‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 95 sur 186 · LA S · texte numérisé non relu

LA S

de MM. Viger et Papineau, ses puisssnts cousins. Il fonda l’église, la maison épiscopale et l’école de St-Jacques ; il établit aussi des classes de théologie dans sa maison, où se sont formés nombre d’ecclésiastiques distingués. Toute opposition cessa quand Montréal fut définitivement érigée en siège épiscopal indépendant en 1835. (Ce siège releva de Rome, dont Mgr Lartigue devint suffragant. Le procès que lui intenta M. Naud, et dans lequel les tribunaux civils se déclarèrent en quelque sorte incompétents, ne contribua pas peu à établir le principe de l’amovibilité des curés, contre lequel s'était élevé M. Chaboyez. Ce procès occasionna de part et d'autre la publication de plusieurs brochures, d’une qu par le curé Naud et M. La Fontaine, son avocat, et de ‘autre par l’évêque, qui publia un savant mémoire du supérieur Roux, enrichi de ses propres additions et annotations, et de la réfutation des notes.de M. La Fontaine, Durant nos troubles politiques, Monseigneur Lartigue sacrifia ses alliances à la doctrine théologique concernant la soumission à l'autorité, et exhorta dans un mandement plein de doctrine et digne d’un publiciste autant que d’un pontife, les Canadiens à demeurer paisibles. Son successeur eut à exécuter des projets qu’il méditait pour le bien de son église, quand il mourut à l’Hôtel-Dieu, le 23 avril 1840.-—Jean Jacques Lartigue prêchait savamment et conversait encore mieux ; aussi voyait-il chez lui, outre ses cousins, les premiers personnages de la province, et les gouverneurs, qui prisaient fort son commerce. Il s'était rendu habile dans la jurisprudence. Très petit de taille, son chef annonçait du caractère et une sévérité que démentaient son bon cœur et une charité pour la satisfaction de laquelle il avait parfois exposé sa personne ou fait desactes extraordinairesd’humilité, L'abbé Larocque a publié l’oraison funèbre de ce prélat éminent, dont le supérieur Quiblier prononça aussi le panégyrique. Le service funèbre, qui eut lieu à l’église paroissiale, fut le plus pompeux qu’on eût vu en Canada ; l’inhumation se fit à la cathédrale. Après l'incendie de 1852, les sœurs de l’'Hôtel-Dieu, dont il avait été l’hôte, obtinrent la translation de ses restes dans leur chapelle. Le meilleur portrait de ce Canadien illustre est celui da l'album du commandeur

Viger, par James Duncan.

La Salle (Robert Cavelier de), domicilié à Montréal comme

LAT 151 agriculteur et commerçant, était d'abord venu en Canada Es y chercher, par le nord de ce pays, un passnige aux ndes et à la Chine. Un accident qui lui arriva à trois lieues de Montréal, fit donner à l’endroit le nom de Lachine, en dérision de son projet de se rendre dans l'empire de ce nom par le Canada. Après le retour du sieur Joliet, il chana de projet ; et persuadé que le Mississipi se déchargeait ans le golfe du Mexique, il résolut de le reconnaître luimême jusqu'à sa source. Il s’en ouvrit au comte de Frontenac, qui l'encouragea à passer en France, où le marquis de Seignelay accueillit favorablement sa proposition. La Salle obtint du roi la seigneurie de Cataracouy, à condition qu’il y bâtirait un fort en pierres, et reçut des pleins pouvoirs et des fonds pour continuer les découvertes commencées, Il quitta La Rochelle en 1678. Il s’embarquait sur le lac Erié l’année suivante, accompagné du récollet Hennepin, suivit une route différente de celle battue par Mar- Le et Joliet, et atteignit le Mississipi le 2 février 1682. 1 poursuivit jusqu'au golfe du Mexique le cours de sa navigation, et le nom de Louisiane fut donné aux contrées qu'arrose le grand fleuve. Il reconnut alors que l'entrée de ce pays par le golfe était la plus directe et la plus courte, et repassa à Québec, puis en France, d’où il revint avec quatre vaisseaux. On sait qu'il périt dans cette nouvelle entreprise, victime d’un guet-apens, et que d’Iberville eut la gloire de compléter son œuvre.

aterrière (de Sales), famille canadienne qui a fourni un directeur des forges de St-Maurice, chaud partisan des Américains en 1775, un membre influent du Conseil législatif et un publiciste. En effet l'honorable Marc Pascal de Sales Laterrière, membre du parlement provincial pour la cité de Québec de 1825 à 1829, et pour le comté de Saguenay de 1830 à 1834, nommé au Conseil législatif en 1832, et du Conseil spécial en 1838, a écrit sur le régime féodal, dont il s’est montré un des plus zélés défenseurs. Son frère, le docteur Pierre de Sales Laterrière, a publié à Londres, en 1833, un écrit politique aussi remarquable que volumineux, intitulé : À political account of Canada, in-8o. Le famsux J. A. Roebuck, membre du parlement impérial, avait traduit l’original français. L'auteur n'était de retour dans son pays que depuis quelques mois, quand il mourut

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