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procétlôs indiqués plus hmil (p. iliq). qu’ils reprennent la Ibrinc de groupements acineux, l'it ici le rôle directeur est joué non plus par les vaisseaux, mais par les canaux ultimes et les centro-acineuscs, et, dans une certaine mesure, par le tissu conjonctif. Les acini, assez petits d’emblée par places, plus souvent très gros, continuent à se lober et a se diviser. Puis, à mesure que les voies de la sécrétion externe se rétablissent, on voit les cellules principales grandir, le zymogène y reparaître et gagner peu à peu. binlin il semble bien que qu il y ait eu une sorte de véritable rajeunissement, car, à un dernier stade, on retrouve des groupes d’acini ayant encore la forme et le volume d un îlot, mais dont les éléments sont littéralement bourrés de zymogène jusqu’en leur zone basale. Cette première élaboration de l’acinus reconstitué paraît donc être la plus intense de toutes (i).
Tel est, d’après nous, le cycle évolutif d’un îlot, chez 1 Homme pris pour type. C’est seulement maintenant que nous pouvions l’établir, en groupant ici tous les résultats acquis dans les chapitres précédents.
Üe l’étude de ce cycle, il semble résulter, comme nous l’avons déjà montré (1902-f/), que très probablement, chez les Mammifères tout au moins, la cellule d’îlot n’élahore que peu ou point, qu’elle reçoit son matériel de sécrétion tout fait (ou l’un de ses constituants principaux) aux dépens des grains de Cl. Bernard, quand d’exocrine elle devient endocrine, qu’elle remanie et transforme simplement ce matériel en
(1) D’autres laits plaident en faveur d’un véritable rajeunissement. C’est d abord la façon dont se présente la graisse chez l'homme adulte. Nous avons vu cpie les acini en voie d’élaboration très active, très chargés de zymogène, ne contiennent que peu de graisse; la pauvreté en graisse des reconstitutions sullirait donc à montrer que ce sont des régions du parenchyme en voie de rajeunissement, entrant ou se préparant à entrer dans une période d’élaboration active. Au contraire, il semble que les îlots se forment de préférence aux dépens d’acini peu riches en zymogène et chargés de graisse, c’est â-dire A élaboration ralentie, en voie d'épuisement. Au stade îlot, cette graisse disparaît peu à peu, employée d'abord, seinbb -t-11, à la nutrition de la cellule, qui verse dans les vaisseaux sanguins plus qu’elle ne peut y prendre, son cytoplasme étant réduit au minimum. A la tin de ce stade, la cellule d îlot épuisée résorbe coinpleiement ou presque eomplèteiueni ses dernières réserves graisseuses pour se préparer à la reconstitution : et c’est en ellet dans les petites cellules sombi es, homogènes, bien limitées, d abord éparses le long des vaisseaux, et premier indice de cette recon'titution, qu'on voit, dans un îlot encore en période d état, la graisse manquer, ou se montrer en très petites gouttelettes pleines éparses.
•Mats il est d’autre indices d'un rajeunissement, que nous pouvons seulement indiquer à l’heure actuelle. Nous avons parlé maintes lois de l’aspect syncytial que prend l'ilot au bout d’un certain temps. Rarement ce syncytium (larait continu ; il semble plutôt que les limites cellulaires sont de moins en moins nettes, et i|ue ça et là des groupes de deux, trois ou (piaire cellules seulement peuvent linir i)ar se lusionner eoru[)lètement. Nous croyons alors (chez l’Homme) voir leurs noyaux devenir irréguliers. bosselés, plus ou moins pyknotiqnes, se conjuguer deux à deux (et inênie davantage) pour former des noyaux gros ou géants, tpii s’éclaircissent et se divisent ensuite par amitose. De là naîtraient les petites cellules sombres, pretuier indice de la reconstitution. Ce serait donc un véritable rajcunisseinenl caryogainique, conqne chez les formes animales inferieures (et peut-éire dans plus d’un tissu) : le phénomène de la conjugaison expliquerait bien le changeinenl considérable, 1 activité toute nouvelle de la cellule apri’s ce stade.
Cliez les Vertébrés supérieurs la celliile d’îlot semble remanier et excréter plutôt qu’élaborer.
i.A cEi.i.uU'; i;m>ügiu\e Éi.MjnitE-i-Ku.i;:’
Cliez certaines espèces au moins, on constate pourtant le rechargement des cellules endocrines.
pelils grains puis en fines vacuoles, el quelle rexcrète lentemenl. L excrétion finie, son cytoplasme est réduit [>resque à rien, et elle semble incapable de recommencer à élaborer, tant qu’une sorte de rajeunissement ne 1 aura pas ramence d abord à l’état de cellule principale d’acinus. L’existence et l’évolution des zones péri-insulaires de l’inanition viennent ajouter un argument nouveau à l’iiypotbèse du rôle élaborateur très ellacé de la cellule d’îlot ; pourquoi le zymogène persisterait-il dans l’inanition extrême autour des seuls îlots, alors que son excrétion par les lumières est arrêtée, si ce n’était au bénéfice de ces îlots? D'autre part, chez les Vertébrés inférieurs, la disparition du paranucleus et de l’ergastoplasme au stade endocrine, celle des très gros nucléoles, en un mot de toutes les parties de la cellule qui concourent à l’élaboration, semblent bien montrer aussi l’absence ou le peu d importance habituelle de cet acte. Lt alors nous apparaît la cause de la liaison si intime de la cellule d’îloL avec le pàrenchvme exocrine : elle pourrait dilïicilement fonctionner sans lui ; elle ne représente qu’un stade de son évolution, dans lequel, après avoir arrêté son élaboration, elle se laisse annexer, remanier par le système vasculaire sanguin, et adopte les meilleurs dispositions, pour pouvoir y excréter très lentement (i), selon les besoins de l’organisme, la dernière provision de matériel de sécrétion qu’elle a élaborée au stade acineux.
Pourtant, il n’est pas impossible que, sans se livrer à une nouvelle élaboration de toutes pièces, la cellule d’îlot puisse recevoir par dilTusion et remanier un matériel préparé dans les zones péri insulaires. Si cela semble un peu exceptionnel chez les Mammifères, ce l’est beaucoup moins dans certains autres groupes, chez les Ophidiens par exemple. Peut-être même existe-t-il ici une véritable élaboration. En elTet, rappelons que nous avons trouvé çà et là d’assez nombreux cordons constitués de cellules d’aspect indifférent, ou très pauvi-es en grains, des cordons semblant en un mot reprendre la forme de tubes pancréatiques primitifs. Pour Perduigeat etTiuHOXoE vu (i900,à ipère), ce sont des cordons en train de perdre leur matériel de sécrétion ou de le renouveler, car souvent on y trouve de très petits grains de nouvelle formation. Nous arrivons à des résultats analogues chez la Couleuvre (1902-r/). Certains cordons à lumière généralement élargie ne contiennent plus, en certains |)oints au moins, qu’un petit nombre de grains relativement gros, en sont privés ailleurs. C’est pour nous la dernière phase de la sécrétion, conduisant à la reconstitution l’îlnl
(I) En (1rs scmaitips ou dfs mois [>cnt-êlrr.
ôpiiisé. Mais on Iromc aussi des cordons avec des rangées coniplèlcs deccllules pourvues d’un semis 1res discrelde grains excessivement fins, et (pu sont évidemment de nouvelle Ibrmalion. 11 a donc eu là au moins une tentative de rechargement, qu’il s’agisse d’une élaboration nouvelle ou d’un simple remaniement d’une substance amenée par dilTusion des zones péri-insulaires voisines. Ce rechargement s’impose peut-être dans les conditions de vie particulières à ces animaux, chez lesquels les repas peuvent démesurément s’espacer, chez lesquels les processus digestifs et nutritifs sont très lents ; les îlots dans lesquels le fait a été observé sont généralement gros, et probablement soumis à des changements lents aussi.
Koiix (1900), cherchant à donner une idée nette de la sécrétion interne en général, suppose qu’on lie le canal cholédoque; la cellule hépatique, dit-il, continuant à être active, la sécrétion ne pourra plus être versée dans les canaux, elle le sera dans le sang : voilà la sécrétion interne. Nous pensons, avec Oppec (1902), que celle hypothèse donne une idée inexacte de la sécrétion interne en général, et nous ne pouvons voir dans la phrase de Koim qu’une simple comparaison faisant image. La définition s’appliquerait mal aux surrénales par exemple, mal même au foie, qui jette dans le sang une sécrétion toute différente de la bile. Mais, en ce qui concerne le pancréas, elle nous paraît assez juste, puisque l’îlot est pour nous une portion du parenchyme qui a perdu temporairement la communication libre avec les canaux, pour verser dans le sang un matériel de sécrétion déjà à demi ou plus f[u’à demi élaboré.
Il nous semble donc (jue, dans les conditions ordinaires, chez le àerlébré supérieur adulte, la cellule d’îlot n’élabore que peu ou point, et ne fait guère que remanier un matériel de sécrétion déjà préparé. Nous n’entendons point par là que l’incapacité d’élaborer soit un caractère essentiel et fondamental de la cellule pancréatique en général. Nous avons vu en elTet que la sécrétion interne existe dès le début chez l’embryon (Mouton), dans les îlots primaires, avant la lorrnalion des acini et des grains de Cd. Bernard, avant l’établissement du balancement. Nous avons vu d’autre part que le tissu endocrine existe de même chez les Sélaciens, indépendamment des acini. La cellule endocrine, dans le développement ontogénétique comme dans le dévelop- |iemenl phylogénétique, se montre donc tout d’abord capable d’élaborer et de fonctionner sans l’appui du tissu exocrine. C’est par un perfectionnement secondaire cpie s’établit le balancement. Bar son entrée en jeu se trouve facilité le fonctionnement de la cellule endocrine. 11 lui
La cellule d’îloL en général n’est point incapable d’élaborer.
Elle élabore évidemment chez
l’embryon, et chez certains vertébrés inférieurs.
L’établissement secondaire du balancement au cours
du développemcnl \ient modifier.
simplifier les conditions de son
l'onctionnemcul.
i;i,A11ÜI\ATl().\ UT IIAU.V.NCUMUM'
l’ar la suppression du parenchyme exocrine
cl du balancement on peut la ramener à ses conditions de fonctionnement primitives.
Le balancement est la condition ordinaire du fonctionnement chez le Mammifère adulte, mais non une condition sine quù non du tissu endocrine en général.
permet d’utiliser des matériaux déjà préparés par les acini, et cette cellule, ne représentant qu’un sladc dans l’évolution de l’élément exocrine, peut s’adonner simplement à remanier et à excréter son matériel de sécrétion: les dispositions morphologiques qui corres[)ondent à cette double fonction atteignent leur oplinnim de simplicité et de perfection.
Si l’on supprime alors le tissu exocrine (résection du canal excréteur), les îlots persistent, d’autres se reforment; mais ils soulfrent et sont gènes dans leur fonctionnement. Et l’on voit souvent d’abord se constituer des pseudo-acini, qui semblent surtout destinés à permettre a certaines cellules d’atteindre le stade endocrine, en passant par un état exocrine analogue à celui qu’elles traversaient babituellernent. Ailleurs, et surtout si l’expérience se prolonge, les cellules épithéliales pancréatiques persistantes parviennent, aj)rès une période de trouble assez longue, à un état d’équilibre plus stable, et recouvrent la propriété qu’elles avaient chez l’embryon d’élaborer leur matériel de sécrétion sans passer par l’état d’acinus ou quelque autre analogue.
L’expérience dans laquelle nous avons montré chez un Lapin, vingtcinq mois après la résection du canal, l’existence d’une glande endocrine pure, en parfait état de fonctionnement, avec des cordons à dinérents stades d’élaboration d’excrétion ou de repos, ne vient donc pas, comme on pourrait d’abord le croire, s’inscrire contre le balancement, dont la réalité est suffisamment démontrée d’ailleurs. Elle ne prouve pas qu’il soit sans utilité pour la sécrétion interne, mais seulement qu’il n’en est pas une condition sine ejaà non, ce que nous avait déjà montré le développement. Elle prouve que, si l’on entrave le libre jeu de ce balancement, qui est devenu la condition ordinaire du fonctionnement chez le Mammifère adulte, on peut arriver, chez certaines espèces tout au moins, à ramener le tissu pancréatique endocrine persistant à un état plus embryonnaire, à le réadapter peu à peu aux conditions primitives dans lesquelles il fonctionnait chez le jeune embryon et chez certains Verlébrés inférieurs. .Mais il est fort possible que dans ces conditions, moins favorables, son fonctionnement soit moins parfait: il est fort possible que, chez certaines espèces, il reste insuffisant. Il faudra essayer, dans le diabète, d’établir des grelles de glande endocrine pure; mais, lors même qu’on réussirait à assurer leur vitalité, on iic peut alfirmer qu elles seront toujours sullisanles au point de vue fonctionnel.