XXXIV LE PAXGKUMANISME COLONIAL
amies », comme pour dire qne cet appel aurait pu être iuefficace. On froissait d'ailleurs FAngleterre par ces félicitations elles-mêmes, et l'elTet de bluff que l'on escomptait ne réussit pas auprès d'elle. Le Ciouvernemcnt britannique envoya six croiseurs au Delag^oa, et ordonna une mobilisation partielle.
Il parait certain que le président Kriii?er, dans les né2:ociations (jui suivirent, invoqua formellement l'assistance de l'Allemagne et de la France. Il paraît non moins certain qu'au moment où la guerre fut déclarée entre l'Angleterre et le Transvaal, appuyé aussitôt par l'Ktat d'Orange, TAllemagne a espéré entraîner la France à une action navale et militaire contre l'Angleterre. M. Joseph Chamberlain, dans les années (jui précédèrent la guerre et où le parti iinioiiisle fut prépondérant en Angleterre, ne cachait pas que l'Angleterre tendait i\ établir dans l'Afrique du Sud une iniluence prédominante {paramount power) impossible à contrecarrer, une (lominion analogue à celle du Canada, où seraient réunis, avec une large autonouiic, tous les Ktats du Sud- Africain sous le protectorat anglais, (^est cette Doininiou qne l'Allemagne aurait voulu empêcher de se fonder. La guerre se prolongeant, elle sut. par son t^spionnage, (pie le stock des projectiles d'artillerie s'épuisait dans les arsenaux anglais: et les Usures bleus ont confirmé, depuis, l'exactitude de ces renseignements. Le moment paraissait bien choisi pour liguer dans une entreprise hostile l'appétit de proie alh'inand et la rancune de la France, encore mal remise de riiuiniliation de Fachoda. Le Cîouverne-