E PANGEUMAXISME PHILOSOPIIIOUE
plais et noirs comme on se les figure en Allema.2:ne, mais grands et J)lon(ls dans tout le Nord et daiis l'KsI russe, ou en Pologne. Ils sont, plus (pie tout anlre peuple, dans leur variété serhe, atlacliés à la lidélité, à l'honneur placé au-dessus de tous les i)iens. Ils ont fondé, par les Tcliècpies, le christianisme hussile. Oui certes, ils méritent d'être appelés une nation germanique.
l*ar Germains, Chamberlain entend donc une race préhistorique, d'où sont sortis par sélection les (iermains purs, les Celles et les Slaves. L'histoire de l'Kurope septentrionale, c'est-à-dire la seule qui compte depuis les Grecs et les Romains, est l'auvn^ collective de ces trois races sélectionnées. Le pangermanisme de Chamberlain est le plus raffiné cpiil y ait eu, parce cpi'il se hausse juscpi a ce degré d'impartialité cl jusqu'à ce vaste plan d'avenir qui demande aux Celtes et aux Slaves de continuer avec les (iermains purs une collaboration fraternelle, oîi ces derniers toutefois seront les chefs.
La docirine romantique d'un Friedrich Schlegel revit ainsi dans Chamberlain. Il croit décrire, (piand il |)arle des (iermains, la seule hisloire qui soit comparable à celle des (irecs, parce ([ue seuls les Germains ont des aptitudes universelles connue celle des (irecs et que, très solides par le savoir et par leur facilité à se civiliser, ils sont cependant protégés de l'immobilité chinoise ou du matérialisme juif par le don (pii les prédestine à la culture la plus haute, le sens de l'éternel. Mais ils sont aussi préservés du déséquilibre indou, parce que le sens de la civilisation, de l'organisation économicpie et
PIIEFACE