Pap. Mag. Harris, V
n. Id., in.
— rx —
11 est doué d'ubiquité: « Il commande à la fois à Thèbes, « à Héliopolis et à Memphis^ »
Il est invisible 2. Il est miséricordieux, ce écoutant celui « qui l'implore -^ a
Il est omnipotent : « Ce qui est et ce qui n'est pas dé- « pendent de lui''. Ce qui est est dans son poing, ce qui « n'est pas est dans son flanc ^. »
Yoici maintenant comment se concilie mythologiquement cette conception d'un dieu unique, omnipotent, éternel et infini avec le polythéisme qu'accusent les monuments.
Pour bien faire comprendre aux initiés que les nombreuses divinités qui peuplaient les temples n'étaient, pour ainsi dire, que des formes de langage servant à symboliser les faces diverses de l'Être suprême, on leur disait que ce Dieu suprême « se cache aux hommes et aux « dieux ^ Il se cache, on ne connaît pas sa formel Les « hommes ne connaissent pas son nom^. Il cache son « nom^ Il déteste qu'on prononce son nom^^. » Ce sont là les mystères de la doctrine que les initiés ne devaient pas révéler, et qu'ils étaient intéressés à garder pour eux puisque ces initiés étaient les prêtres eux-mêmes qui vivaient des mille pratiques superstitieuses imposées au vulgaire et en tiraient leur influence. Les légendes de la statue de Ptah-mer, grand-prêtre de Memphis*', nous disent que ce personnage avait pénétré les mystères de tout