‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 112 sur 186 · MEI · texte numérisé non relu

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autre à la porte ceux de ses collègues qui n’obéissaient au mot d'ordre avec assez de souplesse. Il mourut en 1868 et fut inhumé à Hamilton.

Moilleur (Jean-Baptiste), M.A., M.D. et LL. D., membre honoraire de l’Institut polytechnique, classe des sciences, président de la Société de construction du district de Montréal et membre fondateur de la corporation du collège de L'Assomption, né à St-Laurent, dans l’île de Montréal, le 9 mai 1796, descendait d’un capitaine au régiment de Carignan qui s'établit à la Rivière-des-Prairies et dont la fille épousa le docteur ou chrirurgien militaire de Bonne, dont ona parlé plus haut. Après avoir fait la plus grande partie de ses études classiques au collège de Montréal, en même temps qu’un fils du patron d’Albany, que le petit-fils de lord Lennox et que l'abbé Brien, il commença l'étude du droit, qu’il interrompit pour aller étudier la médecine au collège de Castletown dans l'Etat de Vermont. Il fit en même temps sa philosophie à Middlebury, sous le célèbre professeur Hall, élève de l'abbé Hauy, qui lui enseigna, entre autres sciences, la minéralogie et la géologie. Il obtint le degré de docteur en médecine le 14 décembre 1825, et aussi des diplômes du collège de Middlebury et de l’université de Dartmouth (*), à Hanovre dans le New-Hampshire, où il fut quelque temps professeur de français. Il écrivit alors son premier opuscule, qui est une analyse de l’alphabet français. La Société médicale et philosophique de l'Etat de Vermont l’admit dans son sein. De retour en Canada, il fut un des principaux collaborateurs du journal de Tessier, qui cite avec éloge un traité du docteur Meilleur sur le charbon, et de la Bibliothèque canadienne de Bibaud, dans laquelle il écrivit le premier sur la géologie (f) et l’application de la chimie à l’agriculture. Ce dernier écrit était un supplément au traité d'agriculture de Valère Guillet. Il publia aussi en 1833 le premier traité de

(*) Elle porte ce nom parce qu'elle fut fondée par le comte de Dartmouth.

(t) Cet écrit, qui a été depuis réimprimé dans le Repertoire natio- , nai de Huston, fut traduit aux Etats-Unis par l’ancien professeur * du docteur Meilleur, Frederick Hall, qui l'a fait précéder d’une appréciation dans laquelle il remarque qu’il contient des idées ingéaieuses et tutes neuves. ‘

chimie, intitulé : Cours qbrégé de leçons de chimie, contenant une exposition précise et méthodique des principes de cette science. L'introduction, concernant la physique, la chimie, la minéralogie et la géologie, est très remarquable. Il avait été nommé membre correspondant de la Société d'histoire naturelle de Montréal, la même année, et ce fut aussi la même année qu’il publia à St-Charles, où l'honorable P. D. Debartzch avait établi un mer dont le docteur fut un moment rédacteur, la première édition de sa Wouvelle grammaire anglaise rédigée d'après les meilleurs auteurs. Il ne faut pas oublier non plus l'Extrait du recensement du comté de L'Assomption, qui est la géographie, la topographie et la statistique de ce comté, où ke dE Meilleur fut un des fondateurs et des professeurs du collège, et dont il fut élu représentant au parlement le 6 novembre 1834, Ce dernier écrit est loué dans l'Encyclopédie canadienne, cahier de décembre 1842. A la chambre, il fut chargé de classer selon l’ordre des trois règnes et des genres et espèces propres,. le Musée Chasseur, dont elle venait de faire l'acquisition, parla et écrivit sur l'éducation, dont l'assemblée s’occupait aussi alors, et, admirateur plus modéré de M. Papineau qued'autres, il lui fit éprouver una défaite dans le comté de. L'Assomption. Après la suspension de la constitution et sous l'empire de l’Union, il écrivit ses Lettres sur l'éducation considérée dans ses divisions et dans son application générale et particulière, et sur les principaux moyens propres à la répandre d'une manière pratique et profitable à l'individu et à la société, à la réquisition de lord Durham, eut au soutien. de l’abbé Duchaîne une polémique avec l'abbé Desaulniers. au sujet de l'électricité, et s'était engagé à faire les lectures. de fondation de la Société d'histoire naturelle, quand il fut nommé surintendant de l’Instruction publique par sir: Charles Bagot, avec la promesse, de la part de ce gouverneur, que cette situation ne serait point politique. Il: fit deux fois le tour du Bas-Canada pour s'assurer de. ce qui existait, l’augmenter et créer ce qui manquait ; et durant plus de treize années qu'il a occupé ce poste. élevé, il a contribué des fonds du département à la fondation de quarante-cinq établissements d'éducation supérieure, demandé l’enseignement normal—conclu même le marché d'achat d’un bâtiment pour une école normale..

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