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Il est bien souvent impossible, cependant, d’affirmer l’aseptie de la plaie, et la prudence conseille de pratiquer, dans tous les cas, l’examen bactériologi-
que de la plaie, examen direct et culture, en faisant
plusieurs prélèvements, aux points suspects de la plaie.
La présence de streptocoques, ou simplement d’une flore microbienne abondante contre-indique la suture.
C) Plaie ayant présenté une contre-indication au plâtrage immédiat :
Nous retrouvons enfin, parmi les indications secondaires, les plaies graves exposées à la gangrène par une lésion vasculaire importante, par une lésion musculaire sévère, par une excision trop incomplète ou trop tardive. |
Le plâtrage, dangereux les premiers jours à cause de la nécessité de surveiller de près l’état local, devient, au contraire, possible et utile après cette période d’observation.
Les contre-indications immédiates constituent donc des indications à une cure plâtrée retardée.
Dans tous ces cas se pose le problème du traitement des plaies infectées. Nous retrouvons ici l’application des études faites sur les antiseptiques et que nous avons rapportées en parlant des bases physiologiques de la méthode plâtrée.
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\ — 63 — Nous ne voulons pas revenir sur les méfaits des antiseptiques trop forts, caustiques pour la plaie, sur l’inefficacité de la plupart des produits employés, sur les dangers des pansements répétés, provoquant des douleurs, traumatisant le foyer inflammatoire; cer-
taines plaies présentant des zones de sphacèle, peu-
vent, certes, bénéficier pendant quelques jours d’irrigation au Dakin, mais il n’y a pas intérêt à prolonger ce traitement quand la plaie est détergée. Dans ce cas encore le pansement plâtré est indiqué.
La pratique et la théorie sont d’accord pour faire renoncer à toute intervention chirurgicale sur une plaie infectée, sauf pour l’ablation de projectiles inclus entretenant l'infection par leur présence. Encore leur extraction doit-elle être pratiquée avec douceur, en réduisant au minimum le traumatisme local.
Grâce au pansement rare sous plâtre, l’état de la plaie sera transformé en quelques semaines. On la trouvera propre, bourgeonnante, pratiquement aseptique, en partie comblée.
Pour nous résumer, le plâtrage des plaies des parties molles ne nous paraît pas indiqué dans la majorité des cas.
1° On ne le pratique d’emblée que lorsque l’état de la plaie rend impossible la suture immédiate, et
ee retardée, En cas de Re à ce. noi ‘de ue de ue
sera mise en observation. La suture retardée en un ou plusieurs temps doit rester | la méthode de trai-
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tement courante. RC € | 2° Il ne saurait être question d'appliquer le pan-
sement à plat sous plâtre, ni aux simples plaies su-
perficielles, ni aux nombreuses blessures qui peu-
vent guérir plus rapidement par une suture, ni aux cas, plus rares, qui réclament une surveillance locale très minutieuse. =
3° Secondairement, on emploie le pansement plâ-
tré dans les plaies où la suture secondaire s’est révélée impossible, dans le cas éventuel d’une suture primitive compliquée de suppuration non gangréneuse et qu'il a fallu désunir, et enfin dans les cas où il a été contre-indiqué primitivement, après mise en observation pendant quelques jours.
Nous allons voir, à propos du traitement des fractures ouvertes, les indications du pansement plâtré devenir beaucoup plus étendues. La longueur de la diseussion précédente se légitime cependant parce que nombre des idées qu’elle comporte trouveront aussi leur application aux chapitres suivants :