‹ Le panthéon égyptienChapitre 5 sur 60 · Grébaul, Hymne à Ammon de Bouloq, passim · texte numérisé non relu

Grébaul, Hymne à Ammon de Bouloq, passim

formes divines, est la source de sa propre ardeur, la plus grande des âmes, maîtresse des levers solaires puisque Dieu est l'âme du Soleil, lequel est son corps S renouvelant ses naissances dans ses différents rôles; Dieu est, en un mot, le souverain des dieux, l'âme divine qui anime le ciel.

Il est le père des pères de tous les Dieux, le grand dieu de la première fois ^, le dieu très grand en tant que commencement du devenir ^, qui s'est formé lui-même, qui est le commencement de la forme et qui n'a pas été formé \ le dieu du commencement qui a dit au Soleil : viens à moi M qui a mis le ciel en haut et la terre en bas"^ et qui vit, s'alimente de la Vérités Dieu vit de la vérité, il lui est uni et, s'en nourrissant, ne fait qiCun avec elle. La vérité nous représente donc la conception abstraite que les Egyptiens avaient de la divinité.

Nous appelons vérité la conformité de l'idée avec son objet, dont le contraire est l'erreur, la conformité de ce qu'on dit avec ce qu'on pense, dont le contraire est le mensonge, la conformité du récit avec le fait, du portrait avec le modèle, etc. La conformité se prouve par la comparaison, aussi les Egyptiens avaient-ils adopté pour déterminatif et pour idéogramme du mot vérité l'instrument type de la comparaison et de la mesure, la coudée ou

règle -a™ qui varié aux anciennes époques avec le doig^ ^ autre unité de mesure primitive et universelle.

Est vrai d'une manière absolue tout ce qui est conforme à la règle"^^ tout ce qui n'est pas autrement qu'il doit être :

\. Duemiclicn, liistor. Inschrift. II.

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