‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 109 sur 186 · PAS · texte numérisé non relu

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180 à MAI—MAR

Mailloux (Alexis), grand vicaire du diocèse de Québec et prédicateur de la tempérance, ci-devant directeur du collège de Ste-Anne de Lapocatière, à été envoyé dans l'Illinois pour prêter main-forte à Monseigneur O’Regan contre le schisme du trop fameux abbé Chiniquy. On lui doit I° un excellent écrit contre la philosophie profane, 1850, imprimé dans la ‘Minerve ; II° Manuel des parents chrétiens, ou Devoirs des pères et des mères dans l'éducation religieuse de leurs enfants, Québec, 1851, in-80 ; III’ Za Croix présentée aux diverses conditions, Québec, 1852, in-18.

Maisonnouve (Paul Chomedey de), gentilhomme’ champenois, fondateur de Montréal en 1642, avait déjà paru dans l’île et préparé le terrain. Il repassa en France et en amena une recrue de 108 hommes. On fit des prières publiques à Québec pour son heureuse arrivée, et il fut appelé le libérateur de la colonie, dont le peuple était encore très peu important. Il eût été à désirer que ce bon accord continuût ; mais sous le vicomte d’Argenson et le successeur du baron d’Avaugour, la Compagnie des Cent-Associés fut travaillée d’une violente jalousie contre la Compagnie de Montréal. Jeanne Mance avait d’ubord suivi M. de Maisonneuve ; Marguerite Bourgeois s'attacha à ses pas. La victoire de Dollard Desormeaux sur les Iroquois aux Chaudières de l’Ottawa est le plus bel événement de son gouvernement de Montréal. Après avoir pu être lieutenant général du pays en 1647 et avoir fait nommer M. D’aillebout, il succomba sous les persécutions de M. de Mésy, qui prétendit le chasser ignominieusement en le déclarant incapable. Le séminaire de Paris fit une pension à ce héros de la propagation de l'Evangile et de l'humilité chrétienne.

Mance (Jeanne), fondatrice de l’'Hôtel-Dieu de Montréal, suivit, en 1642, M. de Maisonneuve, intéressa la duchesse de Bullion à son œuvre et mourut en odeur de sainteté, comme Marguerite Bourgeois, avec laquelle elle se lia d’une amitié constante, Voir sa Vie par l'abbé Faillon.

Marchand, nom de deux prêtres canadiens de mérite : Etienne Marchand, auteur du poème héroï-comique la Que- . relle de l’Église, relatif aux troubles de l’église du Canada en 1728. Il fut ordonné en 1732 et mourut en 1774 ;— Jean-Baptiste Marchand, de la communauté de St-Sulpice et membre du grand conseil du séminaire, ordonné en 1782.

MAR 181 Il fut directeur du collège de St-Raphaël après M. Curateau de La Blaisererie, et mourut curé du Déroi capitale du Michigan, en 1825.

Marchand (dix Gabriel), fils de ce patrioté Gabriel Marchand qui, en 1837, refusa d’entrer au Conseil législatif, Il est poète dramatique ; on lui doit : Erreur n'est pas compte, les Faux brillants, et plusieurs autres pièces. M. Marchand est officier de l'instruction publique de France. Il fit partie du cabinet Joly, où il avait le portefeuille de: secrétaire provincial. En 1887, l’Assemblée législative de Québec l’a élu orateur. Il est un des fondateurs du Franco- Canadien. Sa fille, Mme Dandurand, s'occupe aussi de littérature : elle a écrit les Contes de Noël qui ont été fort ques et plusieurs jolies nouvelles. Elle est collaboratrice

du Canada artistique et de la Patrie.

Maricourt (Paul Le Moine, sieur de), fils de Charles Le Moine, guerrier et diplomate, était né le 15 décembre 1663, et fut brûlé par les Iroquois, dans une maison, avec 40

. Français ou Canadiens, en 1704, selon Léon Guérin, ou

mourut de fatigues selon d’autres, à Montréal, à l’époque susdite, le 21 mars. Il se signala à Québec, puis à la baie d'Hudson, sous le chevalier de Troye d’abord, puis sous d’ Iberville, son frère. Il commandait les Iroquois et les Abénaquis domiciliés dans la grande expédition du comte de Frontenac contre les Cantons, où il alla en ambassade avec M. de Joncaire (*) et le P. Bruyas, en 1699, et eut beaucoup de part à la paix qui fut conclue sous M. de Callières, Il avait épousé en premières noces demoiselle Dupont de Neuville, et en secondes noces, demoiselle Catherine Aubert de Lachenaye, qui épousa ensuite un pair de France. Marmette ge A canadien contemporain, est né à St-Thomas de Montinagny, le 25 octobre 1844. Protégé d’abord par l'abbé Casgrain, il devint ensuite assistant de M. Hector Fabre, agent du gouvernement provincial à Paris. On doit à sa plume : François de Bienville, traduit en anglais dans le Wew York Citizen ; l'Intendant Bigot, mis en mélodrame et joué à Québec par une troupe française ;

(*) M. de Joncaire fut longtemps le prinoi Le gi emplo d auprès des nations. Sa famille se divisa en pe usieurs branches, connaît M. Joncsire de Clausone et Joncaire Chabert, oo mani de Niagara, impliqué dans le procès Bigot.

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