PRÉFACE XLIX
et, par là, jette au néant des parts considérables du travail national. Le cours des matières premières et des denrées de première nécessité ne serait plus à la merci des trafiquants étrangers, dont il subit la tyrannique fantaisie. Une bonne politique coloniale est avant tout une bonne division du travail social. A l'excessive activité industrielle dans la métropole, elle oppose un accroissement de la surface arable et de l'exploitation agricole aux colonies. Elle déverse sur des terres nouvelles le surplus de la main-d'œuvre ou de l'intelligence nationales en quête d'occupation. Elle ne laisse s'échapper aucune des plus-values produites par ces fuites innombrables que laisse encore le commerce avec les nations étrangères, même le mieux discipliné.
Ce sont là les principes que les théoriciens de l'enseignement colonial allemand, les experts coloniaux allemands, les chefs du service colonial, un Stengel, un Woliltmann, un Dernburg essayaient de faire entrer dans l'esprit de la nation. On pourrait aisément multiplier ces exemples d'une pédagogie nationale habilement conduite. Nous réitérons que pas un étranger n'aurait refusé son suffrage et son estime à cette propagande rationnelle.