Les lois du germanisme pur
Si l'on me demande quels sont les dix commandements et les articles de foi du germanisme pur, je répondrai : les meilleures lois sont toutes des lois non écrites ; s'il fallait les rédiger, elles ne seraient plus vivantes. Dans ce sens, les lois du germanisme pur sont aussi des lois non écrites; mais elles n'en sont que plus profondément gravées dans le cœur et dans la conscience de tout Allemand. Toutefois, si l'on veut avoir une formule courte, qui nous donne une vue d'ensemble, afin de pouvoir déterminer rapidement la différence avec l'état antérieur, que ce soit la profession de foi suivante : « Pour atteindre à la sincérité, que chacun trouve son bonheur dans sa propre croyance; cei^endant, notre vie et notre effort moral doit s'inspirer de la tradition de nos pères. »
Cette profession de foi paraîtra })robablement insuffisante à beaucoup. « Elle est trop simple, » dira-t-on, — mais les grands préce^ites absolus ne nous ont pas jusqu'ici conduits plus loin. « Elle est trop imprécise, » — mais toute précision dans le dogme qui veut valoir pour
tous engendre Tinsincérité chez l'individu. « Elle promet peu, » — soit, mais c'est justement ce que nous pouvons tenir, et, dans les affaires de conscience, il ne convient à aucun Allemand de promettre davantage.
Ibid.y p. i3i.