‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 108 sur 186 · MAC · texte numérisé non relu

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Northcote, sir Edward Thornton, alors ministre plénipoten tiaire à Washington, et M. Montague Bernard. Les travaux de cette commission amenèrent la conclusion du traité de Washington, qui fut signé le 8 mai 1871, et qui mit une fin heureuse aux débats dont plusieurs Américains ambitieux voulaient profiter pour amener la guerre entre les deux pays. M. Macdonald, créé chevalier de l’ordre du Bain en 1867, est le seul Canadien qui ait été appelé à faire partie du Conseil privé du souverain. (Ce fut en 1872 que cet honneur lui fut conféré. Quelle masse énorme de connaissances politiques et administratives ne doit-il pas y avoir sous ce front ridé autour duquel flottent encore quelques-unes de ces mèches de cheveux qui étaient à la mode, chez les imitateurs du ‘“ beau Brummel,” à l’époque où M. Macdonald faisait la cour à sa première femme. On a dit bien des fois que ce ministre ressemblait à Benjamin Disraëli. L'on a prétendu même, qu'à un de ses voyages à Londres, au temps de son âge mûr, ayant passé un jour dans les couloirs des Communes, il fut accosté par quelqu'un qui le prit pour cet illustre chef des tories. Mais cette ressemblance purement physique, si elle a jamais existé, s'est arrêtée là. Autant M. Disraëli était aventureux dans ses projets, autant M. Macdonald est conservateur dans la bonne acception du mot. Il n’y a rien de risqué, rien de tapageur dans ses méthodes, rien non plus qui soit laissé à l'imprévu. $Ses adversaires peuvent le combattre, avec plus ou moins de passion, mais ils ne sauraient faire autrement que d'admirer la prudence avec laquelle il conduit depuis si longtemps le vaisseau d'Etat canadien.

ackenzie (Alexander), homme de talent qui, par son énergie et ses capacités, s’est élevé d’une humble condition aux premières positions sociales. Il est né en Ecosse, le 28 janvier 1822, et fut élève des écoles publiques de Monlin, Dunkeld et Perth : de bonne heure il étudia l'architecture. À l’âge de vingt ans, le futur premier ministre suivait sa famille au Canada, et quelques années plus tard il devenait entrepreneur de travaux publics. M. Mackenzie prit une part active aux luttes politiques et, chaud défenseur des idées libérales, il eut bientôt fait sa marque. Durant l’administration de M. Blake, dans Ontario, on lui confia le portefeuille du trésor de cette province. En octobre 1872,

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MAG 179 voulant se consacrer exclusivement à la Len, gg fédérale, il envoya sa démission de ministre provincial. Quelques années auparavant, M. Mackenzie avait refusé d’être membre du cabinet canadien à la retraite de M. Brown. Déjà chef de l'opposition libérale de la province d'Ontario, à la Chambre des communes depuis l’Union M. Mackenzie fut, en 1873, placé à la tête de tout le parti de l'opposition. Au mois de novembre de cette même année, sir John Macdonald ayant donné sa démission comme premier ministre de la Puissance, il fut appelé à former une nouvelle administration dans laquelle il se réserva le portefeuille des travaux publics. Ce cabin ra cinq années. On doit à M. Mackenzie plusieurs me importantes, entre autres le vote électoral par scrutin, l'établissement d'un collège militaire dans la Puissance, l'amélioration du système de milice, l'élargissement des canaux, l'institution d’une cour suprême, etc. M. Mackenzie a toujours eu des principes libéraux : il croit à la fraternité universelle de l’homme, sans distinction de rang, à l’égalité devant la loi de chaque individu dans nos colonies. Tout en voulant conserver nos liens actuels avec la Grande-Bretagne, il s’attachera toujours à soutenir les droits de la colonie et à lui faire conquérir une place honorable dans la famille des nations.

Maguire (Tomas), né à Halifax, décédé grand vicaire à Québec en 1855, est le père de la critique en Canada. Ordonné prêtre en 1800, il a été tour à tour vicaire à Québec, directeur du collège de St-Hyacinthe, et chapelain des Ursulines, et fut deux fois député à Rome pour les affaires du Canada. On a de lui I° une critique bien écrite mais acerbe de l'Histoire du Canada de l'honorable William Smith ; II° Ze Clergé canadien vengé par ses ennemis, ou critique du Tableau des deux Canadas, de Lebrun ; III° un livre de plain-chant ; IV° Doctrine de l'Eglise vaihoiique concernant la soumission aux autorités civiles ; V° Manuel de jurisprudence à l'usage des ecclésiastiques ; VI°® Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, adapté au jeune âge,et suivi d'un recueil de locutions vicieuses, Québec, 1841. Ce dernier ouvrage l’entraîna dans une polémique fort vive avec le grand vicaire Demers. Bibaud, père, intervint dans l'Encyclopédie canadienne, et favorisa ce dernier, VII° Critique de l’Æistoire du Canada de Bibaud, dans les Mélanges religieux.

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