‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 35 sur 48 · C) LE PLATRE · texte numérisé non relu

C) LE PLATRE

Le plâtre, comme le pansement, a donné lieu à des opinions très variées, voire franchement contradictoires.

Deux types de plâtre s'opposent en effet, plâtre ouvert, fait d’attelles, et plâtre fermé fait de ban-

des. Chacun présente des avantages et des inconvénients.

à couvrir la plaie, inspiré d’un principe contraire à celui du pansement plâtré, mais nous envisagerons s aussi les plâtres circulaires fenêtrés.

+2 1° Les plâtres ouverts

tionner rapidement et correctement. Leur surveil- lance est facile, qualité précieuse. Ils sont toujours bien tolérés, laissant la circulation libre, exposant très peu aux troubles de compression en cas __ d'œdème. j Si au contraire le membre plâtré désenfle, l’élas- ticité du plâtre permet d'éviter tout flottement, et il suffit d’une bande de 'HHeOE pour réajuster l’immobilisation.

Enfin, dernier avantage, l’ablation du plâtre est ’ rapide.

Pour toutes ces raisons, les plâtres ouverts sont

le plus généralement employés. Tixier, qui n’emploie jamais de plâtre circulaire, laisse à découvert les deux tiers de la circonférence du membre.

Un inconvénient, cependant : ces appareils conviennent assez mal aux hanches, aux épaules.

La confection de plâtres circulaires avec des bandes renforcées par des attelles fournit un appareil mieux moulé, et par conséquent plus efficace.

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Ds. sont très employés. Il est aisé de les conféc-

2° Les plâtres circulaires

Ils sont utilisés par principe par beaucoup d’auteurs (Leveuf, Boehler, la plupart des chirurgiens espagnols).

Ils ont des avantages certains, immobilisant par-

faitement bien, recouvrant le pansement complètement, et le protégeant de toute souillure extérieure au cours de l’évacuation.

On sait qu'ils doivent être considérés comme perméables à l’air, et aux sécrétions de la plaie. Ceci leur donne un aspect peu agréable, mais constitue une qualité précieuse. ,

L’exécution correcte de ces plâtres est à la portée de tout chirurgien. Elle est grandement facilitée par l’usage d’une table orthopédique. Nous ne voulons pas reprendre ici la technique bien connue de leur confection.

Les reproches faits aux plâtres fermés sont importants. Bien des chirurgiens ne les emploient jamais pour les fractures ouvertes.

1° Danger de troubles circulatoires. — On objecte toujours aux appareils circulaires la possibilité d’un gonflement secondaire du membre, entraînant un arrêt de la circulation avec toute sa gravité.

Ces accidents sont du A très rares. Ils seraient

Ÿ dre doute à craindre si le plâtre confié à tort à un .

aide inexpérimenté était trop serré.

On sait d’ailleurs qu’une fracture réduite avant l’apparition d’œdème enfle très peu sous le re surtout si on a la précaution de placer le membre un peu surélevé.

D'ailleurs, il est classique de laisser libres les

extrémités des doigts, orteils, dont la couleur et la

chaleur renseignent bien sur la circulation du membre.

Enfin, il est prudent de renoncer au plâtre circulaire « dans le cas où une lésion vasculaire importante a compliqué la blessure, la surveillance de la vitalité du membre étant d’une importance capitale en pareil cas ». (Mathieu.)

Si la vitalité du membre paraît compromise, on doit même renoncer à toute immobilisation plâtrée.

2° Impossibilité de surveillance. — La critique la plus généralement faite aux plâtres fermés est d’empêcher plus que tout autre la surveillance de la plaie, d’enfermer à l’aveugle le loup dans la bergerie, alors que nous le savons capable d’y faire en silence des ravages considérables,

Certains des résultats rapportés concernant les blessés d’Espagne seraient à l’appui de cet argument. Des complications purulentes ont pu évoluer

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