KER—KON
tard commandant en chef du matériel de l’armée en Angleterre, et refusa un portefeuille,
Kortk (sir David), huguenot, amiral des vaisseaux du roi d'Angleterre et l’un des premiers baronnets de la Nouvelle- Ecosse créés par Jacques I, conquit l’Acadie et le Canada en 1628 et 1629.
Kidd (Adam), poète, né en 1802, mort à Québec le 5 juillet 1831, a publié à Montréal, à peu près en même temps que Bibaud père, un volume de poésies, dédiées à Thomas Moore, le célèbre barde d’'Erin. Ce qu'il y a de plus considérable est le poème intitulé The Huron chief, qui n'est point dépourvu de beautés.
Kitchi-Manitou, déité des anciens sauvages du Canada, qui lui attribuaient tout le bien.
Kondiaronk, ou, selon Lahontan et les Anglais, Adario, grand chef huron et capitaine dans l’armée française, homme de guerre, diplomate et orateur, joua aux Français traitant de la paix avec Teganissorens, cette fameuse pièce de supercherie dont on trouve les détails dans Charlevoix et Raynal. Celui-ci l'appelle un Machiavel né dans les : forêts, surnommé le Rat par les Français à cause de sa finesse, et qui était le sauvage le plus intrépide, le plus ferme et du plus grand génie qu’on ait jamais trouvé dans l'Amérique septentrionale. En 1687, il suivit avec 400 guerriers le marquis de Denonville dans le pays des Iroquois, et dans le temps que Haskouaun, leur chef, convenait d’une trève avec ce général, il continuait à harceler leur pays, et attaquait Teganissorens et les ambassadeurs, puis leur donnait à entendre que c'étaient les Français euxmêmes qui l'avaient envoyé pour leur dresser une embuscade. Il fit des prodiges de valeur avec Ouréhouaré au combat mémorable de Laprairie de la Madeleine et gagna un combat naval sur le lac Ontario. (Cette défaite et la mort de la Chaudière-Noire, le foudre de guerre des cantons, arrivées dans le mêtne temps, forcèrent cette république à demander la paix. Kondiaronk prit part aux négociations en 1700. Lorsque les députés iroquois arrivèrent à Montréal, « : les reçut au bruit d’une décharge de boîtes, ce qui choqua fort les alliés de la colonie, qui se demandaient les uns aux autres si c'était ainsi que les Français devaient accueillir leurs ennemis. Le géné-