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eules de piété : I° Relation des Jésuites sur les découvertes et les autres événements arrivés en Canada et au nord et à Vouest des Etats-Unis (1611-1672), par le docteur E. B, O'- Callaghan ; traduit de l'anglais, avec quelqnes notes, additions et corrections, Montréal, 1850 ; II° Relation abrégée de quelques missions par le R. P. Bressani, S. J., traduit de l'italien el augmenté d'un avant-propos, de la biographie de l'auteur, de beaucoup de notes et de gravures, Montréal, 1852 ; et la relation malheureusement inédite d’un voyage d'exploration dans le Haut-Canada, ornée de dessins que ce religieux a fait colorier. C’est surtout une étude de l’ancien pays des Hurons, les Jésuites, en arrivant ici, n'ayant eu rien de plus pressé que de relier connaissance avec ces sites si glorieux pour leur ordre. Le P. Martin fut aussi le collaborateur zélé du commundeur Viger dans ses travaux archéologiques. Il ne faut pas le confondre avec BR. P. Arthur Martin, son frère, mort en 1856, et dont les travaux artistiques et archéologiques ont été couronnés par l’Institut de France. Sans être aussi éminent que lui dans les arts, le P. Félix Martin cultiva avec goût le dessin et l’architecture. Il était, en qualité de recteur, membre du conseil des patrons de l’Ecole de droit avant que de laisser la supériorité pour entreprendre un voyage en Europe dans l'intérêt des établissements de la Compagnie en ce pays, et chargé d’une mission du gouvernement canadien pour l'obtention de nouveaux manuscrits relatifs au Canada.
Masson (Z. T. Rodrigue), quatrième fils de l'honorable J. Masson, naquit à Terrebonne le 7 novembre 1833, reçut son éducation au collège des Jésuites à Georgetown et au collège de St-Hyacinthe, et fut admis au barreau en 1858. Etant major de brigade dans la milice canadienne en 1866, il marcha à la frontière pour repousser l'attaque des féniens et fut promu lieutenant-colonel. En octobre 1878, lorsque sir John Macdonald revint au pouvoir, il confia à M. Masson le portefeuille de la milice .et de la défense, qu’il échangea deux ans après pour celui de président du Conseil ; sa mauvaise santé le força, six mois plus tard, à donner sa démission. M. Masson représenta le comté de Terrebonne à la Chambre des communes depuis 1867 jusqu’en septembre 1882, époque à laquelle il fut appelé au Sénat. Lorsque M. Mousseau, premier ministre de Québec, donna sa démis-
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sion, le lieutenant-gouverneur appela M, Masson à former un cabinet, mais il déclina cet honneur pour cause de santé. En octobre 1884 il fut nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec et ocoupa cette position jusquà 1887, où il donna sa démission.
Maugue (Marie Josephte), onzième supérieure générale de l'institut de la Congrégation de Notre-Dame, et la plus digne d’être connue après Marguerite Bourgeois, fut sœur en 1758, et succéda à madame de Langloiserie en 1781. Elle montra de l’habileté dans ses rapports avec l'administrateur Cramahé et avec le général Oarleton, fit transférer le corps de’ la fondatrice de l’église paroissiale à la chapelle de la Congrégation, pour laquelle elle obtint des privilèges du pape Clément XIII, rédigea le Coutumier de la Congrégation, vit brûler son établissement, et le reconstruisit,
McDonald (Æonald), premier instituteur des sourds-muets en Canada en 1931.—Gallaudet et Leclerc avaient introduit ce bienfait aux Etats-Unis quelques années auparavant. Né en 1798, il porta d’abord l'habit ecclésiastique, et Mgr Plessis le destinait, dit-on, à devenir son suffragant et auxiliaire à Halifax. Il fut longtemps rédacteur de la Gazette de Québec, et rédigeait depuis onze ans la Canadien à l’époque de sa mort arrivée en octobre 1854, L'abbé Lagorce a embrassé, depuis, l’œuvre de l’enseignement des sourds-muets.
MoDonell (Ze docteur Alexander), premier évêque catholique . de Kingston ou du Haut-Canada, membre du Conseil législatif provincial, naquit en.1762. Ordonné prêtre en 1794, il alla en Irlande en 1798, en qualité de chapelain des Glengarry Fencibles. Missionnaire et grand vicaire de l’évêque de Québec dans le Haut-Tanada dès 1803, il rendit de grands services au gouvernement durant la guerre avec les Etats- Unis. ‘ Pie VII et Mgr Plessis ayant assimilé autant que possible l'Amérique Britannique Ÿ une province ecclésiastique, il fut créé, le 12 janvier 1819, évêque de Rhésine en Mésopotämie, suffragant et auxiliaire de l’évêque de Québec pour le Canada, et sacré dans l’église des Ursulines de la capitale du Bas-Canada en 1820, Il ne fut donc pas sacié . par le pape en 1826, comme le dit M. Hodgins. Haut- Canada ayant été érigé en évêché indépendant par Léon XIT en 1826, Mgr McDonell eut pour coadjuteur Mgr, depuis le cardinal Weld, puis, à sa promotion au cardinalat, Mgr
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“Gaulin. Il mourut à Dumfrie en Ecosse, chez le révérend William Reid, le 14 janvier 1840. Ses restes furent portés ‘en Canada et inhumés dans la voûte de sa famille, au comté de Glengarry. Nous avons vu, à une parade, les officiers s'empresser autour de lui ; c'était un homme très distingué,
MoEachern (Bernard Angus), premier évêque de Charlottetown, né en 1759 à Inverness en Ecosse, fit ses études à l'université de Valladolid en Espagne, et arriva en Canada en 1789. Nommé en 1819 évêque de Rose in partibus, suffragant et auxiliaire de Mgr Plessis pour les provinces et îles du golfe St-Laurent, il fut sacré à St-Roch de Québec le 17 juin 1821. Charlottetown, dans l’île du Prince- Edouard, fut érigée en évêché indépendant en 1829. Ce prélat est mort en 1835, et a eu pour successeur Mgr Bernard Donald McDonald, né.en 1797.
MoGee (Thomas D’Arcy), écrivain irlandais, mêlé aux ‘scènes de la vie politique, passait en Amérique après avoir été associé aux menées du club de la jeune Irlande. Des Etats-Unis il vint au Canada, et s’attacha d’abord au parti libéral. Cependant après avoir été ministre avec M. Dorion, on le vit passer au parti conservateur, le servir de son éloquence vraiment brillante, et tomber assassiné au sortir d’une séance de la chambre en 1868. On lui fit des ob- ‘sèques publiques. Ontre ses poésies, McGee écrivit une bonne Âistoire d'Irlande.—Vie par T. Taylor.
Mo£ill (Z’honorable James), fondateur du collège universitaire qui porte son nom, né à Glasgow, en Ecosse, en 1744, émigra jeune en Canada, et épousa, en 1776, Charlotte
‘Guillemin, veuve Trottier des Rivières, et fille de
Guillaume Guillemin, ancien lieutenant du grand amiral de France en l’amirauté de Québec et conseiller au Conseil supérieur, Il fut commissaire du roi pour le cadastre des biens ‘des Jésuites, puis pour l'enlèvement des fortifications de Montréal, membre du parlement provincial en 1792, du Conseil exécutif en 1793, puis du Conseil législatif ; enfin commandant d’une division de milice en 1812, bien que nous ne croyions point qu’il ait reçu, comme on l’a dit, le brevet de brigadier général. . A sa mort, le 19 décembre 1813, il laissa de quoi doter le collège, la dotation réversible néanmoins à François Trottier des Rivières, fils de son épouse, en cas d’inexécution de son généreux projet. L’honorable
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Peter McGill a été maire de Montréal et membre des Conseils spécial, exécutif et législatif, Les des Rivières ont. hérité en partie de l'honorable James McGill à la condition d'adopter son nom et ses armes, seul genre d'adoption du droit romain qui paraisse être admise dans notre droit.
© MoKenzie (Alexander), illustre voyageur, était originairement un des marchands canadiens (*) fondateurs de la Compagnie du Nord-Ouest, qui fut longtemps rivale de celle de la baie d'Hudson. Il s'était d’abord établi à Montréal. En 1789, il entreprit un voyage dans le but de pénétrer à l'océan polaire nord. Il entra dans la rivière qui porte aujourd’hui son nom et ajouta ainsi un nouveau lien à la chaîne de découvertes faites dans ces régions. Au mois d’octobre 1792, il s’engagea dans un voyage plus difficile encore à travers le continent jusqu’à la rive nord du Pacifique, qu’il atteignit près du cap Menzies, au 52e degré de latitude. Etant passé en Angleterre en 1801, il reçut l'honneur de la : chevalerie. ‘“ Les deux voyages de McKenzie, utiles à la Compagnie du Nord-Ouest sous le rapport du commerce, enrichirent aussi, jusqu’à un certain point, la géographie et l'ethnographie, ” dit Bibaud père. Sir Alexander McKenzie mourut à Montréal en 1820. La relation de son voyage fut publiée à Londres en 1801, et traduite en français la même année par J. Castera.
McLaughlin, famille canadienne d’origine irlandaise, qui a produit Marie Louise ou révérende Mère St-Henri, supérieure des Ursulines de Québec, décédée le 3 juillet 1845 après 46 ans de profession, et distinguée par ses talents, la noblesse de ses manières et les charmes de sa conversation ; le docteur James McLaughlin, aussi né en Canada, et qui a pratiqué avec distinction la médecine à Paris, et le docteur John McLaughlin, né à la Rivière-du-Loup. Etant entré au service de la Compagnie du Nord-Ouest en nualité de médecin, il en devint associé et fut fait gouverneur du fort William. Après la destruction de ce fort et la réunion des compagnies du Nord-Ouest et de la baie d'Hudson, il fut chargé de gouverner les postes à l’ouest des montagnes Rocheuses, et d’y surveiller le commerce. Il fonda le fort Vancouver, qu'il commanda jusqu’en 1844. Il alla alors
(*) Originllay a Canadian merchant in the North West fur trade, dit le biographe Bellchamber.
s'établir à Oregon City, qu'il avait fondée dès 1829. IT
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appela du Canada les Blanchet et les Demers en 1838, établit des écoles, et fut à la tête du mouvementoivilisateur dans ces régions. Il est mort à Oregon City en 1857. Molelan (Archibald Woodbury), descendant d’une famille irlandaise qui s'établit à la Nouvelle-Ecosse au siècle dernier. Il naquit à Londonderry, N.-E., en 1824. Dans sa jeunesse à s’occupa de commerce et plus tard de la construction des navires. M. McLelan représenta Colchester à l’Assemblée de la Nouvelle-Ecosse durant plusieurs années et s’opposa à la Confédération jusqu’à ce qu’on eût accordé de meilleures conditions à sa province. En 1869 il entra dans la commission chargée de surveiller la construction du chemin de fer Intercolonial. Fait sénateur la même année, il donna sa démission en 1881 pour entrer de nouveau dans la vie politique active. Il fut ministre fédéral des finances et de la marine et en 1888 il était nommé lieutenant-gouverneur
. de la Nouvelle-Ecosse.
MoNab (sir Allan Napier), guerrier et homme d'Etat, né à Niagara en 1798, étudiait encore en 1812, quand les Etats- Unis déclarèrent la guerre : il quitta le banc pour courir aux armes, et était sur le vaisseau du commodore Yeo à Sackett’s Harbour. Il passa bientôt du service de mer au service de terre, fut admis comme enseigne dans le 48e de ligne et se trouva à l'assaut de Niagara et à Plattsburgh. Mis à la demi-solde en 1817, il entra au barreau et devint conseiller du roi. (Ce fut en 1829 qu’il entra au parlement. Il sy est rendu savant dans les traditions et les formes de la constitution anglaise : M. Todd lui a dédié son livre sur ce sujet. En 1839, il a été élevé à la chevalerie pour son activité prodigieuse et ses services signalés contre les insurgés et les sympathiseurs américains. Sa carrière et celle de quelques autres fait naître la réflexion que les Montagnards de Fraser ont peuplé le Haut-Canada de héros, comme autrefois le régiment de Carignan répandit une ardeur vraiment belliqueuse chez nos ancêtres. Sous l'empire de l’Union, on l’a vu orateur ou président de PAssemblée législative, puis premier ministre, et il a été créé baronnet du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande. Sa demoiselle a épousé le vicomte Bury. Comme le duc de Wellington, sir Allan McNab mettait de temps à