‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 21 sur 186 · BOU—BRÉ · texte numérisé non relu

BOU—BRÉ

au trône pontifical, honneur qui avait été fait jadis à Mgr de St-Vallier et à Mgr Dosquet. Outre des mandements remarquables sur l’incendie de Québec, les sociétés secrètes, la fondation du collège des Jésuites, N.-D. de Bonsecours, le magnétisme animal, etc., on a de cet illustre prélat : Le C'érémonial des Évéques commenté et expliqué par les usages et les traditions de l’Église romaine, ouvrage sur lequel on peut voir une notice critique et la réponse de l’auteur dans la Revue théologique de Paris Mgr Bourget mourut en 1885, au Sault-au-Récollet, où il vivait retiré depuis quelques années. Il fut inhumé dans la nouvelle cathédrale de St- Pierre, à Montréal.

Bourlamaque (/e brigadier général), mort gouverneur de la Guadeloupe, fut un des meilleurs lieutenants de Montcalm et vint en Amérique en qualité de colonel du génie. Il commandait l’aile gauche à Carillon, où il fut blessé, ainsi qu’à Montmorency, Ste-Foye et partout où il se trouva. Ce fut lui qui érigea les retranchements de l’île aux Noix, où il commanda avant M. de Bougainville, et qui firent perdre une campagne à Amherst. Le chevalier de Lévis le chargea des travaux du siège de Québec.

Boyer (Arthur), fils de Louis Boyer, né à Montréal en 1851, représente le comté Jacques-Cartier à l’Assemblée législative de Québec et est ministre sans portefeuille dans l’administration Mercier.

Brassard-Deschenaux, famille distinguée du district des Trois-Rivières, dont le premier membre connu est le sieur Brassard, secrétaire de l’'intendant Hocquart. Son fils est mort juge aux Trois-Rivières le 30 décembre 1802, et deux ans avant, l'abbé Louis Marie Brassard, ordonné en 1749, d’abord missionnaire au Cap-Breton, puis curé de Nicolet durant de longues années, mort en 1800, préparait par son testament et ses actes la fondation du collège le plus ancien du Canada après ceux de Montréal et de Québec. Il date de 1804. On a aussi connu le grand vicaire Brassard-Deschenaux, curé de l’Ancienne-Lorette, qui avait réuni une bibliothèque de plusieurs mille volumes dès le commencement de ce siècle.

Brébeuf (/e P. ‘ean de), de la Compagnie de J'ésus, le plus illustre des mar,yrs de cet ordre dans les régions de la Nouvelle-France, était oncle du traducteur de la Pharsale de

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BRE—BRI 41 Lucain, et naquit à Bayeux en 1593. Il entra dans la compagnie en 1617, et reprit en 1625 l’œuvre des Franciscains réformés, qui avaient tenté d'attirer les Hurons à la foi. Après bien des travaux inutiles en apparence, la conversion d’Atironta, prélude de celle d’Ahasistari, promit de meilleurs fruits. Il reprit en 1640 les voyages d'exploration de Champlain et compléta la reconnaissance de la grande vallée du St-Laurent. Cet apôtre des Hurons tomba entre les mains des Iroquois, acharnés à la ruine de cette nation, et souffrit un martyre dont les circonstances furent bien cruelles (1649). Sa famille fit faire un magnifique reliquaire, qu’elle envoya au collège de Québec, et qui a été conservé à l’Hôtel-Dieu. La tête du martyr se trouve sur un piédestal en ébène richechement orné, qui supporte un buste en argent de grandeur naturelle. Champlain fit imprimer son Catéchisme huron à la suite de ses Voyages de la Nouvelle France Occidentale, dite Canada, 1632.

Bressani (le P. François Joseph), de la Compagnie de J'ésus, né à Rome, passa en Canada en 1642, fut employé par le P. Vimont à Québec, puis aux Trois-Rivières, et fut un des missionnaires des Hurons en 1644. Il fut horriblement mutilé par les Iroquois et recueilli par Wilhelm Kieft, directeur général de la Nouvelle-Belgique, qui lui donna les moyens de repasser en Europe, et des recommandations pour tous les gouverneurs et commandants. Il reparut une seconde fois en Canada, fut témoin de la ruine des Hurons, et repassa finalement en Europe. Il mourut à Florence en 1672, laissant une relation dédiée au fameux cardinal de Lugo et qui fut publiée avec l'approbation de Goswin Nickel, général de la compagnie. Elle a été traduite de l'italien en français en 1852, par le R. P. F. Martin, de la même compagnie.

Briand (Jeun Olivier), huitième évêque de Québec, né à Plérin au diocèse de St-Brieuc en Bretagne, suivit M. de Pontbriand, son compatriote, en qualité de secrétaire. Il fut aussi professeur au séminaire, puis théologal et doyen du chapitre, M. de Pontbriand ayant suivi les gouvernants et l’armée à Montréal, après la prise de Québec, nomma Olivier Briand vicaire général pour cette ville. La religieuse dont nous avons une relation du siège de Québec, dit : “ Le choix qu’on fait de lui dans un temps aussi critique en

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