‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 33 sur 48 · PS LOT · texte numérisé non relu

PS LOT

s LES rôle est particulièrement important, puisque Ji immobilisation contribue à protéger l'articulation

4 d’une éventuelle infection atteignant les parties 7 d DA

r molles.

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Ajoutons enfin que toute plaie, même minime, susceptible d’avoir atteint une articulation, doit être soigneusement débridée et explorée.

f) Plaie infectée. — En pratique générale, ne pas intervenir en période évolutive, vu réduire l’intervention au strict minimum. Le principe de la temporisation a fait ses preuves dans les affections inflammatoires.

Il sembie qu’elles passent toutes à leur début par une phase critique où il est dangereux d’intervenir.

Simple plaie des parties molles :

Il ne faut pas s'attacher à une excision large qui serait dangereuse, ne faisant qu’étendre l'infection, inoculer des tissus sains, On se contentera d’exciser

isse la synoviale ouverte, avec Pespoir ue ii S’il existe des lésions done associées, on Meet une résection plus ou moins typique portant sur

2 June des. extrémités articulaires ou sur les deux. Même dans les meilleurs cas, le plâtre sera indiqué. -

TOR à

LE

le plus gros des tissus sphacélés, sans. s chercher à atteindre les zones saines. Cet épluchage économique ne doit pas faire saigner.

Si le sphacèle est modéré, on s’abstient d’y toucher.

L'essentiel est seulement de mettre la plaie à

plat, d'empêcher qu’il ne reste des poches mal drai-

nées, où la rétention purulente exacerbe la virulence de l’infection.

L’extraction du projectile s’impose si elle est facile. Sinon, il est préférable de la retarder.

Si l'infection est à son début et menace de s’accompagner de gangrène gazeuse, nous avons vu qu'il faut s'abstenir de plâtrer la plaie. Si au contraire elle est plus ancienne, et du type phlegmoneux ou lymphangitique, elle bénéficiera de l’immobilisation plâtrée, à condition d’une surveillance sérieuse.

Fracture ouverte infectée. — On touche lé moins possible aux parties molles. Mais l’esquillectomie devient indiquée pour mettre à plat le foyer. Les esquilles ne feraient qu’aggraver l'infection, et sans utilité, leur élimination étant fatale au milieu infecté. L’esquillectomie secondaire ne comporte pas

le même danger de pseudarthrose que l’esquillectomie précoce,

En effet, le périoste a déjà réagi, il est épaissi,

il régénérera mieux, surtout si la rugine tranchante

laisse à sa surface quelque débris osseux.

On ne doit pas hésiter à faire l’ablation souspéristée d’esquilles adhérentes pour mettre à plat le canal médullaire et permettre un bon drainage osseux. | On a même proposé dans les fractures non esquil- Jleuses de mettre à plat le canal médullaire par une résection partielle sous-périostée des extré- mités.

Boehler conseille cependant d’éviter toute esquil-

lectomie précoce. La date d’ablation des séquestres est tardive. Elle va de deux mois pour l’avant-bras,

à quatre mois pour le fémur. On panse alors à plat avec des compresses vaselinées et sous-plâtre (méthode de Orr).

Dans les fractures infectées, comme dans les plaies des parties molles, la moindre menace de gangrène ferait renoncer au pansement rare et au plâtre. On utiliserait alors l’extension continue. Celle-ci ne doit pas être brutale maïs très progressive. RAS

Enfin, en présence d’une plaie articulaire: infec-

tée, c’est l’arthrotomie large ou même la résection qui deviennent nécessaires, large drainage et plâtre. Nous nous sommes attardés sans scrupule sur le

traitement Mer proprement dit de la plaie, de sur l’épluchage dans ses diverses modalités. Répétons que l’excision est un temps indispensable de la méthode plâtrée et que le succès dépend en grande partie de la bonne réalisation de ce premier temps. ; 2

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