La Méditerranée appartiendra un Jour aux Allemands
Sur toutes les rives de la Méditerranée sont établis des Allemands. Bonne chance, frères! De l'ardeur et de l'action! Cette vieille mer peut voir encore bien des choses. Tous, tant que vous êtes, vous tenez dans votre main une parcelle de la vie future de TAllemagne. Il n'est pas facile d'être parmi des Arméniens, des Grecs, des Syriens, des Turcs, des Français, des Russes et des Anglais. Mais vous n'avez pas le droit, à aucun prix, d'abandonner votre poste. Jadis, la patrie vous appelait ses fils perdus de l'étranger; à l'heure présente, vous êtes depuis 1870 nos pionniers. Le portrait de Bismarck, qui est suspendu dans vos chambres, doit vous attacher à votre mission nationale. Mais vous avez aussi besoin de l'image du Crucifié. Sans un attachement fidèle à la croyance chrétienne de la patrie allemande, vous n'êtes en Orient même qu'un fétu de paille emporté jmr le vent. Que Dieu vous bénisse, vous et vus enfants! La patrie apprendra bien à ne pas vous oublier!
Ibid., p. i()'j.
-. Un profrramme d'action allemande en Turquie. — Nécessité d'Une administration allemande.
.Si les AUomands veulent soutenir l'Empire ottoman, il faut (ju'ils y introduisent une force de travail. (]etle fort e est un placement do capital, au sens le plus large du mol : des liommes <*t de l'argent, des paysans, dos artisans, des soldats, des employés d'Aduiinistration, des rails, des banques, des machines. 11 faut que tout ce pla-
FlUEDIUGII XAUMANN ig'i
cement, coinine rcmpereur le disait à Bethléem, soit efl'ectué, dans un certain sens, avec désintéressement, c'est-à-dii*e avec la jileine conscience qu'il ne peut pas être immédiatement rémunérateur. Mais si nous n'utilisons jias notre grande influence actuelle pour faire des réformes, elle ne tardera pas à s'user. Suivant le vieux mot d'un diplomate, il est facile de se fixer à la Corne d'or, mais difficile de s'y maintenir. Notre ti'avail paraît avoir comme objectif: une réforme militaire, une réforme financière et une réforme agraire. Dans le premier ordre d'idées, beaucoup a déjà été fait; dans le deuxième, quelque chose; dans le troisième, à peu près rien. Le Turc lui-même répugne naturellement à l'idée de toute réforme. Il ne pourra la supporter qu'autant qu'elle émanera d'un ami politique absolument sur, et même alors il ne l'acceptera que comme un moindre mal, compjjfraliveraent à la ruine de son État. 11 faut donc frayer les voies ù une sorte de dictature amicale qui permette [)arfois de dire : « Oiseau, mange ou meurs! »
De même que les Tui'cs font dresser leurs soldats par des officiers allemands et armer leurs forteresses par Ivrupp, de même ils pourraient un jour avoir quelque peu besoin des méthodes d'administration allemande. Il y a soixante ans que de Moltke commença la réorganisation militaire de la Turquie, tu'uvre lente, mais non pas vaine. Nous céderions volontiers à la Turquie quelques gouverneurs de province qui, pour nos conceptions de l'Europe occidentale, sont un peu trop de l'est de l'Elbe (i). Là-bas s'ouvre un vaste champ propice à l'absolutisme patriarcal. Qu'on se représente un peu à la tète de l'administration d'une province comme la Palestine quelques fonctionnaires fermes, rigides et incorruptibles, parcou-
II (irsl à tlii-c «lui ont Irop l'i-spril prussien.
It)4 IK PANGKUMAMSMi: C()L«)N1AI.
rant le territoire à clieval avec la rapidité propre à notre Europe. Ceux-ci seront décriés comme Satan, mais ils seront utiles comme des anges et (inalement le padichah lui-même remarquera que sa bourse s'en trouvera mieux, s'il nous emprunte de pareils soutiens de l'ordre; car aujourd'hui, ce qui paralyse la capacité fiscale du pays, c'est surtout la tyrannie, l'arbitraire et l'injustice du système administratif et du système fiscal. En un mot : le Turc n'est plus en état de l'ournir une classe supérieure de fonctionnaires répondant aux exigences de notre temps. Une aristocratie honnête et saine fait défaut. Scmger à la démocratie, vu le degré de culture de la famille des peuplades tuiv[ues, est une absurdilcpure et simple. Il faut d'abord que tous les degrés que nous avons franchis y soient gravis. On y a besoin, pour commencer, d'un Frédéric-Guillaume 1 " , avant de pouvoir faire de nouveaux i)as. l'n baron de Stumni n'y serait pas un monument vénérable des idées du passé, mais un roc sur lequel des provinces entières pourraient être édifiées. Il rentre dans le domaine dun absolulisuie positif et patriarcal. Ah! si notre empereur, parmi ses présents, voulait aux Turcs céder M. de Stumm !
Ih'id.. p. iGa-iG.'J.
Okrhaud MILDKBRAND L'AiLK i)Horn<:
1)1 1»AHTI SOCIALISTE DKMOCHATIQUE
Gehhaud niLDEBR.AJVD pst uu «les mieux doués et des plus savanls jiarmi les jeunes éeononiisles du pju-ti soeialiste allemand. Il était connu et apprécié connue collaborateur à la Ber^isclie Arbeitcrstimme et aux Snziatistisrhe Monatshefte. Mais sa notoriété est devenue universelle depuis que sou livre Die Eruchûtlerun^ <lei- Industriehevvsihafl und des Industrie sozialhmus (L Ebraideinent de la domination industrielle et du socialisme industriel, 191 1); et sa brochure Sozialistise/ie . iuslandspolitik (Politique étrangère socialiste, 1912) l'ont l'ait exclure du parti socicUiste allemand par le Congrès de Chenmitz, en 1912.
Les thèses principales de Gerhard Jlildebrand étaient cellesci : 1° L'antagonisme économique l'ondamental n'est pas celui qui existe entre les ouvriers et les capitalistes. Toute industrie se nourrit de l'excédent de la production paysamie. L'antagonisme loneier est donc celui qui existe entre les détenteurs du sol agricole et la classe des producteurs industriels, patrons, employés et »)uvriers c()nij)ris. Il vient un moment où raccroisscuK'nt de la population industrielle est lel qiu' la surface agricole du pays ne sullit pas à la nourrir. — a" A cette insullisance du sol arable, la socialisation des moyens de production industrielle ne paierait nullement, l^n même «langer menace donc à la lois le socialisme industriel et le capitaliste industriel, son eimemi. — 3° Il est néces.saire d'inteusilier la culture, d'étendre la surface du sol arable, et de faciliter la circulation des denrées agricoles. L'intensilication de la culture peut être obtenue par une « colonisation intérieure > de vast(> envergure ; et par une éducation obligatoire agricole qui enseignerait à toute la jeunesse, jusqu'à la vingtième année, les méthodes techniques les plus parfaites.
— 4" ^î^s l'extension du sol arable, après le défrichement des dernières surfaces qui existent sur le sol européen, ne peut s'obtenir que par la colonisation. — 5° La production agricole européenne a besoin d'être protégée par une barrière douanière très efQcace. 11 y a donc lieu de fonder une Union douanière de rEuroj)e occidentale, où entreraient l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, l'Italie, les Pays-Bas, les pays Scandinaves et la France. — ti" Il faut répartir de façon nouvelle entre les puissances européennes les colonies déjà approi)riées. Il est impossible que le Portugal et la Belgique, pays de faible étendue, disposent de colonies énormes. Il est injuste que l'Allemagne, pays industriel de 05 millions d'habitants, ait un Empire colonial inférieur à celui de la France. La répartition nouvelle des terres coloniales, notamment en Afrique, est pour l'Allemagne une question de vie ou de mort. Le .socialisme allemand ne pourrait qu'approuver l'Empire allemand de déclarer la guerre, si cette répartition des territoires coloniaux ne pouvait être obtenue par un règlement pacilique.
Ces doctrines sont en tout conformes au pangermanisme le plus militant. Il n'y manque ni le projet d'Union douanière de l'Europe centrale, ni le colonialisme, ni le militarisme, ni la menace de guerre. Le parti socialiste a cru sa responsabilité à couvert [>ar le seul fait qu'il a prononcé l'exclusion contre (îerlmrd llildebrand. Mais la commission qui avait accueilli la demande de contrôle contre Gerhard llildebrand, ne l'avait admise (lue par cinq voix contre (piatre ; et au moment où le Congrès prononça l'exclusion, une centaine de socialistes, parmi les plus inlluents et les plus notoires, signaient une pétition el multipliaient les dénuirches occultes autaitt que les manifestai ions publi<pies pour le faire réintégrer. On était fondé à dire (pi il y avait désormais une aile droite socialiste, (jui inclinait au militarisme, au colonialisnu\ au capitalisme peut-être. La décision de Chemnitz nias(piail celle situation. Mais aucun outrage àceux (pii la dénonçaient ne pouvait la faire disparaître.
La guerre a achevé de faire la lumière sur la situation obscure d'alors. La réintégration île Gerhard llildebrand a eu lieu oflieielhMnent ; el l'aile droite imj)érialisle «le lasocialdéniocratie allemande «vst dev<'nue une majorité, qui a volé les créants de la guerre au .\ août; «pii a souhaité, avec le di'funt Ludwig l-'rank, l'écrasemenl de l'Angleterre ; et (pii réclame des annexions en Belgi(jue, en France, en Serbie, en Pologne et au\ colonies.
GERFIAUI) HIIDEBRAND IQ^
I. Impossibilité pour V Allemagne de suppléer par sa richesse en capital au resserrement de ses marchés étrangers.
La richesse croissante du capital allemand ne peut suppléer pour la nation allemande au resserrement de ses marchés étrangers. Car la richesse en capital, elle aussi, n'a de valeur économique nationale que si elle peut se transformer en travail national. Si les capitalistes allemands sont forcés, par la législation anglaise sur les patentes, par les entraves douanières de l'Amérique du Nord, par le système protecteur de l'industrie russe, de fonder des fabriques en Angleterre, en Amérique et en Russie, au lieu de se procurer des commandes pour les fabriques de l'Allemagne; si l'Allemagne ne réussit pas, en Turquie et en Perse, en Abyssiuie et au Maroc, en Chine et dans le bassin du Congo, à assurer pour ses capitaux une participation aux emprunts, à l'établissement de routes et de mines, sous une forme qui produise des commandes à l'industrie allemande, le seul résultat sera que ce capital profitera, pour une moitié, aux concurrents de l'industrie allemande. Les capitaux sont des moyens de production. Des ouvriers imbus de l'esprit socialiste se font souvent les représentants de cette conception que leur classe seule a créé ces moyens de production. Il est certain que la classe ouvrière y a une part considérable et même très considérable. Et c'est avec juste raison qu'elle en déduit le droit pour elle de contrôler l'emploi ultérieur (le ces moyens de production. Contrôler le capital par le travail et dans l'intérêt du travail, c'est rendre le capital utilisable pour un nouveau travail. Il va de soi que la classe ouvrière n'a aucun intérêt à laisser déborder le
IQî^ LE PANGERMANISME COLONIAL
capital au delà de ses rives. Des salaires plus élevés pour les pauvres et des impôts plus élevés pour les riches, sont actuellement les seules digues possibles qui le contiennent. Avec une accumulation illimitée de capitaux, il y aurait danger que le superflu du capital fût exposé, par suite de sa propre carapace de graisse, à des crises d'étouffement continuelles et ne provoquât ainsi des convulsions da/is l'ensemble de la vie économique. Or, dans la mesure où la sécurité actuelle de notre existence repose sur -la création île moyens de production par l'activité économique individuelle et sur l'utilisation de forces productives, il est aussi de l'intérêt des ouvriers de soutenir ou de sauvegarder les extensions et les fon.dations nouvelles nécessaires, partout où un soutien ou une sauvegarde de ce genre est indispensable. A l'intél'ieur, tout ceci se fait de soi-même; à l'étranger, les circonstances exigent souvent que l'Etat intervienne jusqu'à un certain point. C'est seulement dans la mesure où l'Etat |)arvient à assurer au capital national l'égalité des droits, qu'il est possible d'abaisser mainte barrière à notre exportation industrielle. Partout où la chose peut être i-éaliséc par dos moyens appropriés, les ouvriers ont intérêt à ce qu'elle se fasse.
Sozialistiscfw Auslandspolitik (Politique étrangère socialiste), 191 2, p. 37-38.
a. Les Etats industriels de l'Europe dépend oui des pays off-ricoles du dehors.
Les Etats industriels de l'Europe occidentale dépeiulcnt (l'autaiit plus rapidement d'une base agricole étrangère que L^nsemble de leur population s'accroH davantage et. dans celle-ci, toute la fraction non agi'icole. — En fail, malgré toute l'émigration européenne, laugmenlatioii «le la j>opulation de l'Europe occidentale est plus grande que
r.EKiiAin> iiiLDiîHiiANn 199
celle (lu Nord de l'Amérique (en dépit de tout l'apport européen!. Les trois grands pays du Nord de l'Amérique ont «•agfué dans la première décade du xx" siècle, en chilFres ronds, ao millions d'hommes ; par contre, la moitié occiden" taie de l'Europe (par conséquent à l'exclusion de la Russie et des Ktiits balkaniques) 23,8() millions. Le nombre exact ne pourra être arrêté que lorsque les résultats de 191 1 jjour le recensement de la population du Danemark, de la France et de l'Italie seront connus. Pour le moment, on peut évaluer la masse d'hommes de l'Europe occidentale à 289,31 millions, contre 2()5,/^;") millions, il y a dix ans. Vers 1920, ce clïilïre atteindra et déjjassera an moins 3r3 millions et en 1930, 330 millions, si dici-là le développement économique mondial l'ait progresser, d'une forciî continue, l'industrialisine de l'Europe occidentale. Dans les Indes orientiiles britanniques et en Chine vivent d'aussi grandes masses sur un espace tout aussi limité, et quoiqu'à un degré beaucoup plus faible, au Japon et à Java. Or, il suffit de citer ces noms pour se faire une idée ellrayante du caractère lamentable d'un régime de vie qui tire sa subsistance et son gain principalement de l'exploitation agricole de son ])ropre sol. Une culture naticmale comme celle de l'Europe occidentale est j)our ces pays une notion totalement inconnue et, même pour ceux d'entre eux qui sont le plus capables de développement, c'est un but qui ne ])eut être atteint que par un long labeur, infiniment pénible, de jdusieurs générations. Mais plus les Japonais, et à leur suite les Chinois, déploient d'énergie ])our tendre vers ce but, plus le besoin devient pour eux im])érieux, en dehors de l'introduction de la technique agricole moderne et du développement industriel, d'étendre également leur base géographique d'agriculture — c'est-à-dire l'apportde produits agricoles étrangers et, en dernière analyse, de .s'assurer des domaines coloniaux.
aOO I.E PAXGKUMAMSME COLONIAL
Telle est la voie que leur trace la destinée de l'Europe occidentale.
Car, pour l'Europe occidentale, il s'agit actuellement tout d'abord d'asseoir aussi fortement que possible la base de l'agriculture nationale, et en second lieu d'assurer, autant que faire se peut, l'approvisionnement en produits agricoles de l'étranger C'est un fait bien connu
que l'importation des l^tats industriels — importation qui ne fera que s'accroître avec le temps dans tous les Etats de la moitié de l'Europe occidentale, en n'exceptant guère en dernier lieu que les pays agricoles du Danemark et de la Hongrie — consiste principalement en vivres et denrées alimentaires de même qu'en matières premières pour le travail de l'industrie. En ce qui concerne l'Allemagne, sur une importation totale d'un commerce spécial de 8.934, I millions de mark, au cours de la dernière année (1910), la proportion fut de 5.o83,3 millions en matières premières pour des usages industriels, y compris les produits semi-manufactures; de a. 482,9 millions pour les vivres et denrées alimentaires ainsi que le bétail, et seulement de 1.367,9 niillions pour les articles fabriqués. Une très grande partie des matières premières consiste en i»roduits agricoles, dont une certaine quantité provenant des régions tropicales. C'est ainsi qu'en l'année 1909, nous avons eu un excédent d'imi)ortalion en matières jiremièros, en vivres et eu bétail, dont le montant s'est élevé à 4-^73, ^ millions de mark. D'après les calculs du professeur Wohltmann (/>er l'ropenp/lanzer, iaiwicv 1911). sur iMM'hiirre, 4 «MO. G millions ])orlent sur un excédent il importation enproiluits agricoles, tlontu. 346,7 millions pour ceux qui proviennent des contrées tropicales et subtropicales. ,\ cela s'ajoutent aussi naturidlement ties ])roduits miniers en <]ii:nitil«'- eroissanle, île ces mêmes régions.
i!es faits tracent clairement la voie que l'Allemagne et
GEUHAHl) HILDKBRAND 20I
les autres Ktats industriels de l'ouest de l'Europe ont à suivre : il faut qu'ils s'assurent leur aijprovisionnement en matières premières, c'est-à-dire qu'ils fassent une politique positive ag-raire et coloniale
Dans ces conditions, TKurope occidentale a tout simplement un intérêt vital, naturel, urgent et permanent à se rendre aussi complètement indépendante que possible, au point de vue de la politique agricole et coloniale. Une masse d'hommes de 2()o ù 3oo millions, enfermée dans^ l'étroit espace de la moitié occidentale de l'Europe, doit prétendre au droit de coloniser, avec toutes les ressources d'une civilisation de beaucoup supérieure, des pays comme l'Afrique, qui sont arriérés, peu peuplés et incapables de se développer par l'énergie pi-opre de leurs habitants. Et tout naturellement, il est non moins de l'intérêt de cette même masse d hommes de l'I-lurope occidentale qu'il n'en découle aucun avantage x)articulier excessif pour quelques-unes de ses fractions. Le gran<l morcellement politique de l'Europ? OL'cidentale a favorisé pendant des siècles la création d'avantages spéciaux de ce genre. Le moment est veau d'y mettre ordre, autant que la chose puisse se faire, sans léser en aucune façon des privilèges acquis au cours de l'histoire et qui, en fait, sont peut-être devenus provisoirement nécessaires. Avant tout, 1«* moment est venu d'acconler aux besoins nouveaux et toujours croissants de ceux qui ont été jusqu'ici des déshérités, les égards qui leur reviennent, du point
de vue socialiste.
Ihid., p. 7-9; II.
3. Dispruportion choquante entre Vélendue de certains Empires coloniaux et la population des Etats possesseurs.
l'ne })ase de comparaison, dont les facteurs spéciaux
«lemanderaient encoi*e à être complétés, en tenant complo des circonstances particulières propres à chaque temps, est formée, en premier lieu, par la densité de population lies Etats possesseurs euro])éens ; en second lieu, par l'étendue de leui* territoire colonial, relativement à celle de la métropole. Qu'on nous pernuHte de mettre en parallèle ces deux facteurs fondamentaux dans le tableau suivant :
ItKCK.NSICMIM
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