‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 28 sur 48 · APE · texte numérisé non relu

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laires, sont un danger pour la plaie.

__V. PLATRE DE TRANSPORT Na

Le l’immobilisation des plaies peut constituer un avantage considérable pour le transport des blessés. Il s’agit là d’une immobilisation passagère, nullement comparable à ce que nous vons envisagé. Il

est évident qu’un simple pansement protège assez mal le blessé contre tous les petits traumatismes qui

le menacent.

Nous savons que ces traumatismes, parmi lesquels il fut compter même les contractions muscu-

Ils entraînent des douleurs, risquent d’augmenter le saignement, et par ce double mécanisme ils sont un facteur de schock. En irritant le foyer, ils le prédisposent à l’infection ou l’aggravent si elle est déjà déclarée.

Nous arrivons à cette conclusion qu’il est important pour l'avenir d’une plaie grave de la mettre au repos pendant son transport, de l’immobiliser.

« L’immobilisation des blessures de guerre peut présenter un intérêt thérapeutique. Elle présente plus certainement encore un intérêt en quelque sorte militaire, en facilitant le transport des blessés de telle ambulance avancée, à telle ambulance

En dehors des indications du pansement rare sous

Es plus lointaine, en cas d’ action militaire d’enver- gure. » (F unck Brentano.)

La pratique de la dernière guerre a fait déjà lar-

gement utiliser le plâtre d'évacuation (Pouliquen).

Grâce à la même méthode, Leveuf a pu faire des

évacuations dans les plus mauvaises conditions, transports en montagnes par exemple, sur des caco- . lets portés par des mulets, et ceci sans que les … blessés souffrent, sans que leurs plaies soient aggra-

A vées.

À propos de ces immobilisations provisoires, la question se pose de choisir entre les diverses méthodes possibles.

Pour le membre inférieur, on emploie l’un des divers appareils dont on dispose en très grand nombre, et qui sont excellents : appareïls en store, jambier ou pelvicrural, grande attelle externe qu’on peut combiner aux stores, attelle de Boeckel, attelles métalliques diverses, attelle de Thomas Lardennois préférable en cas de fracture et qui peut être associée à un appareil en store.

Tous ces appareils sont rapidement placés et tiennent bien; ils sont faciles à surveiller et à retirer. Il n’y a pas souvent intérêt à les remplacer par un plâtre. Cela peut être nécessaire parfois, par exemple chez un polyblessé, présentant une fracture de

jambe, ou une lésion du genou et une plaie de la

Lafe

racine de la cuisse. Un appareil plâtré pelvi cruro jambier est également le meilleur mode de transport sur l’intérieur pour une fracture ouverte de cuisse opérée.

Chez les blessés du membre supérieur, l’indication du plâtre de transport semble plus fréquente. Pouliquen plaide en sa faveur dans un article récent (Presse Médicale, 25 octobre 1939). Il nous . présente le pansement plâtré comme l’idéal chez les polyblessés, en particulier ceux qui présentent une plaie thoracique ou axillaire associée à une fracture de l’humérus, et qui toléraient mal un appareil thoraco-bracchial du type Pouliquen. Le plâtre est fait très simplement en déroulant quelques bandes autour du pansement, travail facile, « à la portée d’un simple infirmier ». Il immobilise bien, avec un encombrement minime; il est très peu coûteux; étant destiné à durer peu de temps, il lui suffit d’être léger, et son ablation sera rapide.

Son avantage principal est d’être toujours bien toléré puisque les points de pression en sont multiples, qu’on peut protéger les zones douloureuses et mouler au contraire le plâtre sur les zones saines. Nous teuchons là une application assez spéciale de Pimmobilisation anti-inflammatoire, et le plâtrage provisoire de ces plaies est bien différent du traitement occlusif véritable,

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