‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 14 sur 48 · UE A · texte numérisé non relu

UE A

esquilles libres, formant dans les tissus de voisinage autant de projectiles secondaires. Au total, est réalisée la classique « chambre d’attrition ».

— Le second facteur de gravité réside dans la mortification des parois d’origine circulatoire ou toxique, souvent très étendue en profondeur. La rétraction des muscles contribue elle-même à étendre la nécrose à distance du foyer. Ameline rappelle l’importance de cet « œdème gélatineux et rosé, signature des contusions tangentielles, qu’il : faut avoir vu cent fois pour le redouter comme un malfaisant bouillon de culiure ».

Ainsi, la plaie contuse est un terrain de choix pour toutes les infections; elle est menacée par la gangrène gazeuse.

On comprend que la gravité de la plaie soit variable suivant l’agent traumatisant, faible avec les plaies par armes blanches (actuellement les plus rares), ou même avec les plaies par balles tirées à distance, quand il n’y a pas d’éclatement osseux, très sérieuse au contraire dans les plaies par éclat de grenade, et surtout par éclat d’obus où le projectile est plus irrégulier, et sa force vive plus violente. Cette notion de la force vive est capitale. Elle explique que les traumatismes du temps de paix (accidents d’automobile, de. chemin de fer), ne soie pas neoins graves que ceux du temps de

guerre, dû fait. du Side et de la vitesse dés agents ; traumatisants, de la violence des chocs et des écrasements, On sait d’ailleurs comment le trauma tisme, même dans des contusions fermées, et même :

sans fracture, peut entraîner de graves séquelles :

œdème, cellulite, rétraction musculo-tendineuse,

ostéoporose, troubles neuro-vasculaires.

Pa

Page 1