DOS—DOU
tanniques, M. Dorion s’opposa vigoureusement à ce projet. A la chute du gouvernement de sir John McDonald en 1873, il accepta le portefeuille de la justice dans le cabinet de M. MacKenzie et fit passer des mesures importantes. Notre loi électorale actuelle est son œuvre, ainsi que la loi des élections contestées. Un an plus tard il acceptait la position de juge en chef de la Cour du banc de la reine dans la province de Québec. Sir A. A. Dorion a des manières d’une politesse exquise, celui qui le rencontre n’a qu’à se louer de son urbanité et de sa courtoisie ; il repousse néanmoins toute approche familière. Dans toute sa carrière il a su rester sans hauteur dans le succès comme sans fai- ‘blesse après la défaite. En 1877 il reçut de Sa Majesté une décoration de chevalier.
Dosquet (Pierre Herman), quatrième évêque de Québec, né à Lille, entra d’abord dans la société de St-Sulpice, exerça le ministère à Ville-Marie, puis fut supérieur à Lizieux. La société de St-Sulpice le céda plus tard à celle des Missions étrangères. L'abbé Brisacier l’'envoya à Rome, où il remplit les fonctions de procureur des vicaires apostoliques des Indes. Benoît XIII le sacra lui-même, le jour da Noël de 1725, évêque de Samos, et le nomma assistant au trône pontifical. Monseigneur de Mornay le nomma, en 1729, administrateur de l'Eglise de la Nouvelle-France. En cette qualité, il se brouilla, comme François de Laval, avec l'autorité temporelle au sujet de la traite de l’eau-de-vie. L'évêque de Québec ayant résigné en 1733, Dosquet lui succéda et résigna lui-même en 1739. Ilexerça les fonctions de vicaire général de l’archevêque de Paris, et mourut âgé de 86 ans, le 4 mars 1777.
Douglas (Zouis Archambault, comte de), né à Montréal en Canada en 1746, chevalier de la Légion d'honneur, de St- Jean de Jérusalen, de St-Maurice et de St-Lazare de Piémont, ancien député, membre du conseil général de l’Aiïn, décédé à Montréal en Bugey le 27 février 1842, à 95 ans, avait succédé en 1770 à son oncle, Charles Joseph de Douglas, comte et seigneur de Montréal en France, qui, avec un de ses frères, accompagna le prince Charles Edouard dans sa tentative chevaleresque de recouvrer le trône de ses ancètres, et fut fait prisonnier à la bataille de Culloden. De Ramezay, gouverneur de Montréal, était l’aïeul maternel de