LAR
pas moins priser sa bonne œuvre, dont le fruit s'est perpétué jusqu’à nos jours au grand avantage de la ville de Québec et de celle des Trois-Rivières. Madame de La Peltrie assista à la fondation de Ville-Marie. On a son portrait dans l’Album des souvenirs canadiens du commandeur Viger,
Lareau (Zdmond), littérateur que la mort vient de nous enlever, a laissé des ouvrages où l’on peut puiser des renseignements importants sur nos écrivains canadiens, Néen 1848, à St-Grégoire d’Iberville, M. Lareau débuta dans la carrière littéraire par l'Histoire de la littérature canadienne, bientôt suivie des Mélanges historiques et littéraires. Son dernier ouvrage, Histoire du droit canadien, est considéré comme le meilleur de ses écrits. En 1886 M. Lareau fut envoyé par les libéraux du comté de Rouville à l’Assemblée législative de Québec, dont il fut un des membres jusqu'à sa mort arrivée le 22 avril 1890.
Lartigue (Jean Jacques), premier évêque de Montréal, naquit en cette ville le 20 juin 1777. On a parlé, dans la vie de la sœur Bourgeois, d’un sieur Lartigue qui s'intéressa à l'établissement de son institut à Louisbourg, et un abbé Lartigue, contemporain de notre évêque, s'est signalé en France comme prédicateur. Jean Jacques fit ses études au collège de St-Raphaël, puis à celui dit de Montréal, où il fut professeur et entra dans la communauté de St- Sulpice. Monseigneur Hubert avait déjà proposé l'érection d'un évêché à Montréal : Pie VII voulut donner suite à ce projet en érigeant le siège de Québec en métropole, et profita de la présence à Rome de Joseph Octave Plessis, qui avait avec lui l'abbé Lartigue, que l'on regardait comme le plus digne d'occuper le siège qui devait être érigé à Montréal, Jean Jacques Lartigue avait été nommé par Pie VII, le ler février 1820, évêque de Telmesse en Lycie, suffragant et auxiliaire de l’évêque de Québec pour le district de Montréal, et il fut sacré par Mgr Plessis, le 21 janvier 1821, dans l’ancienne église paroissiale de Montréal. Il fit la dédicace de la basilique actuelle en présence de l’administrateur en chef, sir James Kempt. Une des gloires de St-Sulpice, Monseigneur Lartigue résida d’abord au sém'naire ; mais en conséquence du mauvais accord dans lequel ce prélat, M, Roux et M. Lesaulnier eurent chacun leurs torts et leurs raisons, il se retira d’abord à l’Hôtel-Dieu, puis s'établit, avec l’aide