‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 93 sur 186 · LAN—.LA P · texte numérisé non relu

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neuvième supérieure de l'institut enseignant de Marguerite Bourgeois en 1758, née à Varennes en 1702, était fille de Gaspard Piot de ré seigneur des Mille-Isles en 1710, chevalier de St-Louis et major, puis lieutenant du roi des places et du gouvernement Québec, et de Marie Thérèse Dugué. Elle eut pour parrain Christophe du Frost de La Jemmerais, père de la mère d’Youville. Entrée à la Congrégation en 1720, et une première fois supérieure, elle l'était pour la seconde fois à l’époque de la conquête, et montra de l’habileté dans ses rapports avec les gouverneurs anglais On a de ses lettres à M. Couturier et autres supérieurs généraux de St-Sulpice, ainsi qu’à l’abbé de l’Ile-Dieu. Elle mourut en 1781.

Langy Mon n, habile officier canadien partisan. Avant la bataille de Carillon, il découvrit l’armée d’Abercrombie sur le lac St-Sacrement et la reconnut bravement avec un seul canot. La relation officielle porte que ‘“ M. de Montcalm organisa un détachement de 130 volontaires sous les ordres de l’enseigne Langy Montegron, des coloniaux, officier de la plus haute réputation.” I: fut blessé en côtoyant l'avant-garde sous lord Howe. Ayant surpris cinquante hommes des American Rangers aux environs du fort Lydius, il en tua 23. L’année suivante, il conduisit un corps de sauvages à l’île aux Noix. Il alla reconnaître l’ennemi jusqu’à une lieue d’Albany et prit un caporal qui le mit au fait de la force de l’armée du général Amherst. En 1760, il fut chargé de défend: les approches de l’île de Montréal. L'auteur des Mémoires publiés par la Société littéraire et historique dit qu'il était distingué par sa bravoure, actif, vigilant, toujours prêt à marcher et à se signaler.

La Poltrie (Marie Madeleine de Chavigny, dame de), jeune veuve qui, non seulement fonda l'établissement des Ursulines à Québec, en 1639, mais sacrifia ses biens et sa personne même à ce qu’elle croyait être le bien de la colonie. Elle poussa son zèle et sa charité jusqu’à se dépouiller du peu qu’elle s'était réservé pour son usage, à se réduire à manquer parfois du nécessaire et à cultiver la terre de ses mains, pour avoir de quoi soulager les nécessiteux et les enfants pauvres qu'on lui présentait. L'auteur de l’Æistoire du Canada sous la domination française trouve un tel zèle excessif et même peu éclairé, mais il ajoute qu’on n’en doit

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