‹ Le pangermanisme colonial sous Guillaume II;Chapitre 28 sur 84 · LES THÉORICIENS OFFICIEUX DU COLONIALISME ALLEMAND · texte numérisé non relu

LES THÉORICIENS OFFICIEUX DU COLONIALISME ALLEMAND

Alfred ZIMMERMANN

M. Amki:i> ZIMMEHMANN est né en iSSç) à Fianckenstein en Silésie. 11 a (ait ses études à l'Université de Breslau. Il est économiste et historien. Déjà ses essais de jeunesse, (l'uvres d'un brillant et laborieux étudiant, ténioi^'uent de ses ffoûls et de ses aptitudes. Tel, son traité de la Floraison et (le la Décadence de l'industrie linière en Silésie [Bliithe und Vcrfall des Leinengewerbes in Sehlesien, i885). Un essai pseudonyme, publié sous le nom de Cliarponlier et qui esquisse \' F.volution de la politit/ue coloniale de l'Empire allemand [Ent<.\HclxelungsgesehiclUe der Kolonialpolitik des dentsclien Reichs,) montre dès i88G (ju'il a trouvé sa voie véritable.

M. Zimmermann a commencé sa carrière, comme font tous les administrateurs allemands par les fonctions de n référendaire » dans le service judiciaire. Il a débuté â Kœnigsberg en 1887, il y est devenu assess(;ur au tribunal en 1893. Le voisinage de la Russie lui permit dillérents voyages qu'il a décrits dans son ouvrage : liussische Wanderbilder (Im-

a LE PANGERMANISME COLONIAL

pressioTis de voyage en Russie, 2« éd., 1890K Dans ses loisirs il réunissait les documents d'un ouvrage consciencieux, intitulé : Preussùich-deutsche Handelspolitik [Politique commerciale de la Prusse et de V Allemagm% 1892). 11 se préparait ainsi à un premier stagtî de rédacteur au uiinislère des Artaires étrangères. Mais il préféra bientôt les consulats. II débuta comme vice-consul à Shanghaï, à Canton, J'ut consul suppléant à Tien-ïsin en lyoo, ijuis rentra au ministère des All'aires étrangères comme collaborateur scientifique, avec le titre de Conseiller de légation, en ii)02. Ses ibnctions de conseiller de légation devinrent efléctives en 1903. M. Zimmermann a gravi depuis lors tous les échelons de la hiérarchie; il est devenu directeur des atîairos politiques à son ministère, en lyio, et sous-socrétairo d'Etal en 191 1. 11 a été mêlé ainsi aux négociations qid ont suivi le « coup d'Agadir ».

Ses ouvrages ont un caractère officieux très marqué. Son grand traité, intitulé HandelspoUtik des deutschen Reichs (Politique commerciale de l'Empire allemand, 1901), est le bilaii que le ministère des AfTaires étrangères allemand dépose au .seuil du xx» siècle pour délinir ses elforls passés. De même le grand ouvrage en cinq volumes, Die europâischen Kolonieen (1890-1903), est mie vaste enquête historique entreprise par ce uunistère pour délinir les nu'lhodes coloniales employées par toutes les nations et pour découvrir les causes qui les ont fait réussir ou échouer. Les résultats pratiques (|ui peuvent se tirer de cette encjuete cuit été résumés par M. /immermann dans un dernier ouvrage : Kolonialpotiti/,- {Polilifjue coloniale, i<)o5.), qui l'ait partie du grand Handbuch (1er Staalsw.Hssenschaften de Franckonstein. Il a paru op{)orlun de se rendre compte des méthodes passées du Couvernement allemand en matière coloniale, d'après ces ouvragées.

/. Le point de me de Bismarck en 1868.

Bismarck éUnl op]>osé à l'acquisilion de colonies par l'Ktat.

Après avoir examiné toute cette allaire leelle de l'aeqnisition de la Nouvelle- Guinée), Bismarck décida, par une lettre dalée du 9 janvier 1S68, adressée à von Uoon, ministre de la guerre et de la mai'ine, d'abandonner à l'industrie privée les enlri-pi'ises «le colonisation dans

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