‹ Le pansement plâtré dans les plaies de guerreChapitre 43 sur 48 · RESULTATS · texte numérisé non relu

RESULTATS

Il est toujours vain de produire, à l’actif d’une méthode, une brillante série de bons résultats. « Les chirurgiens, écrit Leriche, doivent cesser de se piper eux-mêmes, en jouant entre eux au petit Jeu inavoué de la surenchère, qui ne trompe que les ignorants, ceux-là même qu’il faudrait éclairer. »

Les statistiques sont particulièrement difficiles à interpréter, dans le sujet qui nous intéresse, elles comportent trop de degrés de gravité. Il n’y a aucun point commun entre une plaie de la main, et une plaie de la fesse, et la comparaison est encore moins possible entre une fracture de la clavicule, et une fracture du fémur.

Leriche fait remarquer, de plus, qu’il importe, puisque nous sommes en chirurgie de guerre, de tenir compte de la position par rapport à la ligne de feu. Elle peut imposer les conditions spéciales de traitement, et modifier le recrutement des malades;

« à 30 kilomètres du fe on 1 ne voit pas le même genre de plaies de guerre qu’ à 10 pores B pas le même qu’à 800 mètres. »

Cette notion des conditions de traitement ends une importance spéciale, quand nous parlerons des

blessés d'Espagne. Il importera que les statistiques

futures soient extrêmement précises, que les blessures y soient bien classées par catégorie de gravité, et que soient mentionnées avec précision les conditions de traitement. ER ri

En rapportant les chiffres dont nous disposons,

nous avons la double intention de démontrer l’excellence de la méthode que nous envisageons, et surtout de retenir la leçon que comportent quelques mauvais résultats. Ce sont eux les plus instructifs, puisqu'ils aident à préciser les indications, la technique, les fautes à éviter.

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