‹ Le pangermanisme philosophiqueChapitre 33 sur 135 · PREFACE CXI · texte numérisé non relu

PREFACE CXI

veau meilleur? Or, la faculté d'invention et d'assimilation originale dépend de la qualité du cerveau. Il n'y a pas de fait plus gros de conséquences. Car il signifie que la transmission dune civilisation supérieure à une race inférieure est impossible sans mélange de sang. Les peuples nègres n'ont jamais adopté les civilisations méditerranéennes dont ils étaient voisins. La puissance des idées échoue conlre les limites des aptitudes naturelles. Est-ce un hasard -encore si les Germains ont adopté vite et avec originalité la culture grecque et romaine, et s'ils ont adopté avec lenteur, à contre- cœur, une religion «émitique à peine hellénisée, le christianisme?

Enfin il y a le critérium de l'inégale énergie volontaire. C'a été une vue profonde de Klemm, que de distinguer les races en actwes et passives. Les races actives forment des peuples de chasseurs et de pasteurs; des peuples migrateurs, remuants, qui renversent des empires et en fondent ; qui ne supportent ni théocratie ni tyrannie ; insatiablement curieux, chercheurs infatigables, Imaginatifs et de foi fervente. Les races passives forment des peuples sédentaires, dépensée immobile, mais pacifiquement industrieux. Elles ont créé l'agriculture. Toute l'histoire prhnilive nous montre aux prises, dans un antagonisme naturel, ces peuples sédentaires avec les nomades plus énergiques. Au terme de la lutte, invariablement, une aristocratie d'envahisseurs s'installe sur la race passive, à qui elle laisse l'agriculture ; puis, toute l'activité politique du peuple nouveau, ainsi constitué, se dépense à intégrer la classe ainsi subalternisée dans la vie de ses dirigeants. Les

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convulsions (rAtlu'ues tiennent à la révolte précoce du (iéinos. Toujours, l'aristocratie se compose de ces beauv dolichocéphales blonds cpu ont en tous pays fourni les eonipu rants. Les blonds Iléraclides de Sparte sont venus du Nord. Tacite atteste que la décadence romaine commence avec la rareté des hommes i)londs. C'est que l'âme romaine était morte avec la race romaine, dont il se lit une eflroyable usure. De tout cela quel enseignement tirer? Il faut interroger l'histoire et le temps présent pour leur demander cpul est le peuple le plus ossu, le plus blond, le plus fécond, le mieux conservé dans sa fraîcheur de sang, le plus inventif, le plus audacieux, le plus capable de commander. Nul doute, |)our Woltmann, que ce ne soient les Germains.

On peut afllrmer de tous les peuples ([ue la (piantité de race blonde qu'ils contiennent décide " de leur valeur civilisatrice » (i). Ce critère appli([ué aux peuples modernes veut dire qu'ils valent à proportion de ce qu'ils contiennent de sang germani([ue. '

La civilisation romaine croupissait dans le marécage de sa brachycéphalie brune et de son sémitisme. Viennent les barbares blonds. ()uelques siècles passent ; et les familles nobles de toutes les grandes cités italiennes ont des noms de Germains; les noms de tous les grands artistes, de tous les savants, de tous les hommes d'I^tat du Piémont, de Toscane, de Venise sonnent germanique. ()m plus est, leurs yeux bleus dans leurs visages blonds leur conijx^sent une physionomie du Nord ({ui décèle leur

'i WoLTMA.NN, l'olitischc Anthn^poloiiie, p. U'>-.

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