LI-: PRÉDESTINATIONNISMK MÉTAPHYSIQUE
(1) Bi'Low, La Politique allemande, p. 32^.
la) Je dois des'remercicmenls très vifs à mon collègue 1. Roiijfc, professeur à la Sorbonne, qui a bien voulu revoir la traduction des documents qui suivent; et les traducteurs lui sont reconnaissants, lesjpremiers, desjretouches dues à sa plume élégante.
FICHTE (i7()2-i8i3)
Il 11 est pas question ici do tracer iio résumé de la vie de Me lie. Sa hio-raplue par sou lils, luuuauuel Ilermauu Fichtc yJohann-Gottlieb Fichte's Lebenund literarm^her BriefwecJiHel i»io 2 vol., 2- éd. 1862) est en toutes les mains. Une bio- .^raphie mouumentale est préparée par \vs soins d'un Français M Xavier Léou, qui a déjà consacré à l'interprétation du philosoiihe un beau livre, La Philosophie^ de Fichte^ i(,o2. Aous citerous Ficbte d'après l'édition des Œuvren compU'tes {Saemtliche \yerke, 8 vol., Berlin, 1845-46) et l(^s trois v.>l unies d ouvrages postliumes {Nachgelasseiw Werke) qui avaient précédé en i835.
Ce que nous avons ici à faire saisir du doigt, c'est comim-nt le disciple rigide de Kant, celui qui croyait, « seul (le tous les vivants 0, avoir compris Kant et avoir pénétré e principe kantien, pour en faire le nioven d'atteindre « à la vente pure et à l'entière clarté .., peut passer pour un uovancier du pangermanisme. Il laut se garder de considérer lichte comme un rationaliste, dont le svstème, établi selon «les lonnes dune logique rigoureuse, serait destiné à satis-
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LE PANOEUM.VXISME PniLOSOl'HIQI E
de leurs privilèges sociaux. On n'a pas besoin d'olarpir les droits déinocraliques du peuple, si on le fanatise, selon le plan de Bï.low, « par une poliliqu.vivante, résolue, grande dans ses ambitions, énergique dans ses moyens . (i). Les desseins de eette politique, les gouvernants d'Allemagne les fixent. Mais ils comptent sui- la collaboration des penseurs allemands pour en imprégner l'élite et la foule. l»lus certains, par expérience, de reflicacilé dune telle propagande, que tels parmi nous, aveuglés jusqu a en douter, quand déjà elle nous cernait de son enveloppement mortel (a).
Cliailes Amh.ku.