‹ Le Pangermanisme philosophique (1800 à 1914) [microform]Chapitre 86 sur 139 · Lutte de V instinct de la race contre la panmixie · texte numérisé non relu

Lutte de V instinct de la race contre la panmixie

démocratique.

En général, il s'en faut aujourd'hui de beaucoup que nous considérions notre sang comme un bien particulier et, a fortiori, comme le plus précieux de nos biens, ce qu'il est pourtant en réalité. Ceux qui font quelque cas du sang, et entendent garder jalousement la supériorité qu'ils ont acquise au cours de l'histoire sur la race blanche commune, ne voudront pas entendre dire que cette supériorité n'a pas si grande imi)ortance. D'autres qui cherchent la valeur de l'humanité non pas dans le sang, mais dans la dignité de l'esprit et du cœur, flaireront tout de suite là un avilissement- Le christianisme, de son côté, pourra protester au nom du droit qu'ont tous les hommes d'être les enfants de Dieu, droit qui, d'après le commandement de la Bible et l'exemple ajiparent de la conversion des peuples, doit être accordé sans considération de race. Pour ces motifs et pour d'autres encore, il semble vain de vouloir convaincre de nouveau le monde européen de la vertu prépondérante du sang. La tentative paraît encore i)lus vaine si l'on considère ce fait que, depuis longtemps, tout fermier intelligent, tout éleveur de chevaux ou de chiens connaît, ou du moins applique exj^érimentalement les lois suivant lesquelles se produisent les diflerentes races chez nos animaux domestiques et d'où procède

FRIEDUICH LANGE

leur amélioration ou leur dégénérescence, et que, cependant, ces expériences quotidiennes n'ont plus d'écho dans les lois, et éclairent à peine d'une faible lumière les mœurs et usages des peuples européens. La parole de rÉvangile : « Ce que Dieu a rassemblé, Thomme ne doit pas le séparer; » cette autre maxime : « Les mariages sont conclus dans le Ciel; » la toute-puissance de l'amour, proclamée sainte dans une quantité innombrable de poèmes et de romans; enfin l'esprit de jalousie x)olitiquo toujours croissant de la démocratie, qui autorise volontiers tout mélange, n'imix)rte quel amalgame du sang, au nom des droits éternels de l'homme : toutes ces influences ont agi de concert en vue d'extirper encore plus radicalement et de flétrir de leur mépris tout respect traditionnel pour les puissances et les privilèges fondés sur des filiations connues et des tables généalogiques, c'est-à-dire sur un mélange réglé du sang. Tous les peuples européens se portent actuellement d'un élan si irrésistible dans le sens du progrès de la démocratie, que, réellement, ce semble être au premier abord une entre i)rise digne de pitié que de vouloir dresser la digue de l'inégalité du sang et des races contre ce flot envahissant du nivellement démocratique, et déployer sur cette digue la bannière de l'idée aristocratique. Les membres titulaires de la noblesse ont eu eux-mêmes la faiblesse de céder aux démangeaisons démocratiques de notre époque et de laisser ébranler en eux le sentiment de leur valeur, allant ainsi jusqu'à peixlre en partie la conscience de la raison profonde des privilèges qu'ils revendiquent. Sinon, il serait im})Ossiblc d'expliquer pourquoi des officiers et des fonctionnaires nobles épousent des juives pour l'amour de Mammon et, ce qui est beaucoup plus grave, exigent d'être traités à l'égal de leurs collègues, ce dont ils peuvent se vanter, hélas! dans un tix)p grand nombre de cas. Les hommes sensés sont scandalisés et se désolent de voir que la

noblesse détruit ainsi la seule base sur laquelle se puisse fonder sa valeur. Ceux qui veillent sur le prestige de la noblesse devraient, contre une telle décadence, employer des moyens plus énergiques que la colère et le regret. En attendant, ce sont ici encore les démocrates qui triomphent, ainsi que les juifs, leurs mandataires dans la presse : ils sont enchantés du « beau parti » qu'ont trouvé leurs « concitoyennes » juives; mais, en même temps, ils savent user de l'ironie la plus mordante, quand, après de pareils précédents, un « Junker », qui gêne leur politique, veut faire valoir les droits du sang.

Ibid.^ ]3- 238-239.

Page 1