‹ Le panthéon égyptienChapitre 7 sur 60 · Trad. Ménard IV · texte numérisé non relu

Trad. Ménard IV

4. « The opposite notion to Maat, considered as Law, is asfct, lawlessncss, disorder, iniquity. » (Le Page Renouf, Lecture, etc. p. 121, note). C'est une nouvelle rencontre, heureuse pour moi, de ma dissertation de 1878 (p. 98) avec le livre de M. Le Page Renouf publié en 1880.

o. J. de Rougé, Inscr. IV, 258.

sens ordinaire, on peut faire tr'mnigher la vérité mais on ne la fait pas être. On lit sur un scarabée du Louvre (Salle historique) f 2^ « que toutes choses soient vraies », c'està-dire conformes à la règle, qu^elles marchent bien. Un scarabée de la Salle des dieux offre la variante explicativeg ^1 « que toutes choses soient bien. » C'est l'identification du vrai et du bien. En effet la vérité est le but auquel doit tendre l'homme doué du libre arbitre, en luttant contre ses passions qui sont ses ennemis, comme les principes typhoniens sont les ennemis du Soleil ^ En Egypte, l'homme iws^^ est un homme c?^ vérité^ exempt de fautes-; il dit et fait la vérité, il contient Ma vérité et ne s'en sépare pas^, et il est, après sa mort, en état de l'apporter aux dieux, de la faire remonter vers eux, de qui il la tient : « Je vous apporte la vérité, je fais remonter vers « vous le bien. Je vous apporte le bien, je fais remonter « vers vous la vérité'^ », nouvelle identification du vrai et du bien.

Voilà pourquoi dans le Livre des morts et sur les monuments funéraires le défunt, considéré comme un juste, porte accolé à son nom le titre ^ ma-klierou que l'on a traduit improprement i^SiY justifié, puis approximativement par véridique. Ce groupe se décompose en deux mots signifiant l^'un vérité {ma) et l'autre parole (kherou); on est sûrement guidé dans la façon dont on doit le décomposer par cette paraphrase si fréquente dans les textes religieux : au kheru-k ma er kheftu k « est ta parole vérité contre tes ennemis » formule dans laquelle il est facile de reconnaître la (pwvrj aXr^Orjç quo Plutarque ^ nous signale comme

■1. Cf. Todtenb. XVIII, passim. Mélanges d'arcliéol. égypt. et assyr. l, 115, Grébaut, Hymne à Ammon, p. 119.

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