‹ Le pangermanisme colonial sous Guillaume II;Chapitre 55 sur 84 · UN PANGERMANISTE MODERE · texte numérisé non relu

UN PANGERMANISTE MODERE

JoACiim VON Bl'I.OW est un amateur distingué, de moyenne noblesse, et qui emploie ses loisirs à du journalisme d'art et à des explorations lointaines. Son petit livre, où il demande l'annexion du Souss par l'Allemagne, reproduit des impressions vécues par lui au Mai'oc. Au demeurant, il n'est pas étranger aux questions sociales. C'est ce qu'atteste une brochure généreuse intitulée Kûnstler-Elend iind Prolctariot Gfisère (far'tistcs et prolétariat, 19T1V II est, parmi les impérialistes allemands, unua ex mii/tis. Son appétit est patient, parce qu'il compte sur les avantages de la temporisation.

I. Une occupation allemande immédiate du Maroc est inopportune.

La région montagneuse du Maroc est; pour la France, inaccephihle sans la plaine. Prendre un cours d'eau pour frontière, c'est méconnaître entièrement les expériences de l'histoire. Les rivières ne séparent pas; elles unissent, dès que la civilisation règne sur les deux rives. Ainsi donc le Séhou, de même (jue l'Oum-er-Hebia, ne sont ])as «ne frontière utilisable. Ce que la France peut accepter, en fin de comjjte, c'est que Tarrieitvpays d'.\gadir, continué jusqu'au cap Juby, reste uniquement territoire allemand, (^e sera sans doute pour elle un plaisir de faire cette cession. Les tribus nomades du Souss sont les plus

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sauvages de tous les Berbères et, comme je l'ai déjà dit, celles qui détestent le plus les Français.

(^uand une ibis l'Allemagne aura Agadir, il lui faudra prendre soin de maintenir la tranquillité dans le pays et l'empêcher d'envoyer continuellement, comme aujourd'hui, des bandes de pillards dans la Mauritanie française voisine. Mission très agréable pour nous !

Agadir lui-même a cet avantage indéniable d'être un bon port. Tous les autres ports de la côte de l'Atlantique sont inutilisables, par un temps quelque peu mauvais. Il en résulte que partout une forte troupe d'occupation doit y séjourner, avec d'abondantes provisions, de façon qu'il lui soit indi lièrent de rester sans communications avec l'Europe, même pendant six à huit semaines.

Dans la région d'Agadir, ce qui entre tout d'abord en ligne de compte, c'est la richesse des montiignes et, en second lieu seulement, la culture du coton et d'autres plantes utiles, qui est certainement possible. Mais exploiter des mines au Maroc est une chose qui ne va pas toute seule. Le Coran interdit de fouiller la terre. Par-dessus tout, les Maures ont une crainte superstitieuse de tout ce qui est caverne ou grotte. Ils les voient peuplées de tous les mauvais esprits des Mille et une Nuits, et ils s'opposeront de toutes leurs forces à ce que les infidèles déchaînent les génies souterrains. Il n'est guère probable qu'une exploitation minière, faite sans la protection constante de l'armée, soit très rémunératrice.

Laissons donc la France conquérir le Maroc plus ou moins vite ; laissons-le lui entièrement et contentons-nous de nous assurer quelques petites conditions. Il faut que notre commerce, très important avec le Maroc, soit protégé; il faut qu'il soit augmenté. Pour cela, nous avons besoin de garanties fondées sur un traité ; la porte ouverte, mais pas simplement sur le papier. Pour coloniser le

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pays, la France a besoin d'hommes. Réduite à elle-même, elle ne peut se les procurer; nous ne pouvons i^^uère espérer évidemment qu'elle mette une prime sur les immig-rauts allemands, mais peut-être que l'émig-rant allemand soit traité sur le pied d'égalité avec le français. Si nous nous réservons le droit de justice, tant que la situation ne sera pas réglée — ce qui est également une demande légitime — nous pouvons obtenir pratiquement presque la même chose ([ue ce que le parti pangermaniste désire fort justement avoir : une colonie de peuplement pour l'excédent de notre poi»ulation. Seulement, il y a à cela aussi quelques petites difficultés. Nous avons une législation pénale qui, comme on sait, a si bien fait ses X^reuves dans la mère patrie elle-même, que les établissements de correction l'cgorgent de criminels. Or, dans les pays du dehors comme le Maroc, cette législation serait tout à fait hors de place. Si un immigré, ayant bàtonné quelque petit Maure, risque chaque fois d'être jeté en prison pour blessures corporelles ; s'il lui arrive un jour d'abattre d'un coup de feu quelque pirate du Riff et qu'il .soit obligé ensuite de prouver, dans un procès ennuyeux, qu'il était en cas de légitinu" défense et n'a pas dépassé la mesure permise, cela ne vaut absolument }>as la peine de coloniser. Surtout que la réciproque n'est pas du tout garantie, (^uand un Maure fait périr un Européen, jamais l'auteur véritable n'est puni. Lorsque le (louvernement de la mère patrie intervient énergiquement, c'est tout au plus si quelque vagabond, dont la peite ne tire i)as à conséquence, est arrêté et exécuté.

Marokkn dcnlscli ? (Le Maroc à l'Allemagne?), h)ii, p. î2i-a3.

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a. La France fera au Maroc les ajjaires de l'Allemagne.

La colonisatian du Maroc est une lutte à plier ou à se briser. II s'agit seulement de savoir qui pliera et se brisera. Une politique de douceur à l'égard des indigènes est bonne là où, sans les indigènes, on ne peut se tirer d'all'aire. Au Maroc, les choses pourraient aller, à la rigueur, sans eux. La façon de traiter les Mahometans nous est enseignée par l'exemple de la France à Alger et à Tunis. Laissons la France utiliser son expérience au Maroc; cela ne nous coûtera rien et, plus tard, il viendra bien un jour où nous aiderons à dresser le bilan.

Il est impossible que la France puisse à la longue garder le Maroc ; si sa population baiss(\ comme elle l'a fait dans ces dernières années, on peut calculer avec précision le moment où il lui faudra s'adresser aux voisins pour se pourvoir en hommes ; mais, même auparavant, elle aura cédé ses colonies à celui qui sera le plus fort.

Nous devons veiller à ce que ce soit l'Allemagne. L'Angleterre paraît croire que le Maroc, à coup sur, deviendra un jour .sa proie, sans quoi elle n'assisterait pus ainsi en tranquille spectatrice à la concurrence que la France, l'Espagne et l'Allemagne se font dans ce pays où les chiffres montrent que ses intérêts commerciaux sont les plus considérables.

L'Angleterre se fait tirer les marrons du feu. Elle a parfaitement raison de ne pas se brûler à une soupe qui se sera bientôt suffisamment refroidie. L'Angleterre fait de la politique mondiale et elle voit plus loin que les quehiues dizaines d'années prochaines. Prenons des leçons auprès d'elle, au lieu de nous fâcher contre elle.

Dès aujourd'hui, nous lui sommes supérieurs par l'ex-

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cedent de notre population. Tirer parti de cet excédent^ telle est la politique quïl nous faut pratiquer.

Fixer les enfants qui émigrent de notre pays, les garder comme Allemands de l'Empire : voilà le premier pas à faire dans cette voie. Il faut supprimer l'article de la constitution impériale, — équivalant à un suicide — d après lequel tout emigrant perd sa nationalité après dix années. Il ne s'agit pas seulement de le conserver comme citoyen, mais aussi de Tenchaîner à l'ancienne terre natale. A cela, il y a plus d'un moyen.

Qu'on donne aux Allemands du dehors une représentation au Reichstag. La plupart du temps, ils aui'ont ou acquerront bien vite ce qui nous manque chez nous : l'éducation politique, le sens du parlementarisme, surtout s'ils vivent dans des pays de langue anglaise. S'ils peuvent prendre une part active à la législation de la mère patrie, à laquelle ils restent, en définitive, toujours soumis, le pays natal leur inspirera un tout autre intérêt. Si des Allemands de l'étranger entrent au Reichstag, ils pourront l'élever à un niveau bien supérieur ù celui tl'aujourd'hui et donner leur avis aux i^olitieiens de clocher restés chez eux. Avant tout, ils apporteront ce principe qui n'est pas pour peu dans la situation de T Angleterre comme puissance mondiale : « Right or wrong my coantry! » Ils sauront éviter que le linge sale soit lavé aux yjr'ux de tout le monde; ils donncrtmt aussi à noire politique coloniale plus de fermeté

Laissons la France conquérir sa colonie du Maroc. Dans Us premières années, elle aura de quoi occuper grandement une armée de loo.ooo hommes ; cela revient à décharger à souhait j)Our nous notre frontière occidentale. Entre temps, nous poui-rons redoubler tie zèle et de sacriiices pour i-lendi-e la construction de notre (lotie; puis quand le sang de la France commencera à s'épuiser d<tns ses colonies, nous pourrons «'xigi-r de l'Angleterre ce que

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nous voudrons, et, si nous sommes suffisamment forts, nous lui monti*erons les dents et quelque chose de plus encore, dès que la puissance coloniale de la France sera mûre pour le démembrement. Alors ce sera le moment de réclamer le Maroc occidental, — mais y compris Tanger et en y rattachant toutes les possessions européennes de l'Afrique occidentale jusqu'au Sud-Ouest africain allemand !

Ibid., p. a5-27.

LES EXPLORATEURS ALLEINL\NDS EN ORIENT

A). — ALOYS SPRENGEU

Aloys SPREXGKR esi un orientaliste aulrichion. U est ué ù Nasserent, dans le Tyrol, en i8i3. Il a l'ait ses études de médecine et d'orientalisme à Vienne, Après un long séjour à L(mdres, il s'en fut dans les Indes l)rit<inni<|ues, où il séjourna de 1843 à 1857. 11 lut directeur de L'Kcole supérieure de Delhi de 1845 à 1848; puis il se chargea de rédiger l'énorme catalogue lie la Bil)liothèque Royale de Lakhnaou (i848-5oK Enlin, il dirigea les écoles supérieures musulmanes de Calcutta et «le ^Iou^hli (1850-57.) Au retour, il professa les langues orientales à l'Université de Heidelberg (i857-58) et de Herne (i8!>8- 1881 (. Il s'est retiré à Heidelberg, où il est mort en i8<)3.

,Ses travaux de philologie indienne, iranienne et arabe, ses recherches sur l'histoire du mahométisme ne nous intéressent pas ici Ses recherches sur /es Houles postnies cl h's itincniires tie voyaf^ecn Orient 'Post-und Heiserouten des Orients, i8()4") ; sur la fn'of^nip/iie ancienne de V Arabie (Die alte (ïeoirraphie Arahiens, 1875) : sur la Ilahylonie, le pays le plus riche de iantiijuite {Jl(d)yl<)itien, dus iric/iste Luiul der Vurzcit, i88()) ont plus (ju'ua iuli'rèt historique. SpriMigcM- demande au passé di's leeons pour la colonisation moderne, il si él('' l'onelionnaire britannique et suisse durant près de quarante années ; mais il n'a jamais perdu le souci.de l'Allemagne ; et quoi(pu^ Autrichien, c'est sur l'initiative allemande (pi'il compte pour exploiter l'Orient.

Son livre Hur la Habyloi;ie est le véritable point de départ (les |>rojetN allemaïuls sur Ragdad, et a stimulé aussi les Ira-

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vaux contemporains de Max von Ojipenlieim, dont les grandes enquêtes sur la Syrie et la Méso])Otamie, commencées en 1894, re;irises ei 191 1, ont étendu le champ des explorations et des ambitions alh'uiaudes, et y ont compris tout l'Irak- Arabi actuel. Les travaux de l'ingénieur anglais Willcocks, qui ont démontré qu'il était possible, en restaurant le système des irrigations babyloniennes et assyriennes, de rendre la fécondité à des pays (jui furent autrefois les plus jtrospères du monde, n'ont fait que hâter entre l'Angleterre et l'Allemagne une rivalité qui avait commencé, lorsijue Sprenger appela sur ces vieux pays l'attention allemande.

I. L'Asie- Mineure se prêterait à merveille à la colonisation allemande.

L'Orient est le seul territoire du globe qui n'ait pas encore été saisi par l'une des nations cherchant à s'élever; or, c'est le plus beau champ de colonisation, et si l'Allemagne ne laisse pas passer l'occasion de s'en emparer, avant que les cosaques n'étendent la main vers lui, elle aura conquis le meilleur lot dans le partage de la teri-e; la colonisation de l'Orient, en elFet, profiterait à toutes les couclies et à toutes les classes du peuple allemand. Dès que quelques centaines de mille colons allemands en armes cultiveront ces magnifiques campagnes, l'empereur d'Allemagne tiendra dans sa main les destinées de l'Asie occidentale; il pourra être et il sera un trésor de paix pour toute l'Asie. Le négociant et l'industriel y trouveront un champ fécond pour leur activité ; au capitaliste s'olï'rirout des occasions de faire des placements d'argent sûrs et avantageux ; quant aux déshérités qui constituent la i)lus grande partie de la nation, mais non, certes, la plus mauvaise, ils pourront, avec tie l'habileté, l'araour du travail et l'esprit d'entrei)rise, y devenir des agriculteurs aisés.

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La fondation d'une factorerie au Cameroun fut un coup lieureux et méritai la jirotection quelle a trouvée dans l'Empire; de même, les efforts de la Société de géographie commerciale, en vue de favoriser en particulier le commerce maritime de rAUeinagne, sont dig^nes de tous les éloges ; mais il faut regj*etter que, par suite de ces initiatives, les eilorts des Allemands en matière •col<miale aient pris une direction exclusive. Il en résulta de la confusion dans les idées, et l'opinion publique ne lit aucune dilVérence entre les colonies, au sens étroit du mot, c'està-dire les colonies agricoles, et les établissements commerciaux. 11 arriva ainsi que, dans le comité directeur de la Société coloniale, qui a pourtant été fondée dans le but de trouver un champ de colonisation convenable pour les emigrants allemands, de diriger et de protéger ceux-ci, ceux de ces messieurs qui demandaient avec enthousiasme des encouragements pour le commerce, prirent la haute main; sur cette société se grellèrent toutes sorles dentreprises dont quelques-unes, chimériques et sans consistance, pourraient bien être plus nuisibles qu'utiles à la richesse nationale.

Même ces mei^sieurs du comité dire-clcui' ile la Société coloniale qui ont l'intelligence des biîsoins absolument urgents de la i)atric, subordonnent le bien des emigrants à l'avantage des négociants de llamboni-g, i*n s'eil'ori^ant de détourner le courant d'émigration des Klats-Unis, du (kiuada et du Brésil. Il est vrai que les Allemands deviennent aux EUits-l^nis des Yankees et, an Canada ou en Tasmanie, des Anglais; mais ils deviennent <h's cit<»yens égaux d'une lil)re ccmimunaulé et s'éh'veut par cette métamorphose à un degini supt'rieur de civilisation; car l<»ut .\llcinan<l non prévenu concédera que la race anglaise, lU' ce cùlé-ci de l'Océan connue d(« l'autiT, nous est bien HUpcneure en l'ait de culture |M>li tique et <h> sen» pratique, et <|u'elic occupe dans le mondo une situa-

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tion en conséquence. Pour quelle raison veut-on qu'un éniig^rant et ses descendauts se sacrilient à leur patrie, ([ui n'a pas pu les nourrir et n'a pas fait d'ellbrts pour leur trouver un champ de colonisation où ils soient «n état de protéger leurs enfants?

Au Reichstag-, un jugement im[>artial a été prononcé sur ce sujet. Il reconnaît que seuls les agriculteurs possédant des moyens peuvent émigrer vers les Etats- Unis et que, par le lait do l'émigration, ils amènent une diminution des chargies communales. En ce qui concerne le Brésil, les fils des héros de Sedan n'y occuperont toujours qu'une situation subalterne, et ces hauts messieurs du comité dii^eteur de la Société coloniale ne peuvent leur donner la garantie que, dans cinquante ans, ils commenceront à être traités comme les Saxons en Transylvanie ou même comme les colons allemands en Roumanie. Ce que la Société coloniale, après de longues années de délibérations, a fait pour la colonisation est vraiment maigre, pitoyable et indigne de la puissance de l'Allemagne.

Considéré du point de vue politique, le centre de gravité d'un plan de colonisation doit résider dans l'emploi de l'excellente main-d'œuvre de l'Allemagne pour accroître l'Empire. Jusqu'ici, le chancelier impérial s'en tient à ce principe constitutionnel de suivre l'impulsion donnée, mais chaque fois qu'il y a vu un motif suffisant, il a défendu énergiquement les intérêts des sujets allemands. Je crois fermement que racqui.sition d'un champ de colonisation approprié est une question vitale pour l'avenir de l'Allemagne, et il eût été désirable que le chancelier observjU une attitude moins réservée. Mais il faut attribuer la faute principale à ceux des partis du lleichstag qui ont voulu accaparer le soin de veiller au bien-être de la nation. Je veux dire les libéraux de toutes nuances, en me contentant seulement de nommer l'ex-

trême-gauche. Quelle forte position occuperaient les socialistes si, au lieu de prêcher des utopies insensées et de se donner pour une caste à part, persécutée, ils disaient aux autorités : « Nous ferons notre service en temps de guerre comme vous, nous verserons notre sang comme vous, i)our étendre la puissance de l'F^mpire, et maintenant, utilisez cette puissance pour nous procurer des territoires que nous puissions cultiver sous l'égide de l'Empire et dont nous puissions nous nourrir. Il se peut que des territoires semblables soient difficiles à conquérir: mais la terre est à Dieu et il la donne au fort. »

L'Allemagne est forte aujourd'hui, aussi forte que l'Empire des tsars; pourquoi veut-on qu'elle n'entre pas dans la lice, comme celui-ci, pour tenter de donner satisfaction aux droits de la nation allemande dans le partage (le la terre?

Babylonien, dus lohnendste Kolonisationsfeld fur die Geg'emvart (La Babylonie, le champ de colonisation le plus fructueux du temps présent), 188G, p. 280-283.

MANIFESTE OFFICIEL DE LA LIGUE PANGERMANISTE l^i)

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