‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 19 sur 48 · ET | INDICATIONS SECONDAIRES · texte numérisé non relu

ET | INDICATIONS SECONDAIRES

Après les indictions immédiates, nous devons en- visager les indications secondaires qui sont plus fréquentes peut-être, et semblent prêter à beaucoup moins de discussions.

Elles peuvent se résumer en trois circonstances schématiques :

— Infection importante.

— Infection légère, mais interdisant la suture secondaire.

— Plaies ayant représenté une contre-indication au plâtrage immédiat.

A) Infection importante :

Nous sommes en présence de plaies donnant lieu à une suppuration abondante. aux bords rouges, avec lymphangite, adénopathie à la racine du mem-

bre. Souvent, il existe de la fièvre, soit élevée, traduisant un véritable état septicémique, soit plus modérée, simple élévation thermique vespérale avec des clochers espacés. ant é Cette infection a pu succéder à un essai malencontreux de suture primitive, faite à tort dans des conditions imparfaites. Elle eût été infiniment plus légère dans une plaie pansée à plat Même si la désunion a été faite précocement, la plaie a été aggravée, et il faudra peut-être de longues semaines pour revenir à un état local satisfaisant.

L’immobilisation et le pansement rare donneront d’excellents résultats contre tous ces phénomènes i in-

flammatoires. Es

B) Infection légère :

Ce cas est plus fréquent. La plaie n’avait pas été suturée, parce qu’elle présentait déjà de petits signes d'infection, parce qu’elle était vue tardivement, ou très souillée, parce qu’elle comportait des délabrements musculaires, ou parce que les circonstances d'évacuation contre-indiquaient la suture.

Dans ces plaies, pansées à plat après épluchage, l'infection est en général plus légère, plus superficielle, et on peut espérer qu’elle disparaîtra plus rapidement. Bien souvent, le chirurgien espérait pouvoir suturer secondairement, maïs un état local

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La suture : Stardée est, certes, Me excellente mé- thode, ses résultats ont été parfaits au cours de la

| on. guerre, comme dans la pratique civile. Elle "ne présente pas les dangers de la suture immédiate. = On la pratique de préférence du 3° au 5° jour, en un moment où la plaie, qui paraissait douteuse au début, s’est montrée aseptique. Elle peut être faite en un seul temps, ou en plusieurs, espacés de 24 h.

Ainsi, très simplement, et sans qu'il soit nécessaire d’exciser la plaie de nouveau, on avance considérablement la guérison, on évite l’infection secondaire, on obtient une cicatrice linéaire et souple. Avec une expérience suffisante, on peut parfois Dh juger de la possibilité de la suture dès l'ouverture du à pansement : « La plaie, écrit Leriche, doit être rouge, nette, sans œdème nulle part, sans points F sphacéliques, sans taches troubles ou placards fibri- | neux. Les ligatures hémostatiques (qu’il faut, lors de l’excision, faire avec du catgut 00) doivent se voir comme des points, et non comme des aires vitreuses. »

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