PER
heureux de répandre parmi nos fermiers les instructions de cet auteur.” Quoi qu'il en soit, si l’on fait la part des temps et des circonstances dans lesquels Joseph François Perrault a travaillé pour son pays, on peut certainement répéter ce que dit M. Bibaud à la fin de l'éloge qu'il a consacré à ce patriarche canadien dans l'Encyclopédie, livraison d'octobre 1842 : Fortunate senex, certe tua facta manebunt. Il reste surtout le père de l’agronomie en Canada et un des grands zélateurs de l'éducation. Ses œuvres se continuent dan: sa postérité. Joseph Perrault, son petit-fils, secrétaire du Bureau d'agriculture et rédacteur du journal après la mort de M. Evans, est élève du collège royal de Cirencester et de l’Ecole impériale de Grignon. Il a été commissaire adjoint pour le grand concours agricole de 1856, à Paris, et -chargé de l'achat des animaux pour l’Ecole impériale.
Perrot (Wicolas), célèbre voyageur canadien d’une famille honorable, qu’il ne faut point confondre avec Perrot, neveu par mariage de l’intendant Talon, gouverneur de Montréal en 1672 et de l’Acadie en 1684, seigneur de l’île Perrot, et fameux par son duel avec M. de Ste-Hélène et ses démêlés avec le comte de Frontenac, puis avec les Sulpiciens, et qui alla finalement se faire tuer à la Martinique, —avait une intelligence remarquable et dut un bon fonds d'instruction aux Jésuites. Il amena beaucoup de guerriers sauvages à M. de La Barre revenant de sa: malheureuse expédition contre les cantons iroquois. Après avoir cru participer à la victoire, il ne lui resta plus qu'à persuader à ces hordes d'observer la paix, et ce n’était point chose facile. Il n'avait pas peu contribué à les ranger sous l’obéissance du gouvernement de la Nouvelle-France et avait été le précurseur de M. de St-Lusson, subdélégué de l’intendant Talon, pour prendre possession du pays ; il avait préparé les voies. Il fit le premier connaissance avec les Miamis, et Tetinchoua, leur chef, qui le reçut en guerrier, envoya au-devant de lui ct lui donna le spectacle d’un combat simulé. Perrot rapporte que ce sachem avait 4,000 hommes de guerre disponibles et une garde personnelle de 40 guerriers. Il faillit périr chez ce peuple, en 1696, et ne fut sauvé que par les Outagamis. Homme d'esprit et doué de grands talents naturels, il rendit de grands services à la Nouvelle-France comme voyageur ‘et comme diplomate. On le retrouve interprète à la paix
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