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d'Auguste eurent le malheur de lenconlrer en (1ernianie un peuple autrement dangereux (pie <•< ce feu de paille du pays des Celtes et (pie lï'lan de ses patriotes ». Au contraire, la dynastie de Prusse commande à ce peuple dangereux qui battit Varus. Et c'est pouripioi le grand fant(>me cpie Drusus avait vu se dresser sur le bord de l'Elbe et qui lui eria : V Arrière ! » ne cessera pas de dominer l'horizon (i).
Depuis lors la (iermanie est en marche; et son empire est plus durable que celui de Rome, parce que, pourvu de toules les (jualités romaines, il a su ('viler les fautes des Romains, et qu'il ne rencontn^ pas d'ennemi (pu soit son égal.
Mais si ramphiclyonie des Grecs n'a pu subsister devant le choc de Rome, et si la Rome inq)t'riale n'a pu supporler le choc des Germains, comment a pu èlre fondée eerie Allemagne (ju'il faut plus durable que la Confédération ach(''enne et que l'P^mpire romain ? ('/est le grand sccrel politique de la transformation d'une confédération d'Etats en Etat féderatif. Seuls des peuples germaniques ont pu pénétrer jusqu'à ce secret. Sur l'histoire de la Suisse, des Pays-Bas, des Ktats-Unis, ïreitschke fait cette étude d'histoire c()nq)ar(''e. Ce sont les pays classiques de la vie fédérative. Pays de contrastes, tous trois : la Suisse, avec ses contrastes de climats et de religion, avec ses vieux cantons ruraux opposés à ses villes: la Hollande, avt^c l'antagonisnu» de ses villes mari-
sions générales nous soûl connues par un discours du 24 mars 1881, que l'on trouvera dans les liedfii inul Aiifsaetze, 1900.
(i) « Mais ce cri d'.4/-// vv .', dit Moinnisen, nous le traduirons par : hii avant l •
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times zélandaises, de sa démocratie rurale frisonne, de sa noblesse bellirpieuse des (iueldres ; les États- Inis avec leur aristocratie de planteurs au Sud, leur démocratie cormuerciale au Nord, leur libre agriculture dans le Far- \\ est. Que nous enseignent ces trois grands peuples ? ()ue la confédération ne se transforme spontanénuMit en État tédératif (pie dans les démocraties. L'Ktat fédératif suppose deux conditions : i'^ il faut (pie les membres de la confédération soient juridi(iuement égaux; 2" il faut (pie le pouvoir central ne coïncide pas avec *in des pouvoirs lédéraux. (^.onditions irréalisables toutes deux en apparence, si le jmuvoir exécutif du Bundesstaat appartient à une dynastie. En Suisse, il n'est pas vrai, comme le croyait /wingle, que « Ziirich et Berne soient les Ixeuts qui traînent le char » : aucun helvétisme unitaire n'a pu s'établir. Ni la piév dominance de la province de Hollande aux PavsRas ni celle de la Nouvelle-Angleterre aux États-lnis ne fondent une hégémonie. En AUemagne, il fallut briser les princes, avant de leur faire acce[)ter rp]mpire. Mais pcmrquoi se contenter de l'Empire fédératif, alors qu' * entre la Prusse et ses confédérés il y a la différence de la puissance à l'impuissance » ? C'est là le secret alk^uand. La forme du Bniidessfaaf semblait interdite à l'Allemagne. Pourtant la force prussi(^nne l'a créé: c'est que cette force fait prospérer les libertés qu'(»lle a su ménager. Ainsi se continue, dans des variantes nouvelles, la pensée de Fichte et de Hegel. De la comparaison entre la destinée allemande et les destinées des antres peuples, ces philosophes avaient conclu que