LK PANGERMANISME PHILOSOPHIQUE
pour répandre la langue allemande! Au lieu de cela, il nous faut entendre parler de la régression de la librairie allemande, même aux États-Unis! Et quel nioven d incoml)arable propagande que les universités allemandes de t.»ute espèee, depuis les vieilles universités elienues jusqu'aux plus jeunes instituts techniques ou eommerciaux! Toutes ensemble forment une phalange de vie nationale dont la vigueur est ineomparable, dont l'avance victorieuse pourrait encore à présent i-éduire à néant la stratégie et la tactique scientifiques de nimix>rte quelle autre nation.
i:t cette armée est tout spécialement désignée pour lutter sur le terrain internaticmal. Cai- la science, sans doute, est ancrée par la base dans le terroir national, mais sa cime déjiasse toutes les cimes nationales, elle ne rend d'hommages qu'à la vérité. Cette situation des universités est-elle sulTisamment reconnue dans l'Empire?
()ui parle encore, de nos jours, d'une royauté de la
science ?
Où soni les milieux dirigeants où l'on comprenne siK)ntanément, même à un faible degré' et en restant loin de la mentalité des milliardaires américains, qu'il y a nécessité d'intervenir, et qu'il n'existe pas, pour une grande nation, de placement plus productif de ses capitaux que celui qui profite à la science, si peu pratique qu'elle soit en apparence ?
Sans doute, plus d'un Allemand croira reccmnaitre, dans toutes ces questions que je pose, la voix de ces zélateurs auxquels on reproche du chauvinisiue et de l'esprit de chimère.
Ces ligues sont exemptes de tout chauvinisme. Elles ne mentionnent qu'en passant le « germanisme pur » de Lagarde et de FriedricJ, Lange ; elles ne reconnaissent aucun culte, pas plus celui de W otan que celui de Tuisco. Elles ne s'a\enturent pas à juvmoncer des paroles gmn-
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KAUr. LAMPIIECUT
(liloquentes comme celles que Schiller écrivait au sujet des Allemands, vers la fin du xviii' siècle : « T ne destinée sublime lui est réservée; de même qu'il se trouve situé au centre des j)euples de l'Europe, il est le noyau de rhumauité. » Ces lignes laissent à chaque [)euple son droit, son champ de bataille, son lionueur. Mais quand Schiller, poursuivant, dit de l'Allemand : 0 11 est élu i>ar l'espi-it du siècle iZeitgeist) pour continuer à construire, pendant les luttes du siècle, l'édifice éternel de la civilisation humaine », elles jirétendent alors s'approprier ces paroles comme un précieux héritaî^^e qui, au bout d'un siècle, n'est [)as périmé. Soyons tidèles à nous-mêmes et aux époques sublimes de notre passé ; unissons ce ([ui fut le but et la gloire de l'époque de G<ethe et de celle de Bismarck : maintenons sans défaillance et fortifions la situation de notre race à l'extérieur, et développtms intérieuirment les qualités spéciales^qui nous rendent capables d'une action nationale et universelle de grande enverzwvi' ; alors nous servirons l'univers et la patrie d'une même ferveur, d'une même vaillance, et avec un même succès.
Ibld., p. 4^9-494-
xVLBRKCHT WIRTH
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AMun:ciiT WIRTH
sociales Le lait même de la culture et de la civilisation est dû à des volontés que rien ne prédestine. L'ambition allemande est de même une résolution libre qui n'accepte la loi
([aucune fatalité.
Les passages que nous rei>roduisons rejoignent ceux quon i lus dans notre Pciiiircrmanisme continental et dans notre- )*ang'ermanismc colonial: et (m a laissé subsister à dessein une transition visible.
LA VOLOM'K fJKIJMAXKjLi: lU: DOMIVATIO.V
Ce n'est pas !<• lieu de reproduire sur M. Aibreclit VVirth une notice que le lecteur trouverait dans notre volunu» sur le /Pangermanisme continental 6-o//.s (iuillanme II, p. 3n3 Ali)recht Wirth nv ligure ici qu'à litre d(^ lenant ou d'aboutissaiil. 11 est un spécialiste de l'histoire d'Asie, \ni explorateur <pii a beaucouj) voyagé, et un des apôtres les plus actifs du colonialisme allenumd. Mais il a préconisé davantage encore rcx[)ansion continentale de l'Allemagne, surtout en Pologne, en Lithuanie et aux Balkans. Les passages qui suivent ont pour objet de démontrer cpi'il justifie son ajK)st()lat pratique l>ar une philosophie. Il est un théoricien de l'expansion et de la migration, connue Friedrich Uaizel dont il est l'élève: et il est un théoricien de la race et de la culture germaniques, comme Paul de Lagarde, Langbehn, et les disciples allemands de Gobineau, dont on va lire les extraits plus loin, et qui sont AN'oltmann, Driesmans. Ilouston-Stewart Chamberlain. Celte histoire conq)arée des nations, «pie Lanqjrecht réclamait et qu il n'a pas os»' écrire, Albrecht \Mrlh, avec jdus d'assurance, os<' l'esquisser dans j)lusieurs de ses livres, notamment VolLsftim and Welfmacht in der Geschichte (Les Nationalités et les Puissances mondiales dans r Histoire, i«K)I.) et Der Gan^^ der Weltg-eschic/ite ila marche de l'Histoire universelle, ic)i3>.
Wirth conseille aux Allomands d'ac( ueillir dans leur sang une dose de sang celtique et de sang slave, mais en maintenant la prédominance des inlhiences ancestralcs germaniques. Les races, toutefois, s'aflinent par la culture et non pas seulement par mélang(\ Avant tout, «lies se modiaenl par le sol qu'elles habitent. Il faut à l'Allemagne l'étendue <le sol qui convient à son ambition. Aucune influence de race ou de sol n'est cependant fatale, ^^'irth croit à la contingence de toutes les lois ethnograj)hi<pies, anthropogéographicpies et