MER
d’invoquer le secours de Louis XIV, qui replaça le sieur: Denis dans son gouvernement, La Tour rentra également dans ses possessions et Charnizé tomba au point d'où il s'était élevé. Voyez cependant l'urticle Vendime.
Mercier (Zonoré). Dans un article que le 7'imes de Londres: consacra à M. Mercier à l’époque du second voyage de cet homme d’Etat en Europe, il était dit qu'après sir John A, Macdonald, il n’y avait pas au Canada de chef politique. plus influent que M. Mercier. Au premier abord, cette assertion semble faite pour étonner, car on ne peut oublier: que M. Mowat, premier ministre d’une province canadienne plus peuplée et plus riche que celle de Québec, a été pendant. dix-neuf ans chef du cabinet ontarien, après s'être distingué. dans deux administrations des Canadas-U nis, et avoir figuré. avec honneur dans la convention de Québec qui jeta en 1864, les bases de la fédération canadienne, tandis que M. Mercier. n’a débuté qu’en 1887 sur la scène gouvernementale de sa province. Mais il y a entre ces deux hommes cette différence immense, que M. Mowat n'est qu'un grand avocat et un excellent chef de parti, au lieu que M. Mercier est, dans la, meilleure acception du mot, un homme d'Etat, qui voit les. choses de haut, dont l'esprit enfante de grandes conceptions, à qui une nature hardie permet d’oser marcher résolument. à la réalisation de ses projets, et qui ne se plaît à rien plus
u’à élever des barrières dans son champ de course pour se
onner la satisfaction de les franchir crânement. Et pourtant M. Mercier n’est pas à proprement parler le favori de, la fortune ; les événements ont été longtemps contre lui ;, il avait atteint sa 46e année sans trouver l'occasion de. donner un libre essor à son génie politique, Né à St- Athanase, le 15 octobre 1840, et élevé chez les Jésuites de. Montréal, il avait 27 ans quand il entra au barreau, l’année. même où la confédération canadienne fut établie, et ce ne: fut qu’en 1872 qu'il parut pour la première fois aux Communes, où il représentait le comté de Rouville. (Oinq ans. plus tard il fit partie pendant six mois de l'administration de M. Joly, avec le titre de solliciteur général, Rien jusque-. là ne présageait le grand rôle qu'il devait se tailler sept ans. plus tard sur la scène politique de son pays. Ce ne fut que le 27 janvier 1887 qu’il fut appelé à former un cabinet provincial, en employantdeux éléments bien opposés, celui du parti li-.