L'EXAMEN DE LA PLAIE ET LE PANSEMENT
Wu are N Habituellement, après ablation des compresses, largement imbibées de matières malodorantes, la plaie aparaît saine, plane, ou en voie de se combler par un bourgeonnement abondant et sain.
Les bords sont formés par un nouvel épithélium qui a progressé activement. Autour de lui, sur la peau, est collé un enduit très adhérent, qu’on décape doucement à l’éther.
Il est important de noter que les phénomènes de macération sont moins sérieux qu'on ne pourrait le craindre. Il existe seulement des rougeurs, de la folliculite, des excoriations cutanées. On ne voit d’escarres que si le pansement ou le plâtre présen-
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nl a été de un érysipèle, u un Eh une ostéomyélite aiguë du eur d’'Harcourt et Pruneda). *TLcs s'agit à d’exceptions. Une folliculite . souvent étendue, mais vite guérie, voilà la seule com-
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Quelle sera donc la conduite à à tenir ?
ÈË És ni \ 3 “1 1Fs s agit d’une plaie des parties molles, en bon LRO état, mais encore large.
__ Ilsera souvent possible d’accélérer sa cicatrisation par une suture retardée, ou par des greffes, si les
examens bactériologiques sont favorables.
Si la plaie est encore très infectée, on peut s’adresser aux antiseptiques, ou mieux, revenir au pansement rare.
Une plaie atone peut être traitée à l’air libre, avec irradiations aux ultra-violets, ou exposition au soleil, ou encore être pansée à l’huile de foie de morue.
Au besoin, on rétablit une immobilisation sommaire qui protège la plaie; on commence cependant une mobilisation douce des articulations sus et sousjacentes.
2° En cas de:fracture, il faut surtout considérer l’état de la consolidation. Si elle est incomplète, cas habituel, il faut refaire l’immobilisation, et revenir : au pansement rare pour la plaie.
S'il existait de lésions cutanées, érosions, folle culite, il peut être indiqué de sursoir au plâtrage pour quelques jours. Après badigeonnage au mercurochrome, une simple immobilisation sur un appareil permet à la peau d’être exposée à l’air, et de se cicatriser.
Bien souvent, une immobilisation complète n’est d’ailleurs plus nécessaire. S’il est possible de libérer une ou deux articulations, on n’y manquera pas.
C’est Le cas d’une fracture de jambe qui devient justiciable d’un Delbet.
S'il est imprudent de commencer déjà la marche, il est utile cependant de mobiliser au lit le cou de pied et le genou, de faire contracter le quadriceps. La durée de la récupération fonctionnelle en sera considérablement raccourcie. Des massages auront de même leur utilité à cette période.
Notons déjà l’absence habituelle d’ostéite, de retard de consolidation ou de pseudodarthrose. Nous reviendrons sur ce sujet.
3° Il s’agissait d’une plaie articulaire : on commence la mobilisation le plus tôt possible, mais avec
douceur. Il ne faut pas faire souffrir le malade, utiliser au début la seule mobilisation passive, puis faire faire des mouvements actifs de faible amplitude, répétés souvent.
Il est possible de voir réapparaître des douleurs, un état inflammatoire local : laisser alors le membre au repos quelques jours.