‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 10 sur 48 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

en A n 0 né Ste premier auteur qui ait insisté sur l'intérêt du pansement plâtré et rarement renouvelé, est Ollier. On connaît surtout son traité sur les « Résections UE aticulaires », où il précise en détail la façon de ré- . gler les soins post-opératoires : pansement formé de mêches iodoformées avec un sachet d’iodoforme, prenant tout le bassin et la cuisse (pour une résection de la hanche), recouvert d’un plâtre et laissé en place dix jours ou plus. Ÿ

En 1872, un rapport d’Ollier au Congrès hr

de Lyon, traite: « De l’occlusion inamovible js comme méthode générale de pansement des plaies

et de son application à la chirurgie d’armée. »

A la même époque, le grand pansement ouaté d’Alphonse Guérin, réalisait une immobilisation à peu près complète d’un membre; par sa rareté, il évitait la surinfection de la plaie, redoutable alors en milieu hospitalier. C’étaient déjà des idées voisines des nôtres. Le principe de la méthode que

+ nous étudions, appartient à Ollier, et Leveuf dans un article récent s’élève, à juste titre, contre l’ou-

bli qu’on semble en Fe au u profit ou étrane gers, qui n’ont fait qu apporter des modifications de détail plus ou moins intéressantes. Renonçons Lu done à parler de méthode de Or, de méthode de Bohler, de méthode espagnole, puisque nous appli- À quons une méthode française. | ï

L’Ecole lyonnaise la conserve en effet et en i 225$ | étend les applications. Poncet, dans son discours à 4 à

la présidence du Congrès de Chirurgie de 1899, le “à recommande pour la chirurgie d’armées. Il l'utilise dans les fractures compliquées, même après les am- putations laissées ouvertes, dans les plaies acciden- Ke telles graves, dans certaines brûlures. ie, | Au cours de la guerre de 1914, on fut loin cependant de l'utiliser de suite. En 1915, Gangolphe préconisa l’immobilisation plâtrée pour les blessures; ZT ñ il ne fut pas suivi de l’abstention de toute théra- | “a peutique, autre que la désinfection superficielle des SA Ks orifices d’entrée et de sortie, resta de règle au début. | En fait, le nombre important des blessés par éclats d’obus, la nécessité d’évacuer à très longue distance, les retards et les mauvaises conditions du traitemeni, les difficultés de la surveillance, aboutirent à bien des catastrophes. Il y eut beaucoup 1 trop d’amputations pour gangrène gazeuse, pour des plaies qui, au premier abord, n’avaient pas paru inquiétantes.

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Ceci disparut quand les conditions du traitement s’améliorèrent avec la stabilisation du front, et quand on pratiqua la mise à plat des plaies : ouverture large, nettoyage soigné, ablation de tous les corps étrangers. La technique se précisant, il fut possible, dans les meilleurs cas, d’aboutir à la suture primitive.

Celle-ci démontrait l’excellence de l’excision de la plaie, qui prit le nom de méthode de Gauchier et Lemaitre.

À partir de juillet 1915, et surtout de 1916, la suture primitive apparut comme la méthode de choix et se généralisa, en même temps que se précisaient ses indications et contre-indications. Résumant en janvier 1918 son expérience sur 2.537 cas de suture primitive, sans un seul cas de gangrène gazeuse, Lemaitre indique que 79 % des plaies peuvent en bénéficier.

Dans les cas limites, la suture secondaire était largement utilisée, et avec raison.

En même temps on étudiait l’action sur les plaie: infectées de tous les antiseptiques. Le meilleur, soit en pansement, soit mieux, en irrigalion continue (Carrel), est le Dakin. Il rend de grands services, mais n’est pas exempt de. quelques one

A Trac 1140 OT y : Les. autres antiseptiques sont m

1915, Leriche et Robert étudient le baume du Pé-

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