‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 13 sur 48 · LA PLAIE CONTUSE · texte numérisé non relu

LA PLAIE CONTUSE

L’étendue de la plaie et sa profondeur sont évidemment des facteurs de gravité, mais le fait important, est plus la contusion que la plaie elle-même. L’écrasement des tissus par l’agent traumatisant, souvent beaucoup plus étendu qu'il ne paraît, 4 aboutit à leur nécrose. | se Cetie nécrose est aggravée par des phénomènes cireulatoires, rupture ou élongation des capillaires ï: de voisinage et par des phénomènes humoraux, les cellules détruites libérant dans la plaie des produits protéolytiques. Comparée à ces lésions tissu-

\. ut nr Tr par ne an pour | Le riche, une action locale et s'associent au mécanisme NAS vasodilatation, pour produire la congestion | docale, toujours évidente, après une période de vaso- . constriction très passagère. Cette roue dure ent moyenne une huitaine de jours. Elle s ‘accompagne

d’œdème, d'augmentation légère des oscillations, de :

chaleur locale, d’hyperleucocytose régionale. Elle explique le suintement séro-hématique souvent très ‘abondant, dans les jours qui suivent la blessure.

Les résorptions toxiques jouent aussi un rôle dans les phénomènes généraux, et contribuent à expliquer le shock post-traumatique, les troubles psychiques, les déséquilibres vago-sympathiques, et chez la femme, l’aménorrhée posi-traumatique. I faut donc retenir pour notre sujet, deux facteurs de gravité de la plaie :

— Le premier est dû directement au traumatisme, plaie cutanée souvent irrégulière, hématomes sous-cutanés et musculaires, déchirures des aponé-. -vroses, souvent dénudées .et déchiquetées, écrasement et destruction musculaires: le tout est aggravé

‘ encore par la possibilité de lésion vasculaise ou nerveuse, de fracture, souvent eomminutive;, avec des

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