‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 105 sur 139 · Limitation du concept de Germain · texte numérisé non relu

Limitation du concept de Germain

Le concept de Germain i)eut être délimité, tout d'abord, d'une façon très nette : en principe, celui-là seul est Germain qui descend de Germains.

Pourtant, il importe de reconnaître tout de suite la nécessité de donner à ce concept plus d'extension, sans quoi l'on aboutit à des conséquences divertissantes que Henke lui-même ne peut éviter : par exemple, que Luther n'est pas un véritable Germain, et que les Souabes, qui sont considérés dans le monde entier comme des représentants éminents du germanisme, ne sont pas non plus de véritables Germains ! Un homme dont la généalogie et la physionomie prouvent qu'il est issu d'un mélange de sang x>urement allemand et purement slave (et cela Henke

le pix)uve pour Luther) est un Trai Germain ; et il en est de même pour le peuple souabe, qui résulte d'une intime fusion de Celtes et d'Allemands, fusion qui donna naissance aux dons poétiques les plus riches et conduisit à une exceptionnelle fermeté de caractère.

J'ai déjà noté les avantages des croisements entre peuples jjroches parents ; chez les peuples germaniques cette loi s'est vérifiée partout : chez les Franvais, par exemple, où les croisements les plus divers des types germains concourent à produire une surabondance de riches talents, et qui, aujourd'hui encore, doivent une vie très diverse et riche aux nombreux centres où se poursuivent des sélections raciales dillerentes les unes des autres ; chez les Anglais, les Saxons, les Prussiens, etc.

Treitschke fait remarquer, en particulier, qu'en Ailemagne la force « constructrice d'Etats » n'a jamais été le propre des groupes allemands restés purs de mélange.

Ihid., I, p. 485.

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