‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 96 sur 186 · LA T · texte numérisé non relu

LA T

chez son frère, aux Eboulements, le 15 décembre 1834.

La Tour (Charles da St-Etienne, sire de), renommé par sa . fidélité au roi en résistant au cap de Sable à son pèré même, lorsque toute la Nouvelle-France tombait au pouvoir des Anglais, obtint ensuite une concession d'une partie de l’Acadie, et nommément le fort et habitation de La Tour, ainsi qu’une concession de dix lieues pour Claude, son père, bien è eût accepté la chevalerie en Angleterre, épousé une fille d'honneur de la reine, et levé la guerre contre la France. (Charnizé et Denis étaient, après Charles de La Tour, les plus grands seigneurs de l’Acadie. Tous trois jouèrent le rôle des châtelains du moyen âge. La Tour, attaqué au fort St-Jean par Charnizé, obtint du gouverneur de Massachusetts le : pe de lever des gens de guerre, repoussa son antagoniste et le poursuivit jusque sous ses murailles ; mais l'Anglais fit bientôt un traité avec Charnizé, et St-Jean fut de nouveau assiégé. Madame La Tour, fameuse héroïne de ces temps de chevalerie, le repoussa cette fois ; mais au troisième siège, après avoir souffert les dernières extrémités, elle dut se rendre à des conditions honorables, qui furent violées par le vainqueur : Charnizé fit pendre la garnison et força l'héroïne à assister au supplice la corde au cou. M. de La Tour erra en diverses parties de l'Amérique. Il vint à Québec en 1646 ; il fut salué à son arrivée par le canon de la ville et logé au château St-Louis. La fortune devait lui sourire de nouveau. On le retrouve . plus tard, par un assez bizarre caprice du hasard, baronnet de la Nouvelle-Ecosse sous Cromwell et en possession non seulement de St-Jean, mais de Port-Royal et de la veuve de son rival.—Voyez Menou, Vendôme.

II.—(Louis Bertrand de), docteur en droit, homme notable dans les annales ecclésiastiques du Canada, naquit à Toulouse vers 1700. Il arriva à Québec en 1729, pourvu de lettres patentes qui le créaient conseiller clerc au Conseil souverain, charge qui le faisait en même temps grand vicaire ad hoc de l’évêque. Monseigneur Dosquet lui donna un canonicat et le revêtit même des dignités d’official et de doyen. Il quitta le pays en 1731, et non en 1736, comme l’a fait voir M. le commandeur Viger, qui a prouvé l’inexactitude des dates du grand vicaire Noyseux, qui fait arriver ce dignitaire en 1706. Il écrivit sur Monseigneur de Laval-

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