La question de la langue écrite et parlée en Galicie
mais Golovatsky donna sa démission et passa en Hiissie. Là il renonça à l'Union pour embrasser 'orthodoxie de l'Kglise officielle et s'établit à Vilna où il devint président de la commission archéographique, autrement dit directeur des archives provinciales et directeur du Musée. Le gouvernement russe s'efforçait de russifier Vilna et Golovatsky, le cœur gros de rancunes contre les Polonais, s'y employa de grand cœur. Il apportait encore cet esprit de rancune à Kiev.
Le 12 août il prit la parole et, sous prétexte de parler des Russes de Galicie, il prononça un véritable réquisitoire contre l'administration polonaise de cette province. Avait-il tort ou raison dans ses propos ? Mes souvenirs ne sont pas assez exacts pour préciser. Ce qu'il y a de certain, c'est que sa lecture n'avait rien de commun avec l'objet du Congrès. L'auditoire le lui fit comprendre et il quitta l'assemblée pour n'y plus reparaître. Dans son discours de clôture, le comte Ouvarov exprima ses regrets de cet incident et nous fûmes tous d'accord avec lui.
Par la mention de ces deux épisodes, on peut voir que lunion de tous les Slaves, n'est pas si facile à réaliser. Elle ne se réalisera que lorsque tous les Slaves sauront se rendre mutuellement justice dans un sentiment d'é(iuité et de fraternité.
Hélas, ils oublient toujours que les Allemands sont à leur porte, ou chez eux, prêts à profiler de leurs discordes pour les subjuguer d'abord et les anéantir ensaitc I