KARL VON STENGEL II
monopoles économiques, gardés avec un soin jaloux, au sujet de certaines contrées — monopoles qui ne sont plus possibles aujourd'hui. Ensuite il faut considérer qu'il y a trois siècles, on attendait et exigeait beaucoup moins de la puissance de l'Etat qu'au xix' siècle, et que par suite aussi, l'exercice des droits de souveraineté politique dans les colonies par des compagnies d'exploitation ne s'opposait jjas au même degré qu'aujourd'hui à la conception de la mission de l'Etat.
Fi'inf und zwanzig Jahre deutscher KolonialpolUik (\'ingt-cinq ans de politique coloniale allemande), lyii, p. 19-uo.
Ferdinand WOHLTMAXX
Ferdinand WOHLTMANNest un technicien de l'agronomie coloniale. Il est né en 185" àlIitzacker-snr-rElbe, en Hanovre. Fils de j)ropriélaire agrienlteur, il a Ini-niènu' conunencé par l'exploitation j)ralique du domaine paternel. 11 a l'ail ses ("'tuiles universitaires lard, de 1880 à 1887, à Halle, à Berlin, à Heidelberg. Ses voyages, entre 1887 et i8«)i, l'ont mené en Alriqne, dans les deux Amériqnes, aux Samoa. 11 a professé l'agronomie de 1892 à 189^ àlîreslaù; puis à Bonn-Poppelsdorf de i8<)4 »^ 1906. Depuis lors, il enseigne à l'Université de Halle et dirige, depuis 1909, l'Institut agronomique considérable que Kùlm avait fondé à cette Université.
Ses voyages lui ont fourni la matière de monograi)hies nombreuses sur le Cameroun, le Togo, l'Afrique occidentale et orientale allemande et sur les Samoa. II collabore à un périodique inq)orlant : Der Tropcnpflanzvr {Le Planteur des tropiquem et édite une collection de monograpliies agrouomiijues, (pi'il a intitulées Kiihn-Archiv. Labrochnrej'i laquelle sont emprnnlées les pages ei-dessous développe, du point de vue dn parti conservateur-libre { freiUonservativ), les raisons (pii poussent l'Allemagne à coloniser.