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Villeray, gouverneur de l'île St-Jean, eut deux fils : Joseph Villeray de La Cardonnière, né à Niagara. Il devint capitaine au régiment de la Martinique et chevalier de St- Louis, à Rochefort à la paix de 1763, puis à Cayenne, raviteilla Surinam en 1781, commanda l'avant-garde à l'expédition de Demerary sous M. de Kersaint et devint gouverneur d’Essequibo.—Son second fils fut René Benjamin Rouer de Villeray. Il servit au fort Gaspareaux, puis à Louisbourg, où il reçut deux blessures. Ayant émigré à la paix de 1763, il entra aux gardes du corps en 1766, fut chevalier de St-Louis en 1776, maréchal des logis du régiment en 1785, major en 1788 et colonel en 1789. M. A Pontécowilant, major général des gardes, le nomma inspecteur en chef. Il se trouva au palais le 24 et le 26 fé. vrier 1791, émigra en septembre, et fit la campagne de 1792, puis s'établit aux Etats-Unis, sur les bords de l’Hudson, dans le comté d’Albany. Rentré en France dès 1800, il rejoignit la garde le ler juin 1814, se retira peu après, et mourut le 2 février 1816,
René Jacques Louis Marie Rouer de Villeray, né à Paris en 1782, marin distingué, était fils du précédent et de Marie Josephte d’Agobert, qui fut deux fois traînée devant le tribunal révolutionnaire, qu’elle désarma chaque fois par ses réponses. Son mari avait Las Va Son fils, aspirant de marine l’an VIII, fut parmi les héros qui, sous le capitaine de corvette Edmond Richer, prirent à l’abordage une frégate anglaise. On sait que le Directoire leur décerna des honneurs nationaux. Il servit dans le Méditerranée, à St-Domingue et à la Martinique. L'an XII, il suivit Sebastiani en Egypte en qualité d’interprète d'anglais. Enseigne de vaisseau l’an XIII, il était sur l’Zndomptableà Trafalgar. Il fut sauvé seul du naufrage de ce vaisseau entre Rota et Santa- Maria, et se mit aussitôt à assister les naufragés des autres vaisseaux. ‘ M. Rouer de Villeray, écrivait le consul général de France en Andalousie, s’oubliant lui-même pour soigner ses compagnons d’infortune, a prouvé en cette circonstance combien il sait allier les devoirs de l’humanité à la fermeté d’un officier. ” Il n’avait pourtant que vingt-trois ans. Ce fut lui qui fit rapport sur la perte du vaisseau. Enseigne sur le Héros, puis sur l’Argonauto Venudor, sous les capitaines Begon et Billiet, de 1806 à 1808, il combattit
‘sous Rasilly et partagen sa captivité. Le capitaine Billiet