LA PLAIE CONTUSE
L’étendue de la plaie et sa profondeur sont évidemment des facteurs de gravité, mais le fait important, est plus la contusion que la plaie elle-même. L’écrasement des tissus par l’agent traumatisant, souvent beaucoup plus étendu qu'il ne paraît, 4 aboutit à leur nécrose. | se Cetie nécrose est aggravée par des phénomènes cireulatoires, rupture ou élongation des capillaires ï: de voisinage et par des phénomènes humoraux, les cellules détruites libérant dans la plaie des produits protéolytiques. Comparée à ces lésions tissu-
\. ut nr Tr par ne an pour | Le riche, une action locale et s'associent au mécanisme NAS vasodilatation, pour produire la congestion | docale, toujours évidente, après une période de vaso- . constriction très passagère. Cette roue dure ent moyenne une huitaine de jours. Elle s ‘accompagne
d’œdème, d'augmentation légère des oscillations, de :
chaleur locale, d’hyperleucocytose régionale. Elle explique le suintement séro-hématique souvent très ‘abondant, dans les jours qui suivent la blessure.
Les résorptions toxiques jouent aussi un rôle dans les phénomènes généraux, et contribuent à expliquer le shock post-traumatique, les troubles psychiques, les déséquilibres vago-sympathiques, et chez la femme, l’aménorrhée posi-traumatique. I faut donc retenir pour notre sujet, deux facteurs de gravité de la plaie :
— Le premier est dû directement au traumatisme, plaie cutanée souvent irrégulière, hématomes sous-cutanés et musculaires, déchirures des aponé-. -vroses, souvent dénudées .et déchiquetées, écrasement et destruction musculaires: le tout est aggravé
‘ encore par la possibilité de lésion vasculaise ou nerveuse, de fracture, souvent eomminutive;, avec des