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‘comme nous Papprend lle célèbre historien Alison, une “augmentation dans les armoiries de sa famille. [*]
Prince (Jean Charles) coñtemporain et premier évèque de St. Hyacinthe, avait été successivement Principal du Collège de cette ville, un des premiers membres du chapitre de St. Jacques le Majeur de Montréal et rèedäcteur des Mélanges Religieux, puis Coadjuteur de Montréal sous le titre de Martyropolis. Il eut ladministration en l’absence de Monseigneur Bourget et fut député à Rome pour y déposer entre les mains du souverain pontife les actes du ‘premier Concile de Québec. ‘En revenant, il eut, ainsi que Monseigneur de Cydonia, une audience de l’empereur Napoleon TIT, dont il obtint quelques secours pour les incendiés de Montréal. Depuis qu’il occupe le nouveau ‘siège de St. Hyacinthe, ce prélat a eu quelques temps pour hôte Monseigneur Bedini, Nonce Apostolique auprès de l’empereur du Brézil. Il s’est distingué dans la littérature et la philosophie.—- Voyez Odelin.
Proulx (Louis) né à St. Antoine de la Baie du Febre dans le District des Trois-Rivières, fut ordonné prêtre le 28 Septembre 1828, après avoir fait ses études à Nicolet. Il remplaça, ad-interim l'abbé Maguire, dans la principalité du collège de St. Hyacinthe en 1829, et au retour de cet eeclésiastique, il passa à celle ‘du collège de Ste. Anne La Pocatière, qu’il occupa quatre ans. Il a desservi successivement depuis les ‘paroisses de St. Pierre les Becquets, de St.Antoine de Tilly,de Québec aprés lélevation de Messire Baillargeon à l’épiscopat, et est actuellement curé de Ste. Marie de Beauce. ‘On a de Jui: Défense dela Religion et du. Sacerdoce, Québec 1853.
: [*] His personnal courage was undoubted ; the mildness and conciliatory spirit of his government ‘had justly endeared him to the Canadians ; and the prudence and judgnient which he had evinced, in struggling successfully with very-sca nty meansagainst the formidable invasion of 1813, had gained for him general applause. :From an equitable sense of these important services, the prince regent, after Sir George Prevot’s death, publicly expressed bis high sense of his conduct, and, in testimony of à, con Yerred additional armorial bearingson his family.— History of surope. Vol. IV. pit
se
Provencher (Joseph Norbert) apôtre de la Riviére Rouge, décédé en 1853 évêque de St. Boniface, était né le 29 février 1787, à Nicolet dont 1l était la prinçipale gloire, ainsi que du collége de ce lieu. Aprés avoir fait sa théologie au grand séminaire de Québec, il fut ordonné prêtre le 21 Décembre 1811, et desservit Kamouraska puis Yamachiche. Il laissa le pays en 1818, et poyta Pévangile dans le Nord Ouest avec l’abbé Dumoulins. T1 s'agissait de convier à la foi les peuplades errantes des prairies, et de porter les secours de la religion aux nombreux voyageurs, employés de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et aux colons habitués à ces régions. Pie VII le nomma deux ans après, tant ses prédications furent fructueuses, sufragant et Auxiliaire de l’évêque de Québec pour le District du Nord Ouest, et J. O. Plessis le sacra aux Trois-Rivières, le 12 Mai 1822, sous le titre de Juliopolis en (Galatie. Lors de l’érection finale de Québec en archévêché en 1844, le territoire de la Rivière Rouge fut détaché de l’église du Canada et érigé en Viricat Apostolique, en faveur de Monseigneur Provencher, puis en évêché en 1847 ; St. Boniface fut choisi pour siège épiscopal et l’ardent apôtre en a été le premier titulaire. Il était passé en Europe dès 1835 pour intéresser le Bureau de l'Œuvre de la Propagation de la Foi de Lyon à ses missions, et s’était également rendu à Rome, où il avait été bien aceueilli de Grégoire XVI. Ilrepassa encore deux fois la mer, adressa divers Mémoires. et Lettres au Bureau Central de Lyon, documens qui se retrouvent dans les Annales dela Propagation de la Foi, et instruisit les Sauvages au moyen d’un livre où Phistoire sainte leur est mise sous les yeux en images ou expliquée par des symboles. Mer. Provencher officia à la translation des restes de Mor. de Pontbriand, et prononça une allocution remarquable à la prise de possession du siége de Montréal par Mgr. Lartigue. Eminent prédicateur, 1l était encore d’une stature à commander le respect des peuplades aux yeux desquelles les avantages physiques ou les dons de la nature ne sont pas indifférens. La Compagnie de la Baie d'Hudson l’honorait et favorisait ses mission$.—Voyez Taché.
Puibusque [ Adolphe de] célèbre littérateur eontemporain, qui à fait connaître la littérature espagnole en Fran-
cé et qui a été créé Commandeur de lFOrdre de Charles III par la reine Isabelle.—Ayant épousé une anglo-canadienne qui possède de vastes terres en ce pays, il a résidé trois ans à Montréal et à Québec, agi comme Commissaire honoraire de l'Exposition à Paris et travaillé à la nomination d’un Consul-Général de France en Canada. Quelques écrits détachés sur ce pays, qu’il affectionne sincèrement, sont sortis de sa plume. Infiniment superficiels, ils ne donnent point d’idée de la réputation qu’il s’est faite en Europe par sa connaissance approfondie des lettres espagnoles.
Quesnel [Joseph] ancêtre de la famille Quesnel et créateur des jeux scéniques en Canada, mort à Montreal à 59 ans, le 3 Juillet 1809, était né en France, mais obtint des Lettres de naturalisation de Sir Frederick Haldimand. Littérateur, poëte, musicien, il composa en 1788, Colas et Colinette ou le Bailli dupé, comédie en trois actes et en prose, mêlée d’ariettes. Elle fut imprimée à Québec et jouée à Montréal en 1790. Lucas et Cécile, opéra, avec la musique ; l’Anglomanie, comédie en
vers; Les Républicains Français, comédie en prose ou mise en scène des Sans-Culottes, imprimée à Paris ; un traité sur l’art dramatique écrit en 1805 pour les amateurs de Québec, plusieurs symphonies à grand orchestre, des quatuors et des duos, et plusieurs motets et morceaux de musique sacrée composés pour Péglise paroissiale de Montréal et qui doivent se retrouver au répertoire de lorgue. La Bibliothèque Canadienne contient plusieurs de ses pièces fugitives. Mon père dit de lui dans ses Epitres, Satires &c : “ TE n’est aucun Canadien tant soit peu instruit qui n’ait lu au moins quelques unes des productions de feu Joseph Quesnel, et qui n’y ait remarqué un vrai génie poétique. Malgré quelques négligences, quelques fautes même de versification, c’est bien de cet aimable et spirituel rimeur qu’on peut dire qu’il était né poëte.” Un autre versificateur disait de lui, en fesant allusion à sa chanson du petit bonhomme :
Quesnel, le père des amours
Semblable à son petit bonhomme
Vit encore, et vivra toujours.