‹ Le pangermanisme philosophiqueChapitre 16 sur 135 · PREFACE LXV · texte numérisé non relu

PREFACE LXV

Dangereuse assiiiiilalioii. Cai- la Grèce périt sons les coups de Rome. Mommsen alors accourut pour démontrer que l'Empire allemand avait tous les traits de l'Empire romain. Le prédécesseur vrai de Guillaume I ", c'est l'empereur Auguste. Le principat d Auguste, qui ne l'ut ni la royauté ancienne ni la république, était un compromis de toutes les deux ([) . Il eiuprunte à la première le commandement militaire, et à la seconde cette notion que le principat est une fonction publique, oîi les droits sont conditionnés [)ar des devoirs. Autorité et liberté ne vont pas l'une sans l'autre dans l'Empire romain ; et en ce sens rEmj)ire d'Allemagne est un principat romain. Ses monarques ne sont pas seulement des f)rinces, mais des fonctionnaires responsables devant la conscience publique. Mais ils sont aussi et surtout les créateurs de Tarmée permanente prussienne, connue Auguste est le créateur de l'armée permanente romaine. La simple solidité de cette conceplion a permis à Auguste de fonder un Etat qui fut prospère cinq cents années : œuvre non de génie, comme celle de César; mais de prudence et de lente jiatience qui ressemble merveilleusement à l'œuvre prussienne. A vrai dire, rien ne pouvait faire sombrer l'Etat romain si Auguste n'avait en deux choses manqué de prévision II ne sut prévoir ni pour son armée un elfectif suflisant, ni pour sa dynastie un ordre de succession. Il s'en faut que les rois de Prusse aient commis cette faute. Pour comble, les généraux

(i) Le volume sur Aug-uste, et qui nous aurait donne la théorie du prineipat romain, est justement celui que Mommsen n'a pas écrit. Il aurait formé le t. IV de l'Histoire romaine. Les conclu-

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