LA FRANCE ET LE PANSLAVISHE
On y trouve des idSes qu'il eat encore sant de m^diteraujourd'hui.
« L'id^e qui sert de base au paDSlavisi point nouvelle, dit Cyprien Robert (tome I, Les anciens Grecs ^taient panhelUoiques, divis^s en plusieurs r^publiques rivales. •
L'auteur est bien oblige de reconnattre entre les laogues slaves de bien autres dif qu'entre les anciens dialectes grecs, II n'y seul lexique grec; il ya autant de dictt( slaves qu'il y a de langues, et beaucoup de ■ ne sont inlelligibtes que pour une eeule na ,v Le seul panslavisme politique qu'in nature, dit encore Cyprien Robert, c'est av I'afTranchissement des quatre nationalit6s et, comme une de ces nationalit^s (la Russi d^jadeeon gouvernement propre et indi s'agit de faire obtenir aux trois autres 1 avantage. Voila le but d^rinitif de tous lee Tistes sincferes. lis se proposent d'organ eorte d'assurance muluelte, une ligue' taci effective pour 1' Emancipation. (.6 pansiavi) patriotes est sans doute loin de se monti affermi dans sa marche que le panslavism vants. La raison de I'infErioritE du premiei simple : la police le persecute et ira'***-^ k le dissoudre, pendant qu'elle tQ|x.g V»-''
Cyprien Robert cite un discoup iq, « mand Hecker, 4 la Chambre baij A'
D0nc6 au cours de )'ann4e 1846, VS®'.^
■ i. Rnase, polonaise, tch*qoe 61 sei^t V>^ jfDore encore I'eii^tance dei Bulgsf*^ *
^ait qu'une catastrophe menaQait rAllemagne.
« Regardez, disait-il, le progr^s des litt^ratures slaves, et comme s'y d^veloppe la conscience nationale. AUez ^couter les lemons de la chaire slave de Paris ; pretez I'oreille a ce que disent les Slaves au sein meme de TAllemagne ; lisez le testament de Pierre le Grand * ; tout pronostique a notre patrie allemande une des crises les plus graves qu'elle ait jamais eu k subir. Parcourez la Boh^me, la Hongrie^, la Croatie, partout ou un Slave a son foyer, dans la hutte enfum^e du plus miserable serf, vous trouvez appendu le portrait du tsar. A votre question : « De qui est ce porc< trait? » on vous r^pond : « G'est le portrait du « petit pere, du maitre qui doit r6unir un jour « t6ute notre race en un seul corps 3. » Le jour ou cette reunion s*accomplira, je vous le demande, Messieurs, comment serons-nous en 6tat d'opposer une force de resistance 6gale a la force d'attaque 'des Slaves? Qui nous assurera que leurs devastations ne surpasseront pas celle des Mongols? Le panslavisme grandit ■ si rapidement qu'on pent craindrede le voir prendre bientdt dans le monde le rdle dominateur enleve aux Romains et d la race germanique^. »
i . Ce testament est aussi apocryphe que celui d' Alexandre le Grand, dont nous avons parl^ plus haut (chap. IV).
2. La Hongrie n*est pas un pays slave, du moins en ce qui concerne la population dominante) les Magyars.
3. Tout ceci est faux bien entendu. Mais ces mensonges interess^s trouvaient alors grand credit non seulement en Allemagne, mais en Prance.
4. Karl Ilecker (1811-1881), aprfes avoir essays de proclamer la R^publique dut quitter son pays et ^migrer en Am^rique.