesse et leur longueur considérables.
Dans les fins canaux de dernier ordre (1), le diamètre extérieur finit ])ar tomber à 5 ou 6 g, d’après von Ehner; nous trouvons également 5 à 10 [J. chez l’Homme (fixation à l’alcool).
La paroi externe se réduit à quelques éléments. L’épithélium s’aplatit encore \fi(j . ses cellules deviennent fusiformes, se
recouvrant parfois en tuiles, presque homogènes (2 à 3 a de largeur, VON Ebner, Laguesse), avec un assez gros noyau clair, qui fait saillie vers la cavité ijuand le canal estvide (S.aviotti), en dehors au contraire quand il est rempli par une matière à injection (Langerhans). Ces canaux très fins sont les/u’ècesou canaux intermédiaires ou inlercalaires {Sclia/lstürhe) de Boll et de von Ebneh {passatjes de Bail de Renaut). Dans les glandes salivaires ils sont généralement très courts et à cellules cubiques, tandis que dans le pancréas ils sont caractérisés par leur étroitesse, leur grande longueur et leurs ramifications (Teraskiewicz notamment, von Erner (1899), etc.). Leurs dimensions, leur aspect les ont fait rap[)iocher des cajiillaires sanguins avec lesquels on ne peut les confondre ipi’à un premier examen. Ils s’abouchent
(1) .Ma/.iaii«ky (ifloi) entend ]>ar là le.s cnnanx de u3 à 9 (a ; beaucoup nous ai>paraissent plus lins encore. On peut dire ; les canaux de a5 I-*. et au-dessous.
KINS C.VNAUX
(lircclenienl avec le col des cavités sécrétantes, au centre desquelles nous verrons plus tard que leur épithélium se prolonge et devient la tige centro-acineuse (i). Selon l’espèce, ils sont d autant plus longs et d’autant plus ramifiés que les cavités sécrétantes sont plus petites et par conséquent plus nombreuses. C’est dire combien est grande leur extension chez l’Homme où les acini sont très petits,
Klein 1i882, d’après Pischinger) a décrit à la surface des cellules de ces canaux, et les séparant de la lumière, une fine membrane hyaline dans laquelle il place des noyaux. Merkel (i883, d après PiscHiNGERj n’y voit qu’une simple cuticule. Renaut (igo3-a et c) chez les Ophidiens, puis chez le jeune Chat, l’enfant nouveau-né, retrouve en effet dans les petits canaux une cuticule colorable d une façon très élective par le bleu de méthyle acide, et qu’il considère comme due à la fusion des plateaux des cellules épithéliales. Cl. Ulesk.0 (i883) a mis en évidence les contours cellulaires par le nitrate d’argent. Renaut les retrouve teints par le bleu au-dessous de sa cuticule, et montre que ce dessin polygonal répond au renforcement marginal produit par les bandelettes obturantes. Zimmermann (1898) a décrit et figuré ces bandelettes chez l’Homme par l’hématoxyline au fer [fig. 32]. Nous avons dans un cas obtenu la même image chez la Couleuvre par la méthode de Golgi.
Los cellules des canaux intercalaires sont sécrétantes au meme titre que celles des canaux moyens, mais avec quelques particularités. Après l’excitation réflexe elles semblent généralement gonflées (2) , elles
Leur cuticule.
(1) Us peuvent se former par amincissement graduel des parois, mais souvent se détachent soudain coUatéralement d'un canal à épithélium cubique (voNhoNER, 1899, Bœhm et Davidoff, etc.).
(a) Nous ajouterons quelques mots sur la présence ici de goatteleites d’aspect grais- .seu.vdont nous avons parlé chez le Chien dans une note antérieure (\\ kri'heimer et Laguksse, Dans les canaux moyens et gros, comme nous 1 avons dit plus on trouve en général chez cet animal de une à douze petites gouttelettes de taille variable, éparses dans le corps cellulaire, généralement sphériques, quelquefois un peu irrégulières ou en croissant. Dans les cellules aplaties des canaux intercalaires, elles diminuent de nombre, mais elles augmentent pour la plupart de taule, de façon à égaler parfois le noyau et elles deviennent plus faciles à eludier. C est dans les dissociations à Tacidt: osmique qu’elles attirent tout d’abord 1 attention, loute la line ramification cafialiculaire se dessine comme jalonnée par un semis de gouttelettes graisseuses de tailles diverses, très inégalement distribuées, jilus ou moins grosses et abondantes suivant les sujets. On les retrouve telles jusque dans les cellules centro-acineuscs, alors que dans les cellules à zymogène il n existe en general point de graisse ou seulement quelques petits grains à Id base (animaux bien nourris). Ces gouttelettes sont colorées par l’acide osmique en brun jaune plus ou moins foncé, mais non en noir sépia comme la graisse des vésicules adipeuses. Sur le tissu vivant on les retrouve, très réfringentes, d’aspect huileux, a peine jaunâtres, résistantes a l’eau, à l’acide acétique, gonflant dans l’eau chloroformée, disjiaraissant en majeure partie après traitement par l’alcool absolu et le chloroforme. Sur les coupes provenant de fragments fixés au liquide J, inclus à la parafline en passant par le xylène, si l’on examine immédiatement après dissolution de la paraffine on les retrouve en place. L’hématoxyline au fer leur donne une teinte jaune verdâtre; la safranine-gentiane-orange les fait virer au rouge orangé sale. Mais généralement.
FINS CANAIN
sccrèlenl évidcminenl iiito moins grande (|uanlilé de liquide que colles des canaux moyens, mais poiirlanl le secrolum ceidral commence à se décolorer ; la dilution commence donc aussi.
iiprès quelques jours de montage dans le baume au xylène, leurs contour:- deviennent de plus en plus flous et elles disparaissent. Les manipulations de la coloration à l’héinatoxyline au 1er en détruisent également un grand nombre. Dans toutes ces préparations on constate que les gouttelettes en question sont loin d’ètre toujours sphériques. Elles sont souvent aplaties, à contour irrégulier. On peut observer des sphères ressemblant à des boules de cytoplasme un peu densilié. dont une partie seulement, en forme de croissant ou de calotte, offre les réactions de la graisse. Ailleurs, au contraire, les gouttelettes brunes sont régulièrement arrondies, mais contiennent une ou plusieurs fines gouttelettes claires, en sont parfois bourrées.
Isolées dans le sérum iodé ambré, elles se montrent plus ou moins régulièrement sphériques ou aplaties, allongées, à contours un peu bossués, en segments d’ovoïde. (Quelques-unes montrent une dépression ombiliquée qui conduit à une vacuole centrale plus claire, légèrement colorable par le bleu de méthylène. D'autres boules, colorables en bleu, contiennent seulement une gouttelette centrale réfringente. A la longue beaucoup des corpuscules d’aspeetgraisseux pâlissent, deviennent vaguement et finement granuleux et laissent apparaître une ou plusieurs vacuoles réfringentes.
Leurs réactions montrent qu’il s’agit évidemment d’une substance de nature graisseuse, mais différente de la graisse des vésicules adipeuses, et que cette substance semble unie à un substratum albuminoïde très important, comme dans les boules décrites par Nicolas dans l’épithélium intestinal {Journal international d' Anatomie, 1891). Leur rôle reste incertain.
Stanol (1901), de son côté, a signalé chez l’Homme de petites gouttelettes de graisse dans les cellules des canaux(et les centro-aciueuses), comme dans les autres éléments mais bien moins abondantes; nous les retrouvons chez l’Homme adulte, mais rarement aussi grosses que chez le Chien. Ici, c’est dans les cellules acineuses qu’on rencontre les grossses gouttelettes graisseuses.