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a) Réduction. —, S'il y a une fracture, la réduc-
tion doit en être parfaite. |
On profite pour cela de l’anesthésie. L’usage d’une table orthopédique facilite beaucoup la réduction, de même que le contrôle radioscopique. Un cliché de contrôle sera pris après la réduction.
Il est contre-indiqué de pratiquer le pansement rare sous plâtre sur une fracture mal réduite. S'il est nécessaire, le plâtre ne sera placé que secondairement après mise en extension, et fait au lit du malade, sans interrompre la traction, et de préférence en noyant la broche dans le plâtre.
b) Etendue du plâtre. — L'immobilisation, pour être complète, doit porter sur les articulations sus et sous jacentes au segment de membre atteint. Cette règle générale ne nécessite pas de démonstration.
c) Position de fonction. — Il est très important de respecter pour chaque segment la position de fonction. C’est encore un principe général. Manquer à cette règle serait aggraver considérablement l’incapacité résiduelle de la blessure, d'autant que lJ’immobilisation peut se prolonger pendant des mois, et que la suppuration chronique, des lésions
vasculaires ou nerveuses risquent encore d’aggraver
les troubles trophiques. Rappelons qu'il a été observé des résultats orthopédiques très médiocres
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chez des blessés plâtrés en Espagne et, en particulier, des raideurs importantes qui ont obligé à pra-
tiquer de nombreuses infiltrations des ganglions stellaire ou lombaire, avant tout traitement physiothérapique.
Sans entrer dans le détail, on sait que la main doit être en légère extension dorsale, le coude à angle droit ou un peu plus ouvert, l’angle axillaire presque à 90° dans la plupart des cas, l’axe du bras en avant de l’axe transversal du thorax.
Au membre inférieur, le pied doit être immobilisé à angle droit. Le genou et la hanche sont généralement en rectitude.
d) Etiquettage du plâtre. — Un usage de bonne prudence est de noter au crayon de couleur, sur chaque plâtre, la date de sa confection, le niveau de la plaie, ou éventuellement de la fracture, et le fait qu’il y eut, ou non, une excision complète de la plaie.
On facilite ainsi singulièrement la surveillance ultérieure, en cas d’évacuation surtout, et l’avenir
du malade en dépend peut-être.