TARDE
sulaire, en détruisant les déchets de la destruction cellulaire.
— La cure de la plaie à l’air libre permet aussi une surveillance locale parfaite. Leriche écrit des antiseptiques que « le plus merveilleux de tous, le plus immédiatement efficace, est l'exposition au soleil. »
Cette méthode respecte les défenses naturelles si atteintes qu’elles soient. Elle est conforme en cela au vœu de Delbet : « L’aseptie doit remplacer l’antiseptie, non seulement quand on agit sur les tissus normaux, mais aussi bien dans toutes les plaies infectées. » 3
Au cours de ce traitement, une forte deshydratation est de règle, jusqu’à ce que se soit formée sur la plaie une croûte protectrice, qui supprime l’évaporation, et qu’il faut respecter. Dans les cas où cette déshydratation est importante, elle peut nécessiter des injections de sérum physiologique. Soulié et Linarès disent avoir pu éviter, grâce à cette méthode, « des centaines d’amputations pour des membres où elle était justifiée. »
Quel que soit le procédé de pansement, deux faits ont leur importance pour nous
1° tout d’abord, l'intérêt d’immobiliser ces plaies
suspectes qu’on ne plâtre pas. Les moyens varient de la simple attelle, aux appareils de
ne Pouliquen pour Te membre supérieur, de is Boppe pour le membre inférieur ;
Drm 2" d’autre part, dès que la menace de gangrène 5 sera jugulée, la plaie pourra être traitée par SALE plâtrage et le pansement rare, qui repren-
nent alors leurs avantages.
N° oublions jee qu’en temps de guerre, l’un d’eux est précieux; c’est la facilité de l’évacuation.